Bienvenue chez Naruto-kawaii-mangas !

Bienvenue chez Naruto-kawaii-mangas !
Hello !

Un petit bout de papier suffit pour une esquisse mais un cahier est mieux s'il s'agit d'une oeuvre.
Je ne suis pas une professionnelle des introductions aussi n'en ferais-je pas car sinon elle serait laborieuse !
Quelques mots sur ce blog : d'abord c'est un blog de fictions tirées de l'univers de Naruto et Naruto Shippûden écrit par Masashi Kishimoto.
Ensuite je ne fais pas de distinctions entre univers ninja ou alternatif ou encore fiction et one-shot : il y aura donc un mélange de tout.
Pour finir, j'espère juste que vous passerez un bon moment.
L'article des prévenus est un peu plus bas. Bonne Lecture !




Nouvelle Fiction :

Titre : Et... Action !
Personnages : Sasuke et Sakura
Chapitres : 22
Genre : Ecole / Romance / Théâtre / Poésie
Résumé : Jouer est leur passion. Tous deux se connaissent et ne se connaissent pas. Tous deux ne se sont pas vus depuis leurs six ans et pourtant... Pourtant aucun des deux n'a oublié l'autre et le coup du sort fait que leur passion les font se retrouver.
Mais dans le monde de l'illusion tout n'est pas beau et merveilleux : certaines larmes sont vraies, certains rires sont faux...
Des amitiés, des amours et des problèmes...
Profitons de l'enfance qu'ils disaient car c'est la plus belle période de votre vie ! La plus difficile aussi.




Nouveau One-Shot :

Titre : Le Chapardeur d'Halloween
Personnages : Sasuke et Sakura
Genre : Romance et Humour
Résumé : C'est Halloween : les costumes mystérieux, les bonbons...
C'est Halloween : les ombres, les sorcières...
C'est Halloween et Sakura fait une étrange rencontre...
Qui a dit que ninjas et magie n'étaient pas compatibles



# Posté le mardi 06 mai 2008 14:14

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 05:19

Tu souhaites être prévenu des publications ?

Tu souhaites être prévenu des publications ?
Hello !

Pour les habitués, vous connaissez le principe donc je vous laisse faire et pour les petits nouveaux je vous explique vite fait. Si ma fiction vous interresse, vous laissez un commentaire sur cet article me précisant que vous voulez être prévenu de la suite des publications et hop ! Comme par magie un lien apparaït et vous êtes avertis des nouveautés. C'est pas beau ça ?!

Bye !


*

# Posté le mardi 06 mai 2008 14:24

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 11:53

Le chapardeur d'Halloween. [ One-Shot ]

Le chapardeur d'Halloween.  [ One-Shot ]

L'ambiance était morbide, les lumières sombres et les décors effrayants, Konoha avait fait fort cette année. Tous les enfants étaient déguisés et déambulaient dans les rues. Ils passaient de maison en maison à la recherche de leur trésor fabuleux. Même les plus âgés participaient. A cette occasion, ils avaient fait de nouvelles équipes. Naruto le renard avec Kiba le loup et Hinata l'ange. Les trois amis s'étaient lancés les premiers dans une chasse effrénée pour collecter le plus de sucreries. Bien évidemment, face à des enfants innocents, ils craquaient et leur laissait leur proie mais bon...

Les autres équipe bien que parties plus tard, combattaient avec hargne et courage, hors de question de ne pas réclamer sa part de bonbons. Seule Sakura ne concourait pas. Tsunade-sama l'avait réquisitionnée pour une course de dernière minute et la jeune fille avançait dans les rues sombres vêtue de son costume d'elfe noire. Sa robe à multiples couches volait dans le vent et le maquillage de ses yeux étaient tel que son regard vert semblait être venu d'un monde magique. Il luisait dans le noir comme les yeux d'un prédateur de la forêt.

_ Franchement, pourquoi c'est moi qui me colle le sale boulot ? Se demandait-elle en ruminant. Naruto et les autres sont déjà en train de s'amuser comme des fous et moi je dois ramener le saké de madame ! Ah !

Elle cogna son poing dans le mur le plus proche, oubliant sa force phénoménale et repris son chemin. La lune lui apparut entre deux maisons et elle vit une ombre passer furtivement devant. Elle réagit aussitôt sans vraiment s'en rendre compte et elle abandonna les bouteilles de saké pour se lancer à la poursuite de l'ombre fugitive.

Mais il était trop rapide et l'inconnu lui échappa alors qu'elle arrivait sur la place de la fête. Vampires et fées tournoyaient sur la piste dans un mélange de blanc et de noir fantastique. Soudain une main la tira dans ce tumulte et Sakura se retrouva en train de danser avec une ombre noire au masque d'arlequin blanc. Etrangement elle était attirée par son regard perçant qui la scrutait au travers du masque. La réalité autour d'elle s'effaça et devint floue au profit de la seule vision de sa robe noire tournoyant comme les ailes d'un corbeau et du masque blanc de son cavalier.

Petit à petit les autres couples ou danseurs s'arrêtèrent pour ne voir qu'eux. Naruto et ses amis s'approchèrent et regardèrent Sakura danser comme la reine des ombres. Puis la musique changea et Sakura tourna sur elle-même sans cavalier, le prince inconnu venait de s'évaporer. Elle écarquilla les yeux et scruta chaque visage mais aucune trace. La magie du moment venait de disparaître comme le sable soufflé par le vent.

Naruto vint à sa rencontre :

_ Alors ?
_ Quoi, alors ?
_ C'était qui ? Ton amoureux ?
Avec ses oreilles de renard et sa moue curieuse, Naruto semblait avoir six ans.
_ Bien sûr que non ! S'exclama Sakura en rougissant. J'avais crut voir un ninja intrus alors je me suis lancée à sa poursuite mais...
_ T'as du rêvé. Ou alors tu as bu le saké de la vieille et tu es saoule...
_ Naruto !
La rage envahie Sakura comme à chaque fois que son ami sortait une ânerie mais la plus rapide à réagir fut une toute autre sorcière.
_ Naruto, petit insolent je vais te...
Le renard vola dans les airs, propulsés par un poing irradiant de la Légendaire, sachant que son autre main tenait son éternel bouteille d'alcool. Hinata s'étouffa de peur et Kiba pouffa imité par son chien qui cacha ses babines retroussées avec ses oreilles. Tsunade se retourna ensuite vers sa disciple et la fusilla du regard.
_ Sakura ? Tu n'aurais pas oublié quelque chose ?

La jeune fille repensa aussitôt à sa commission et s'empressa de retourner la chercher. Elle courut jusqu'à le rue sombre et retrouva les bouteilles. Mais étrangement elle sentait que quelque chose n'allait pas : comme un regard indiscret ou une présence maléfique.

Elle eut beau regarder dans tous les coins, les ténèbres l'empêchèrent de tout discerner correctement. Pourtant elle était sûre que quelqu'un l'épiait. Elle allait repartir quand une ombre noire apparut devant elle. Elle l'a saisit par la taille et la colla contre elle. Sakura sentait que le torse était musclé et que les bras étaient prodigieusement forts et développés. Un ninja ? Mais elle n'eu pas l'heur d'y réfléchir, une étrange sensation se propagea en elle à travers ses lèvres. D'autres lèvres appuyaient sur les siennes. On l'embrassait ?!

Sakura avait envie de se dégager mais la sensation était si douce et enivrante... Le baiser dura longtemps sans être brutal ou pressé. Mais il prit fin, l'inconnu se recula pour repartir mais la jeune fille le retint et reconnut enfin de qui il s'agissait. Il portait le même masque blanc et les mêmes habits noirs mais son regard n'était plus sombre. Il était rouge sang, rouge comme le... Sharingan ! L'homme disparut dans un nuage de fumée.

_ Sasuke !

Mais l'appel de Sakura venait trop tard. Elle resta quelques instants au milieu de la rue sombre puis retourna auprès de ses amis. Naruto avait retrouvé le chemin de la piste de danse et il était en train de rire avec les autres. Sakura les rejoignit comme si de rien n'était.

_ Il paraît que tous les bonbons ont été volés. Déclara Chôji
_ Volés ? Comment ça volés ?
_ Bah, les gens disent que des renards les ont dérobés. Ils étaient des centaines et tous en même temps !
Une veine explosa dans le front de Sakura, ses battements ressemblaient à ceux d'un tambour de la mort. Un renard, des centaines en même temps ? Les ninjas alentour se turent et la fixèrent un peu inquiets. Sakura allait exploser.
_ Na... ru... to ! On avait dit que l'on n'utiliserait pas nos jutsus !
_ Mais Sakura-chan...

Toutes tentatives pour se justifier étaient inutiles et Naruto vola pour la deuxième fois de la soirée.

Sur la fresque des Hokage, une ombre le vit passer comme si il était une étoile filante. Il retira son masque et s'autorisa un sourire et un petit gloussement. Il n'avait pas changé, contrairement à elle qui était devenue si belle et forte... Sasuke avait vraiment passé une bonne soirée. Il le va son doigt et le passa sur ses lèvres, l'odeur de frangipane était encore là, son odeur. Oui, il avait passé une excellente soirée d'Halloween !


N.d.a : C'est un One-Shot pour Halloween et pour le concours de xxxsakuxsasuxxx

# Posté le vendredi 30 octobre 2009 08:15

Actu Naruto Shippuden... [ Dernier Scan ]

Actu Naruto Shippuden...   [ Dernier Scan ]
Hello !

Voici un lien pour le dernier Scan de Naruto Shippuden : chapitre 470.
Bonne Lecture !

Bye !

# Posté le mercredi 26 novembre 2008 15:45

Modifié le vendredi 06 novembre 2009 14:18

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Prologue ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !   [ Prologue ]
Prologue : Quand Apollon rencontre une beauté... et un idiot

Point de vue : SAKURA HARUNO


Ce n'est pas que je déteste la société, mais les mares de foule ne m'ont jamais tentées : d'autant plus si c'est une mare d'adolescents boutonneux et braillards. Ils se massaient tous devant l'entrée, se poussant les uns, les autres pour parvenir à entrer dans l'établissement. Personnellement, franchir ses grilles de fer me faisait plus penser à traverser le portail des enfers et à signer mon arrêt de mort. Aussi toute cette mascarade m'ennuyait fermement et me donnait plus envie de partir en courant que d'entrer mais bon... Le pire dans tout ça c'est que d'un côté j'avais envie de rentrer dans cette école parce que j'avais soif d'apprendre et de comprendre mais depuis que j'avais appris que mon ami d'enfance serait ici lui aussi...

Le fait est que dans notre enfance nous étions inséparables mais après le meurtre de sa famille, il s'est éloigné de moi et a finit par déménager et me laisser, seule... Je lui en ai voulu et je lui en veux toujours. Au fil des années ça ne s'est jamais effacé : cette plaie, cette déchirure... Mais je devrais supporter tout ça, je ne sais même pas si l'un de nous parviendra à reconnaître l'autre.

Cette école était la plus réputée de l'ouest du pays. S'était une grande école d'art accueillant l'élite des autres petites écoles. En moins de dix ans elle avait formée plus de 50 % des stars : chanteurs, acteurs, musiciens, de tout le pays. De tels résultats étaient exorbitants et le concours d'entrée extrêmement difficile. Néanmoins je l'avais eu haut la main avec un vingt. Le test avait testé notre intelligence et nos capacités de réflexion bien que celles-ci ne soient que facultatives dans la formation que l'on allait nous donner.

Je voulais devenir actrice tant au théâtre qu'au cinéma, je voulais briller par mon jeu et scintiller aux côtés des plus grands. Toute petite déjà, je jouais des scènes de films devant ma glace : récitant le script mais changeant les attitudes et les visages. Je m'appropriais les personnages. Puis en grandissant je me suis mise à lire de grandes pièces, tragiques le plus souvent car pleurer m'était plus aisé que sourire. Antigone, Andromaque tous ces chefs d'½uvres où les passions sont si belles et pourtant si irréelles. On les effleure mais jamais on ne les touche : le fruit défendu. Un bonheur si près mais inaccessible. D'un certain point de vue c'est vrai je dois m'imaginer à la place des ses héros. Enfin...

La cohue diminua et avec d'autres adolescents je franchissais le passage en dernière position. Nous entrâmes dans une grande cour, entourée par des colonnes finement ouvragées et donnant sur des couloirs éclairés par de grandes fenêtres claires et brillantes. Face à cette cour il y avait un balcon à environ deux mètres de hauteur. Sur celui-ci trônait le drapeau et le blason du pensionnat ainsi qu'une équipe d'adultes attendant le silence. Lorsque celui-ci se fit, une femme s'avança devant tous les autres. Elle était grande, blonde avec des atouts plutôt importants. Ses cheveux étaient attachés en deux couettes qui lui donnaient un air gamin alors qu'elle devait approcher la cinquantaine. Juste derrière elle se tenait une autre femme avec deux ou trois dossiers pesants dans les mains. Contrairement à la première, elle était petite et brune avec un corps fin et fragile.

_ Bonjour à tous et à toutes ! Je suis la directrice de cette école d'arts : Tsunade. Lorsque vous vous adressez à moi, vous dites Tsunade-sama et je refuse que des petits trous du cul viennent saboter le calme et l'intégrité de mon établissement. Si tel est le cas vous pouvez être sûrs que je viendrais vous foutre une torgnole dont vous vous souviendrez bandes de petits merdeux de ma...
_ Hum, hum...
La directrice se stoppa à ce rappel à l'ordre. Les jeunes autour de moi semblaient plutôt nerveux face à cette folle. Elle se racla la gorge et remit une des ses couettes derrière son oreille d'un mouvement de main.
_ Donc, vous trouverez vos attributions sur différents panneaux répartis dans les bâtiments. Vos cours commenceront demain à huit heures précises. Tout retard me sera rapporté et je vous prie de croire que si un seul petit con à le malheur de contester la punition qui lui sera attribué, je lui fous mon pied aux fesses et il aura la marque à vie tellement j'aurais frappé fort son derrière de trou du cul !

Cette fois-ci la totalité des élèves se mit à suer de peur et la jeune fille derrière la directrice secoua la tête, désespérée face aux attitudes de son patron. Les adultes s'en allèrent sans un mot et nous laissèrent vagabonder dans les couloirs à la recherche de ces fameux panneaux. Les valises avaient été entassées dans un bâtiment en retrait. Je me dirigeais vers celui-ci lorsque je trouvais enfin un panneau. Les feuilles étaient clouées par des punaises mais de légers coups de vents parvenaient tout de même à les faire vibrer. J'appuyais mon doigt sur l'une d'entre elles et le laissait glisser de bas en haut ou de droite vers la gauche en cherchant en vain mon prénom.

Puis soudain ma peau entra en contact avec une autre peau, plus froide. Je sursautais et faisais face à un garçon. Ce n'était pas un garçon, en fait : c'était un Apollon ! Tellement grand, fort, les cheveux et les yeux si sombres... Brusquement il tourna la tête vers moi et me détailla à son tour. Je me sentis un peu gênée et me mit à rougir.

_ J'ai quelque chose sur le visage ou quoi ? Me demanda-t-il.
Sa voix était si suave et douce. Je me ressaisis aussitôt et bafouillais :
_ Non, euh... je ne savais pas qu'il y avait quelqu'un à côté de moi alors j'ai été surprise...
_ Désolé. Se contenta-t-il de répondre.
_ Oh, mais ce n'est pas ta...

Mais déjà il s'éloignait, ignorant tout de mes excuses. Ce garçon était un dieu vivant mais il n'en restait pas moins mystérieux. Son regard d'ailleurs me rappelait quelque chose mais impossible de mettre la main dessus.

Je finis par repérer mon nom et ma chambre au bout de cinq minutes. Je regardais sur le plan d'à côté et repérait le chemin de mon bâtiment et de celui des valises. J'errais longtemps dans les couloirs mais au bout d'une demi-heure j'arrivais devant la porte de ma chambre.

Elle était d'un rouge sombre et le chiffre 77 ressortait en doré et au centre. J'entrais et découvrais mon nouveau chez moi, s'était si beau. On dirait une maison de poupée ! La pièce était plutôt grande et carrée avec deux grandes fenêtres dans le fond. A ma gauche se tenait un bureau et juste derrière un futon sur lequel reposaient un uniforme et une valise. Apparemment ma colocataire était déjà arrivée. A ma droite s'était la même chose hormis que juste avant le bureau se trouvait une autre porte, certainement les douches. Enfin, au centre se trouvaient deux armoires côte à côte. Mon c½ur tambourinait dans ma poitrine, un sourire étirait mes lèvres sans aucune raison. Je lâchais ma valise et courait vers mon futon sur lequel je me jetais faisant fi de l'uniforme qui était dessus.

_ Génial ! M'exclamais-je.

Point de vue : SASUKE UCHIHA

J'errais parmi les couloirs, ayant déjà déposé mes valises dans ma chambre. Je savais que mon camarade de chambre était passé mais je redoutais le pire. Il avait déposé ses affaires en plein milieu de la chambre et j'avais manqué de me casser la figure. Mais ça se n'était que le début : il y avait un bol de ramens tout chaud sur MON lit et son uniforme traînait en boule par terre. Franchement !

Et puis pourquoi je n'arrête pas de penser à cette fille ? Elle avait réagi comme les autres en me voyant mais son expression ressemblait plus à de la gêne qu'à un béguin fou. Et j'avais cette impression de déjà vu ! Qu'est ce que j'ai mal à le tête ! Pour me changer les idées, je prenais le chemin de la cour. Nous étions en fin d'après-midi et le soleil se couchait lentement derrière les cerisiers. Les cerisiers... Pourquoi ce mot me fait tant penser à elle ? Après tout voilà dix ans que j'ai perdu tout contact avec elle mais son image est gravée en moi. Elle m'a marquée c'est sûr mais pourquoi ?

Je m'asseyais sur un banc et renversais ma tête en arrière. Le silence était apaisant quand soudain une voix retentie dans la cour et s'intensifia à mesure qu'elle s'approchait de moi. Le ton n'avait rien de vrai et c'est comme ça que je reconnus les lignes. La personne quelque quelle fut récitait les répliques d'Harpagon de L'Avare.

« Hors d'ici tout à l'heure, et qu'on ne réplique pas. Allons, que l'on détale de chez moi, maître juré filou, vrai gibier de potence. »

Le garçon qui se tenait devant moi n'avait rien mais alors rien dans son physique qui lui permit de passer pour un acteur. Je l'aurais plutôt vu mannequin ou chanteur. Il enchaînait les répliques d'Harpagon mais aussi de La Flèche, personnage que j'affectionnais tout particulièrement. Mais au bout d'un moment il sembla hésiter sur les paroles.

« Tu fais le raisonneur. Je te baillerai de ce raisonnement-ci par les oreilles. Sors d'ici, encore une fois. »

_ Qu'est –ce qui dit l'autre à ce moment-là ? Se demanda-t-il tout haut.
_ « Hé bien ! je sors ». Répondis-je en me levant. C'est quand même grave que tu ne te rappelles pas d'une réplique aussi courte !
_ Je te signale que j'ai appris les deux rôles. Les deux !

Il leva sa main en l'air et fit le chiffre deux avec ses doigts. Ce garçon m'amusait. Il souriait tout le temps, plutôt bizarre, enfin bref... Il passa devant moi et s'assit là où je me tenais quelques instants plus tôt. Il poussa un long et grand soupir en fermant les yeux. A l'ombre du cerisier, il ressemblait à un grand –père.

_ Je m'appelle Naruto Uzumaki et toi ? Me dit-il.
_ Sasuke Uchiha. Répondis-je à contre c½ur.
_ Ravi de faire ta connaissance.
Sa remarque me surprit, n'importe qui s'intéressant aux people (et tout le monde le fait), m'aurait sauté dessus et m'aurait parlé de mon frère, la superstar du moment.
_ Rien que parce que tu connais L'Avare et les répliques je dirais que tu vas dans la branche Acteur ? Non ?
_ Tu es dans le même cas, c'est pas bien compliqué à deviner. Déclarais-je.
Il fit oui de la tête.
_ Bon je vais te laisser. Faut que j'aille voir mon père.
Il se leva et commença à s'éloigner.
_ Il est professeur ici ? Demandais-je surpris.
_ Pas tout à fait, c'est le pervers de la maintenance.

Il finit par s'éloigner en riant. Moi je restais sur le banc encore quelques temps. Je faillis presque m'endormir mais des murmures et des gloussements me sortirent de mon presque rêve et je partais le plus loin possible de ces commères. Dans le couloir menant à mon bâtiment je la croisais à nouveau. Elle flânait doucement, son regard se posait partout, ses yeux pétillaient et ses bras se balançaient doucement le long de son corps. En passant devant moi, elle m'accorda un petit sourire timide et gentil. Je lui fis un signe de tête pour simple réponse et poursuivais ma route.

Moi qui avais réussi à oublier son visage un instant, voilà qu'une autre image m'obsédait : son sourire sonnait faux. Je secouais la tête pour reprendre mes esprits et rentrais chez moi sans toquer ni rien. En deux secondes je me retrouvais par terre. Les valises de cet idiot n'avaient toujours pas bougées, je me mis à l'insulter tout haut quand, lorsqu'en relevant la tête, je vis des baskets.

_ Oups, désolé Sasuke.
Je fus plus que surpris quand il prononça mon nom mais encore plus quand je vis que s'était Naruto.
_ Mais qu'est ce que tu fiches ici ?!
_ T'es idiot ou quoi ? Je suis ton colocataire bien sûr !
_ Oh, non, pitié ! Les mots m'échappèrent.
Je me relevais, envoyant valser les sacs et me tenais face à Naruto. Il était de nouveau sur MON lit avec ses ramens. Je me retenais de lui sauter dessus et fermais les yeux pour me contenir.
_ On peut savoir ce que tu fais ?
_ T'es aveugle ou quoi ? Je mange ! Sérieux Sasuke je t'imaginais moins bête que ça.
Je grinçais des dents.
_ De un, on va manger dans même pas une demi-heure. De deux, tu es en train de manger sur MON lit. Et de trois, si tu vires pas tes fesses vite fait bien fait de là, je t'égorge vif !
_ Relax, Max. Cool, Raoul.

Naruto m'obéit et alla s'asseoir sur son lit. Moi je restais debout et tentais en vain de ranger mes affaires. Il avait beau avoir terminer ses ramens, il ne toucha pas à ses mâles toujours en plein milieu de la chambre. Au lieu de ça, il s'allongea sur son futon et mit ses écouteurs à fond, j'arrivais même à entendre sa musique. Peu de temps après nous partîmes ensemble pour le réfectoire. Sur le chemin le ventre de Naruto grommela plusieurs fois et il m'expliqua qu'il avait « faim ». J'ai renoncé à comprendre.

Le self était plein de monde, des élèves plus âgés en majeure partie et toute ma promotion. Au fond et dans un petit cabinet vitré, l'équipe éducative dînait elle aussi. Le blond me tira dans la file et en attendant il sautilla sur place impatient de savoir ce qu'il y avait à manger. D'autres personnes arrivèrent derrière nous et je désespérais d'apparaître avec cet idiot. C'est alors que mon regard se porta de nouveau vers elle. Elle mangeait en silence sur une grande table avec un peu plus loin d'autres jeunes discutant et rigolant bruyamment. Par moment je la voyais esquisser un sourire, sûrement une blague d'un des groupes d'à côté.

_ Eh, Oh, Sasuke tu m'écoutes ? S'exclama Naruto.
_ Non, répète ?
_ Je te demandais qui tu mâtais comme ça ?

Sa voix était déjà assez forte mais alors qu'il s'adresse à moi, Sasuke et qu'il prononce le mot "mâter", je pouvais assurer que tout le monde l'écoutait vraiment . La salle ne s'était pas vidée mais un silence pesant régnait. Tous les visages féminins étaient rivés vers moi. Je n'étais pas gêné juste frustré qu'il n'ait pas su fermer sa bouche. Dans mon esprit s'imposa une image délicieuse : Naruto tout souriant que je frappais à coup de massue qui s'enfonçait dans le sol. Le pied !

Devant mon mutisme les activités et les discussions reprirent, je me tournais vers Naruto en le foudroyant du regard. Il se mit à rire jaune en bafouillant des « Oups, désolé ». Quel crétin !


₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ -

# Posté le samedi 11 avril 2009 14:50

Modifié le lundi 12 octobre 2009 10:29

Nouvelle fiction : Et... Action ! [ Chapitre 1 ]

Nouvelle fiction : Et... Action !  [ Chapitre 1 ]
Chapitre 1 : Etre célèbre ou ne pas être célèbre ? Telle est la question !

Point de vue : SAKURA HARUNO

Après le dîner je décidais d'errer dans l'école. J'avais entendu dire que son théâtre était magnifique avec des coulisses plus grandes qu'un centre commercial et des salles de répétitions semblables à la galerie des glaces. Suivant le plan que j'avais trouvé sur mon bureau je le trouvais enfin. Deux grandes portes majestueuses marquaient l'entrée. Je poussais la première, qui dans un petit grincement me dévoila une salle pleine de rangées de chaises en velours rouge, de rideaux noirs pleins de paillettes.

Les projecteurs éclairaient la scène est c'est alors que je me rendis compte qu'il y avait quelqu'un. C'était une jeune fille, ses longs cheveux noirs étincelaient et elle récitait et jouait. Ses bras bougeaient selon les intonations qui étaient plus ou moins violentes.

« Etait-elle donc ivre, l'espérance dans laquelle vous vous drapiez ? s'est-elle endormie depuis ? et ne fait-elle que se réveiller pour verdir et pâlir ainsi devant ce qu'elle contemplait si volontiers ? »

_ « Désormais... » Zut j'ai encore oublié !

Elle s'agenouilla sur le parquet de la scène et se mit à le marteler de rage. Je l'entendais répéter des « je n'y arriverais jamais ». J'étais si triste pour elle que je décidais de l'aider. A mon tour je récitais les répliques de la terrible Lady Macbeth.

« Désormais je ferais le même cas de ton amour. As-tu peur d'être dans tes actes et dans ta résolution le même que dans ton désir ? »

En entendant mes répliques, elle releva la tête et me regarda surprise. Je m'arrêtais un instant en lui faisant un petit sourire et ensemble nous reprîmes les dernières phrases.

« Voudrais-tu avoir ce que tu estimes être l'ornement de la vie, et vivre couard dans ta propre estime, laissant un je n'ose pas suivre un je voudrais comme le pauvre chat de l'adage ? »

Nous nous arrêtâmes en même temps sans cesser de nous fixer. J'arborais alors un grand sourire et l'inconnue me répondit. Qu'est ce qu'elle est belle quand elle sourit ! Elle se leva et vint à ma rencontre. Je n'entendais pas un bruit alors qu'elle marchait, comment pouvez-t-on être si gracieuse ? Face à moi, elle me tendit la main.

_ Merci beaucoup.
_ Oh... Mais de rien. Rougissais-je.
_ Toi aussi tu es une fan de Shakespeare.
Je me mis à rire gentiment.
_ Pas spécialement non, mais disons que j'affectionne tout particulièrement lady Macbeth, si on pouvait encore contrôler les hommes de cette façon se serait splendide.

Elle me regarda, surprise et puis me suivit dans mon délire. Quand elle riait s'était aussi doux qu'une symphonie. Non pas que je sois amoureuse ! mais c'est la première que je vois une fille aussi belle et je suis très jalouse. Nous continuâmes de parler ainsi très longtemps jusqu'à ce qu'un homme étrange nous demande de sortir. Il avait les cheveux blancs et longs mais il ne ressemblait pas pour autant à un grand-père. Son visage était constamment marqué par un sourire pour le moins...pervers. Ce qui nous mis mal à l'aise, elle et moi. Je ne sus son nom qu'avant de partir : c'est Hinata Hyuga. Hyuga comme la famille la plus people du moment, mais les paillettes cachent en réalité un terrible drame.

Je retournais dans ma chambre, la tête remplie des articles que j'avais pu lire sur cette famille. La porte de ma chambre était entre ouverte et un rayon de lumière filtrait à travers. J'allais enfin rencontrer ma camarade de chambrée. La pièce n'avait pas tant changée que plutôt dans l'après-midi, hormis que le bureau de gauche était plein de livres, de photos et de produits de maquillage en tout genre. Dans la salle de bain résonnaient le bruit de la douche ainsi qu'une belle voix. Elle doit sûrement agréée à la branche Chanteur.

En attendant de la rencontrer, je déballais mes affaires et posais mon uniforme sur la chaise de mon bureau. Dehors il faisait déjà nuit noire mais le ciel brillaient de plein d'étoiles. Le paysage était si beau que je rechignais à fermer les rideaux mais pour dormir ça n'aurait pas été pratique... Enfin, la porte de la salle de bain s'ouvrit, et avec elle un nuage de buée. La jeune fille qui en sortit était, elle aussi, très belle. Elle avait une serviette nouée autour du corps et laissant apparaître le fait qu'elle avait plus de poitrine que moi (enfin ça c'est pas trop compliqué). Sur la tête, il y avait une autre serviette retenant ses cheveux mais elle n'empêchait pas certaines mèches rousses de tomber sur ses épaules.

_ Ah, c'est toi ma colocataire ? Demanda-t-elle.
_ Oui, je suis Sakura Haruno et toi ?
_ Karin, simplement Karin. Mon nom de famille ne te servirait à rien.
Je fis un petit sourire malgré moi. Son caractère me plaisait assez.
_ Tu... Tu es de la branche Chanteur ? je t'ai entendu chanter sous la douche : ta voix est très...
_ Si tu m'as entendu chanter, pourquoi tu me demandes de quelle branche je fais partie ?
_ Question bête. Murmurais-je.

Elle ne chercha pas à me questionner plus. Mon nom devait lui suffire. Au lieu de ça, elle s'affaira dans la chambre : à la recherche de son pyjama ou de ses lunettes ou encore d'une crème contre je ne sais quelle sorte de boutons. Nous nous mîmes au lit à l'heure convenu et ce fut à ce moment précis qu'elle décida d'engager la conversation. Même si j'étais fatiguée je du alors consentir à l'écouter.

_ Tu connais Sasuke Uchiha ?
Le nom fit tilt et sans que je le veuille je pris un ton sec et dur.
_ De nom.
_ Il paraît que c'est un dieu, mieux qu'Hercule ou encore qu'Apollon. Il paraît aussi qu'il est dans la branche Acteur mais qu'il préfère les chanteuses. J'espère que j'aurais une chance.
_ Ne comptes pas là-dessus. Sasuke Uchiha n'est qu'un égoïste qui enchaîne les conquêtes comme les pubs ou les scènes.
_ Tu le veux pour toi toute seule, hein ?!
Son ton avait changé, elle était sur la défensive, jusqu'au point où elle s'est redressée dans son lit.
_ Pas du tout... ne le prends pas mal mais c'est une figure connue que je n'apprécie pas particulièrement.
_ Ah...
Elle changea d'humeur aussitôt et se rallongea dans ses draps.
_ Excuse-moi. Poursuivit-elle. Je suis tellement dingue de lui que...
_ J'ai compris, pas la peine de t'expliquer. Bonne nuit !

Elle ne répondit pas mais un petit gémissement me fit comprendre qu'elle aussi souhaitait tomber dans les bras de Morphée. Quand je me réveillais au petit matin, Karin avait déjà mis son uniforme et elle me sourit. Elle sortit bien avant moi, ne m'attendant pas et partant vadrouiller je ne sais où. Je me lavais alors et m'habillais. L'uniforme était composé une petite jupe grise arrivant à la moitié des cuisses et pouvant être un peu agitée par des coups de vent. Le haut était un chemisier de coton blanc à manches courtes ou à manches longues selon la saison avec une veste grise accordée à la jupe et un n½ud parme au niveau du cou.

Après l'avoir revêtit je me regardais dans le miroir. Je suis certaine qu'Hinata est ravissante là-dedans, plus belle que Karin même. Je m'attachais les cheveux en queue de cheval mais quelques mèches rebelles tombèrent dans mon cou et sur mes yeux. Prête, je sortais et me préparais à vivre ma première journée.

Point de vue : SASUKE UCHIHA

Quand je me réveillais ce matin, la première chose que je vis, s'était Naruto : allongé par terre, de la bave coulant de la bouche et la couverture enroulée autour de son ventre, laissant voir son caleçon orange vif. Je désespère, vraiment. Bref ... Je me levais et me préparais en même temps que j'envoyais des objets dans la tête du blond pour le réveiller. Ce ne fut qu'au bout du quatrième qu'il daigna bouger et mettre son uniforme. Ce dernier n'avait rien de très classe, gris blanc et vert : pas très saillant pour un garçon enfin...

Tous les deux nous prîmes le chemin du réfectoire et le ventre de Naruto me fit le même cirque que la veille. A la fin de l'année je m'y serais habitué mais pour l'instant ça me tape sur les nerfs ! Puis vint l'heure des premiers cours. Selon les emplois du temps que nous avions, la branche Acteur commençait par des cours de théâtre pendant deux heures. La classe devait se rendre dans le théâtre et c'est ce que nous fîmes. Naruto était impatient, moi de même, mais je ne le montrais pas autant que ce surexcité. Le théâtre était vraiment beau et déjà bien rempli, la classe devait être composée de 50 élèves tout au plus mais les senpaïs n'étaient pas encore arrivés. En effet les plus vieux élèves viendraient nous donner des coups de mains pour perfectionner notre jeu ou encore nous aider à aborder une pièce. Tout ce que j'espère c'est que ces derniers ne seront pas trop prétentieux.

Je me dirigeais vers un siège vide et à peine me fus-je assis qu'un groupe compact me sauta dessus et me posa des questions. Pas sur moi mais sur mon frère : comme d'habitude ! J'arrivais cependant à voir à travers cette masse. Je la voyais discuter avec une autre jeune fille, très belle, elle aussi. Son image m'obsédait, je ne la voyais que quelques secondes mais pourtant... Pourtant j'avais l'impression de l'avoir toujours en face de moi. Ses lèvres ne perdaient jamais un sourire et ceux même quand elle parlait.

C'est alors que je me rendis compte que je ne connaissais toujours pas son nom. Je tentais tant bien que mal de m'extirper de la « foule » mais en vain. De toute façon ça n'aurait pas servit à grand-chose car les professeurs arrivèrent. Ils étaient trois, deux hommes et une femme. La femme était très belle avec de longs cheveux auburn et des yeux rouges, ce qui n'était pas choquant contrairement aux idées préconçues. Le premier homme avait la presque totalité du visage caché par un masque et un bandeau ce qui ne nous permettait que de voir son ½il droit et ses cheveux blancs. Quant au deuxième il avait l'air d'un type normal avec des cheveux noirs en bataille, une cigarette dans le bec et des yeux sombres. Le trio se tenait sur la scène et ce fut l'home masqué qui parla le premier.

_ Bonjour à tous et à toutes ! Je nous présente : je suis Kakashi Hatake, professeur de littérature : c'est donc avec moi que vous aborderez les ½uvres que vous jouerez. Ensuite voici Kurenaï Yuhi, elle vous enseignera les expressions et les jeux de scènes pour les parties romantiques. Et enfin, Asuma Sarutobi qui s'occupera des scènes d'actions ou autres. Nous serons avec vous tout au long de l'année et à chaque fois dans le théâtre. Je laisse la parole à mes collègues...
Kurenaï s'avança face à nous.
_ Merci Kakashi. Cette année nous allons voir un peu de tout en théâtre : comédie, tragédie, tragi-comédie, absurde... Cependant je dois vous parlez des interrogations. Ici vous êtes dans une école particulière, donc les contrôles sont particuliers. En effet vous devrez jouer des scènes de votre choix mais dans une seule et même ½uvre et par troupes. Asuma a constitué des groupes dont il vous fera part au prochain cours. C'est à peu près tout ce dont j'avais à vous parler. Asuma ?
_ Hum, oui... Bonjour. Il y a une dernière chose que vous devez savoir, la fin de l'année scolaire et signée par un gala regroupant les différentes branches à savoir : Chanteurs, Dessinateurs, Danseurs et Acteurs. Pour cette occasion, toute votre classe montera deux ou trois pièces qui s'affronteront dans un concours dont le public sera le jury.

Des échos commencèrent à se faire dans la salle. Cette dernière nouvelle enthousiasmait tout le monde car il était tout à fait possible que des chercheurs de talents se mêlent à cette représentation. Comme il l'avait fait pour Itachi, mon frère. Naruto sautillait de nouveau à côté de moi.

_ Bien, nous allons maintenant vous faire passer des listes avec les noms des ½uvres que vous allez travailler durant l'année. Poursuivit Kakashi. Sasuke, tu veux bien les distribuer ?

Je regardais le professeur surpris et un peu agacé et tout ce qu'il trouva à répondre fut un petit sourire dissimulé derrière son masque. A contre c½ur je me levais et saisissais les feuilles avant de les distribuer parmi les rangs. La plupart des filles me sourirent tandis que les garçons me lançaient des clins d'½il ou des petites remarques dans le but de se faire remarquer à mes yeux. Intérieurement je rigolais, ils me font vraiment penser à des idiots. Mais alors que je passais à son niveau, ma joie débordante s'assécha. Elle me regardait avec des yeux noirs, son visage était fermé et je doutais de n'avoir jamais vu son petit sourire de la veille. Elle ne me dit même pas « merci » et ne m'adressa plus un seul regard de tout le cours.

A la pause de dix heures, j'étais toujours étonné de ce changement de personnalité. J'étais assis sur mon fameux banc en compagnie de Naruto, lorsqu'elle passa devant nous d'un pas pressé et énervé. Les pétales de cerisiers volèrent autour d'elle dans un tourbillon rose quand soudain elle glissa. Par pur réflexe, je me levais précipitamment et la retenais. Elle parut surprise, d'autant plus que ma main droite était glissée sous sa taille et ma gauche sur son bras. Elle me regardait consternée et comme en transe mais lorsqu'elle réagit ce fut pire que tout :

_ Ne me touches pas ! Cracha-t-elle.
Elle se débattit pour échapper à mon étreinte et se planta face à moi.
_ Comme oses-tu ?!
_ Ola ! Je ne savais pas que tu étais si pudique. Plaisantais-je dans un sourire que je savais tombeur.
_ Tu arrives à plaisanter face à moi, Sasuke ! Pfft ! ça ne m'étonne pas.
_ Qui es-tu pour que je n'ai pas le droit de plaisanter face à toi ?
_ Tu ne te souviens pas de moi, pas étonnant mais j'osais espérer qu'avec mes cheveux...
C'est vrai, que maintenant que je la détaillais, ses cheveux roses, ses yeux verts hypnotisants, son air garçon manqué et provocateur alors qu'elle dissimule une grande timidité...
_ Bien sûr que si, je me souviens de toi, Sakura.

En réalité, je n'avais pas tilté. J'avais complètement oublié la couleur de ses cheveux : quand nous étions petits ça ne me choquait pas tant que ça... J'avais alors joué l'indifférent et le malin en lui faisant croire que je me souvenais parfaitement d'elle. Comme à ses six ans, elle s'énerva : elle grommela quelques injures par-ci, par-là, et partit en trombe : le plus loin de moi possible.

₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ -

# Posté le samedi 18 avril 2009 06:14

Modifié le jeudi 27 août 2009 10:01

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 2 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !   [ Chapitre 2 ]
Chapitre 2 : Le boom du Big-Bang n'est rien comparé aux guerres d'un Apollon et d'une beauté.

Point de vue : SAKURA HARUNO

Comment est-ce que j'ai put être aussi bête ?! Idiote, idiote, idiote ! Et dire que je trouvais que s'était un Apollon ! Pas étonnant, c'est Sasuke ! Quelle abrutie je fais ! Je marchais énervée, les joues en feu parce que s'était la première fois depuis dix ans que nous étions si proches. Sans réfléchir, je me rendis direct au théâtre, là je montais sur la scène et me mis à crier les premières répliques qui me vinrent à l'esprit :

« Ah ! Quelle cruauté, qui tout en un jour tue
Le père par le fer, la fille par la vue !
Ote-moi cet objet, je ne le puis souffrir :
Tu veux que je t'écoute, et tu me fais mourir !
»

Je me sentais comme possédée. Je jouais la violence de Chimène face à l'homme qu'elle aime, j'étais presque en train d'haleter. Je me jetais à genoux faisant les gestes de terreur et de haine, les bras tendus vers ce Rodrigue invisible qui tentait en vain d'expliquer son geste.

Je ne me sentis mieux qu'au bout de quelques minutes, ma rage évacuée, je sortis du théâtre le c½ur plus léger, juste au moment où la sonnerie retentissait. Je me dirigeais vers le stade où nos cours sur les cascades avaient lieu. Hinata m'attendait devant l'entrée. Elle m'accueillie dans un grand sourire et, même si je voyais que des tonnes de questions lui brûlaient les lèvres, elle ne dit rien.

Le stade était grand, immense même, et pourvu d'une tonne de matériel. A la place du terrain de football se tenaient des chênes et des pins affublés de treuils et de câbles. Au sol, il y avait des échelles et du matériel de musculation, sans compter le bruit de la piscine en extérieur un peu plus loin. Sur le terrain se trouvait un professeur et deux élèves d'une classe supérieure. Toute la classe se regroupa devant eux et le professeur se présenta. Il faisait encore plus peur que la directrice, la plupart des élèves étaient d'accord sur ce point là :

_ Bonjour, la jeunesse ! je suis Gaï Maito, votre professeur en ce qui concerne les efforts physiques dans les films ou les pièces. Autrement dit je vous apprends à faire des cascades qui sont très importantes dans le palmarès d'un acteur. Seront présents avec moi, Tenten et Rock Lee.

Le garçon mentionné en dernier était le parfait sosie du professeur, même coupe de cheveux, mêmes vêtements... Quand son nom fut prononcé il s'avança d'un pas et nous salua à la militaire. Beaucoup pouffèrent mais assez discrètement. Quant à la jeune fille, elle était tout ce qu'il y a de plus normale bien qu'un peu effacée. Devant le cirque de son ami, je la vis dodeliner de la tête et soupirer tandis que le professeur souriait encore plus que ce qu'il ne faisait avant. Je me demandais d'ailleurs comment s'était possible.

_ Maintenant que les présentations sont faites nous allons passer aux choses sérieuses. A chaque début de cours, vous irez vous changer dans les vestiaires. Une fois prêts vous me ferez trois tours de stade et quelques étirements et enfin nous commencerons les exercices. Compris ?
Tout le monde opina du chef.
_ Très bien. Déclara Tenten, pour la première fois. Les filles vous venez avec moi et vous les garçons vous suivez Lee.

Personne ne se fit prier et nous suivîmes nos senpaïs sans rechigner. Les vestiaires étaient très grands et composés de grands casiers avec de nombreux bancs et des douches qui ressemblaient plus à une station thermale ! Hinata et moi sourions de toutes nos dents. Tenten nous fit une sorte de petit débriefing et nous raconta quelques anecdotes à propos de Lee et Gaï. C'était très drôle !

Elle est vraiment très gentille et douce. En la voyant ainsi je ne savais pas trop si elle était réellement effacée ou si se n'était qu'une simple façade en présence de beaucoup de monde. Lorsque nous fûmes toutes prêtes, c'est-à-dire : short ou jogging et tee-shirt gris avec des bandes parme, Tenten nous donna un dernier conseil :

_ Si je peux me permettre, ne vous plaignez pas trop en présence du prof et essayez de faire les exercices un maximum. Dans le cas contraire ça risque d'être pire. Mais après tout c'est un juste un conseil, à vous de faire votre expérience.

Elle sourit et nous sortîmes. Sur le terrain il y avait eu quelques changements. La piste était meublée d'obstacles comme des haies ou des poutres et même... des barbelés ! Filles et garçons, qui nous avaient rejoints, nous étions tous consternés. Je regardais Tenten qui me fit un petit sourire gentil et de pitié juste avant de pousser un énième soupire de désespérance. Quant à Gaï et à son mini lui, ils s'avancèrent avec un sourire énorme et nous parlèrent leur pouce levé vers le ciel pour nous encourager.

Mais à ce niveau là c'est plus des encouragements dont on aurait besoin mais de stéroïdes !

_ Voici la surprise de jour : un parcours du combattant. Lee va vous montrer le circuit. Vous partirez par six, garçons et filles mélangés si vous voulez, et vous devrez tout faire en un temps très court. Si un obstacle n'est pas fait correctement ou raté, il est impératif de le refaire. C'est clair ? Bien vas-y Lee, montre leur.
_ Oui ! Regardez, c'est très simple.

Il se dirigea vers la ligne de départ et commença à courir en franchissant les obstacles et nous criant les explications. Le parcours commençait avec des montées de genoux dans des pneus, puis du funambule sur une poutre à un mètre cinquante de hauteur (nous devrons monter dessus par la seule force des bras), ensuite il y avait tout un tas d'ateliers de pompes, d'abdominaux, de tractions... Et enfin la « torture » se terminait par un passage de barbelés en rampant et un sprint en saut de haies. Autrement dit, le prof ne manque d'imagination !

La plupart des personnes autour de moi, et même moi, étions... démoralisés mais le coup critique fut quand Lee termina son tour à peine essoufflé. Gaï nous avait alors dit « ne vous en faites pas, il fait ça dix fois par jour ». Si la totalité de la classe avait pu tomber au sol, de consternation, elle l'aurait fait. Un premier groupe se mit en place et je l'observais attentivement.

Ce dernier n'était composé que de garçons qui ne refirent les exercices pas plus deux fois et encore pas à tous les coups. Plutôt bien ! Un deuxième groupe, un troisième... Prenant mon courage à deux mains, je me présentais pour le quatrième avec Hinata, angoissée au possible. Un coup de sifflet et c'est partit !

Point de vue : SASUKE UCHIHA

A mon grand étonnement, Sakura faisait parti du quatrième groupe. Je la savais garçon manqué mais elle n'aimait pas trop ce genre de « parcours de marines ». Pourtant elle se présentait avec son amie dans une des premières lignes. Intéressant ! Moi qui avais ignoré les précédents, je m'intéressais particulièrement à celui-ci et Naruto me le fit remarquer non sans gêne.

_ C'est parce qu'il y a la fille avec qui tu t'es disputé que tu regardes ? Me demanda-t-il.
_ En parti... répondis-je alors que je la voyais monter sur la poutre avec la grâce d'une ballerine.
_ C'est quoi ce « en parti » ? Tu te fiches de moi ou quoi ? C'est qui, une de tes ex ?
_ Mais qu'est ce qu'elle fait... Murmurais-je.
_ Merci, c'est sympa de se sentir aimé et écouté.

Les plaintes de Naruto me semblèrent très lointaines. J'étais bien trop occupé à regarder les « péripéties « de Sakura. Elle avait réussi à monter sur la poutre sans aide ni problème et pourtant elle était redescendue pour aider son amie qui ne parvenait à se soulever que de quelques centimètres. Tout le monde la regardais avec des : « Elle est folle ou quoi ?! » ; « Le prof va la tuer ». Mais Gaï ne bougeait pas d'un pouce et observait la scène avec un léger sourire sur les lèvres.

Sakura, mis ses mains en cuillère et fit la courte échelle à l'autre jeune fille qui se hissa sur la poutre et poursuivit le parcours. A sa suite, mon « amie » recommença son jeu de la gracieuse ballerine et monta sans anicroche. Son geste occasionna plus d'un commentaire et même de la part de mon colocataire blond.

_ Elle est vraiment bizarre. Mais je comprends toujours pas pourquoi tu t'es disputé avec elle tout à l'heure.
_ Je ne me suis pas disputé avec elle, c'est elle qui a élevé la voix. Et si tu veux tout savoir, va falloir attendre se soir.
_ T'abuses Sasuke ! Bougonna-t-il.

Je me mis à rire devant sa tête d'enfant de quatre ans dont la mère refuse de lui donner un bonbon. Après quelques minutes le groupe de Sakura arriva. La cinquième ligne était en place mais au lieu de donner le départ, il se dirigea vers Sakura qui discutait. Autour de nous le silence s'était fait, chacun attendant de voir la réaction de Gaï. Face à lui, elle afficha un air très humble et baissa la tête.

Contre toutes attentes, le prof posa sa main sur son épaule et lui offrit un (autre) grand sourire en criant :

_ Bravo ! Tu as compris ce que je voulais vous apprendre aujourd'hui !
Tout le monde était largué.
_ L'esprit d'équipe. Ton amie était en difficulté et au lieu de continuer ta route, pour faire un bon score : tu as rebroussé chemin et tu l'as aidé. C'est ça que je voulais voir. Sur un plateau de tournage, cascadeurs et acteurs s'entraident ou se donnent des conseils. Vous n'êtres que des apprentis mais il faut que ça rentre dans vos caboches ! Compris ? Bien on reprend !

La ligne se remit en place et le passage sur le parcours reprit. Avec Naruto, nous décidâmes de passer en derniers et de faire la course. C'était lui qui avait proposé l'idée, j'avais accepté avec en plus un pari. Si je gagne : il range ses affaires et lave la chambre pendant une semaine, si c'est lui : je lui raconte toute la vérité sur Sakura. Autant dire que je jouais gros mais j'étais tellement certain de l'emporter.

Sur la ligne de départ, il ne put s'empêcher de la ramener mais son sourire de crétin s'effaça quand il vit que je piquais un sprint au niveau des haies. Tout le long du circuit, nous avions joué au chat et à la souris : une fois lui devant, une fois moi. Mais Naruto avait accroché son tee-shirt au niveau des barbelés ce qui entraîna une perte de temps suffisante pour que je puisse installer un peu de distance entre nous. Comme prévu, je gagnais et tout le monde vint me féliciter sauf elle, bien sûr. Sakura resta à l'écart et ne cessa de lever les yeux au ciel à chaque remarque superflue. Derrière moi, Naruto était un peu dégoûté mais sur le chemin du retour il ne cessa de me taquiner pour me signifier qu'il ne m'en tenait pas rigueur. Il était bon joueur, c'est déjà ça !

Le déjeuner ne se passa pas tout à fait comme nous l'escomptions. D'abord parce qu'il voulu que nous rejoignions Sakura et sa copine à leur table, ensuite parce que la directrice déclara un événement qui déclencha les foudres féminines. Apparemment, chaque année, l'école organise un bal de la rentrée dans le but de faire connaissance entre les anciens et les nouveaux. Le seul petit problème c'est que c'est un bal et qui dit bal, dit danse et danse, cavalier. Autrement vu, toutes les filles se jetèrent sur les canons de l'école à peine l'équipe de professeurs partie. Et quand je dis canons, il y a bien évidemment moi mais aussi Naruto et bon nombre d'autres garçons. Pauvre de nous !

Ce qui me fit le plus rire dans cette histoire, c'était la crise de jalousie de Sakura. Elle quitta la table sans toucher à son déjeuner et sans avoir prononcé un seul mot. Elle est jalouse, j'en suis sûr... je crois ? Son amie ne la suivit pas. J'en profitais pour lui poser quelques questions, certes je connais Sakura mais en dix ans les gens changent. J'ai changé...

_ Hinata, c'est ça ?
Elle se retourna vers moi, étonnée que je lui parle et opina du chef.
_ Tu connais bien Sakura ?
_ Tout dépend de ce que tu entends par « bien connaître ». Je l'ai rencontrée au théâtre, elle m'a aidé à apprendre les répliques de Macbeth...
_ C'est de Shakespeare, non ? Coupa Naruto, je le regardais férocement. Ok, je la boucle.
_ Enfin, on reste ensemble au déjeuner et pendant les intercours c'est tout. J'ai l'impression qu'elle est d'un naturel solitaire.
Au moins, elle n'a pas changé sur ce point là.
_ Tu connais son numéro de chambre ? Demandais-je.
Naruto me regarda avec de grands yeux, alors qu'Hinata se mettait à rougir à faire pâlir une tomate. Ce ne fut que là que je compris l'ambiguïté de ma question.
_ Oh ! Ce n'est pas pour ce que tu crois. C'est une vieille connaissance et il faut que je lui parle, en privé.
_ Mmh... Je crois que c'est la 77 mais si j'étais toi, je choisirais bien mon heure parce que c'est Karin sa colocataire.
_ Karin, la harpie ?! Coupa de nouveau Naruto.
_ Karin, de la branche Chanteur. Rectifia Hinata. Elle n'est pas si méchante que ça : juste avec ceux qui ont des vues sur... enfin sur ses proies, quoi !

Je vois bien le genre. De toute façon, je suis certain qu'elle ne sera pas là à l'heure à laquelle je vais aller voir Sakura. Les chanteurs ont toujours des répétitions le soir à partir de vingt-et-une heures. En fin de compte, Hinata est très gentille. Un peu trop timide et sainte nitouche à mon goût mais belle et sympa. Naruto et elle continuèrent de parler de tout et de rien. Ce qui m'étonna le plus c'est, qu'une fois de plus, Naruto ne fit aucune remarque par rapport à la popularité de sa famille. Soit il le fait exprès, soit il ne sait rien du monde de strass.

Nous terminâmes de déjeuner et nous rendîmes en salle où les cours normaux avaient lieux. Sakura ne m'adressa pas un seul regard et alla même jusqu'à ignorer les papiers qui volaient dans la classe pour me demander si je souhaitais être le cavalier de telle ou telle fille. Elle est jalouse, hein ?

₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ -

# Posté le dimanche 26 avril 2009 12:20

Modifié le jeudi 27 août 2009 10:12

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 3 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !   [ Chapitre 3 ]
Chapitre 3 : Quand un Apollon et une harpie se liguent, les beautés n'ont qu'à trembler !

Point de vue : SAKURA HARUNO.

L'après-midi fut très longue pour moi. J'avais la tête qui tournait à force de voir tous ses papiers voler dans la classe. Mais ce qui m'agaçait le plus s'était de voir Sasuke sourire à chaque mot et ne pas daigner y répondre. Que ce fut non ou oui je m'en fiche mais quand même ! Vu le nombre de prétendantes, il pourrait au moins avoir la gentillesse de décliner (poliment) les invitations. Mais bon... On ne change pas un égoïste, c'est bien connu.

Le soir venu et après le dîner, je montais directement dans ma chambre et allais prendre une bonne et longue douche. Karin n'étant pas là, je pouvais en profiter. Sous l'eau je n'arrêtais pas de penser à ce bal. Petite j'adorais ça, pas les faire mais les voir. Imaginer que toutes ces femmes étaient des princesses et ces hommes des princes. Par la suite mon imagination dérivait vers un remake de Roméo et Juliette, mais j'étais petite alors... Cette cérémonie m'angoissait pour une raison que j'ignorais. Soudain, j'entendis la porte de la chambre claquer, Karin devait être revenue de ses répétitions.

_ Je suis sous la douche, Karin. J'arrive ! Lui criais-je.

Je ne sais pas si elle me répondit ou non, mais dans la foulée je sortais et passais une serviette autour de moi. Avec une autre je commençais à sécher mes cheveux et sortais de la salle de bain, chose que je n'aurais jamais du faire. Ce n'était pas Karin, dans la chambre : c'était Sasuke ! Ma serviette m'échappa et par réflexe je montais mes mains sur celle qui restait autour de ma poitrine.

_ Tu aurais put t'habiller avant de m'accueillir. Me nargua-t-il.
_ Qu'est ce que tu fais ici ?! M'exclamais-je rouge de colère (et peut être de honte)
_ Il faut qu'on parle, Sakura.
_ Mais moi je n'ai pas envie de parler, alors sors de ma chambre tout de suite !
Je m'avançais vers lui et le poussais vers la sortie. Mais il s'arrêta d'un coup et mon nez alla se cogner dans son dos. J'étouffais un juron et commençais à me masser.
_ S'il te plaît, Sakura. Ça fait dix ans qu'on ne s'est pas vus, il y a plein de choses à se raconter.
_ Justement non ! Tu es parti et tu m'as laissé en plan. Point, fin de l'histoire, rideau et on éteint les projecteurs !

A la fin de ma phrase il se mit à sourire ce qui me mis hors de moi. De nouveau je le retournais et le poussais mais il en décida autrement. Au moment où je le poussais, il recula ce qui me fit sursauter et je basculais en arrière. Cependant, maladroite comme je suis, je m'accrochais à son tee-shirt et l'entraînais dans ma chute. Le résultat fut pire que tout : j'étais par terre en serviette, allongée sur le dos, Sasuke au dessus de moi. La position était vraiment géniale. Comble de l'ironie, se fut à ce moment que Karin, la vraie, décida de rentrer toute souriante. Mais en nous voyant son visage prit une toute autre expression : colère et tristesse mélangées. J'avais mal pour elle.

_ Sakura, comment as-tu put ?! Cria-t-elle en enfouissant son visage dans ses mains et en partant en courant.
_ Karin, attends ! Hurlais-je en tentant de me dégager de Sasuke.
_ Je peux faire quelque chose ? Me demanda-t-il.
_ Pas la peine, je crois que tu en as assez fait pour aujourd'hui.

Et je m'élançais dans le couloir (en serviette) en hurlant son nom. Notre petite dispute n'était pas passée inaperçue et la moitié de nos voisins de chambre étaient dehors. Les garçons, pour la plupart, se mirent à siffler et à s'exclamer sur mon passage mais je m'en fichais, tout ce qui importait s'était Karin. Je ne voulais pas qu'elle se fasse de fausses idées et surtout pas à cause de ce crétin de Sasuke.

Je la cherchais partout. Je courrais dans la cour et dans les couloirs pieds nus, et déjà ils se mettaient à saigner. Les bâtiments étaient déserts ce qui facilita ma recherche dans cette petite « tenue ». Enfin je la trouvais, guidée par le son de ses sanglots, je pénétrais dans une sorte de studio aménagé avec des instruments et des canapés. Karin était devant un micro et se cognait la tête contre ce dernier pour je ne sais quelle raison. En rentrant je manquais de glisser sur le parquet avec mes pieds en sang et c'est ce qui attira son attention.

_ Va t-en, je ne veux pas te voir ! M'ordonna-t-elle.
_ Karin, écoute... je... Ce n'est pas ce que tu crois. Tentais-je. Sasuke et moi, on se connaît depuis tout petits et c'est une longue histoire mais... Il n'y a rien entre nous : je le déteste. Je ne sais pas pourquoi mais il venu me voir et j'ai crut que s'était toi alors je suis sortie de la douche et ...
_ Il t'a sauté dessus. Me coupa-t-elle.
_ Non ! Pitié ! Je mimais une mine de dégoût ce qui lui arracha un petit rire. Non, je l'ai poussé pour sortir mais j'ai glissé et de fil en aiguille... Bref ! je suis tombée par terre et lui par-dessus moi.
_ C'est vrai ? Me demanda-t-elle en essuyant ses larmes.
_ Oui. Je soupirais. Aller, viens on rentre : je ne sais pas si tu as remarquée, mais je suis presque nue.
Elle se mit à rire et s'approcha de moi, c'est alors qu'elle cria.
_ Sakura ! tes pieds : tu saignes !

Je bafouillais quelques mots pour la rassurer et nous repartîmes vers notre chambre. Sur le chemin du retour, elle joua le garde du corps quand des garçons s'intéressaient de trop près à moi en passant devant leur chambre. C'était plutôt marrant comme situation. Malheureusement pour moi, elle allait radicalement changée. Karin n'en avait pas démordu avec cette histoire et juste avant de nous endormir elle me lança un ultimatum qui eut l'effet d'une bombe à retardement.

_ Tu sais, Sakura, je ne t'ai toujours pas pardonnée. Chuchota-t-elle.
_ Hein ?
_ Mouais, tu veux qu'on reste amies, bien sûr ? Alors tu pourrais faire quelque chose pour moi ?
_ Ce que tu voudras. Concédais-je.
_ Tu connais Sasuke, pas vrai ? Fais en sorte qu'il soit mon cavalier pour le bal de la rentrée, d'accord ?
Je restais sans voix, en fait j'aurais voulu hurler à détruire mes poumons mais je ne pus. Karin gloussait sous sa couette.
_ Bonne nuit et fais de beaux rêves ! Me lança-t-elle.

Cette nuit-là j'aurais voulu que des extraterrestres m'enlèvent pour m'empêcher de vivre la journée de demain.

Point de vue : SASUKE UCHIHA

La veille au soir, avant de partir de sa chambre : j'avais regardé un peu ses affaires. Je sais que c'est immoral mais un petit coffret que je ne connaissais que trop bien avait attiré mon attention. C'est moi qui l'avais fabriqué avec l'aide d'Itachi pour ses cinq ans. A l'époque je la taquinais en lui disant qu'elle ressemblait plus à un garçon qu'à une fille et que ce coffret la pousserait à s'acheter des bijoux. Je me souviens encore de sa tête ! Un mélange de colère et de profonde gratitude. Je l'avais ouvert et mon c½ur avait éclaté dans ma poitrine sans que je ne sache pourquoi : à la place du miroir se trouvait une photo de nous deux petits. Elle était déchirée et puis grossièrement rafistolée par du scotch, mais ce qui me surprit le plus s'était de voir la chaîne que je lui avais donnée la veille de mon départ.

Le fait est que s'était un collier qui appartenait à ma mère. C'était mon trésor le plus précieux mais devant les larmes de Sakura qui ne se tarissaient pas, je le lui avais offert, espérant qu'elle ne m'oublierait pas. J'avais six ans à cette époque. Vu que personne ne pourrait me voir, je m'autorisais une scène nostalgique dans laquelle je touchais du bout des doigts le pendentif : un petit éventail blanc et rouge. J'allais même jusqu'à sourire ! Puis je m'en allais.

Dans le couloir, il y avait encore beaucoup de personnes sorties et encore chamboulées par la scène qui venait de se dérouler. C'est certain qu'il n'y à qu'elle pour oser sortir en serviette. Enfin ! En revanche, ses badauds m'énervaient : la plupart ne cessaient de faire des commentaires pervers et mentionnaient de futures possibilités avec elle. Ce fut plus fort que moi et un vieux réflexe refit surface. Ma victime fut un pauvre garçon à lunettes que je n'avais jamais vu. Lorsque je passais devant lui, je lui jetais un regard si sombre et terrifiant qu'il aurait fait fuir Frankenstein. Je sais que j'en fait trop mais lorsqu'il s'agit de Sakura, je ne peux réfréner mes instincts protecteurs. On pourrait dire que c'est l'habitude !

Alors que je repensais à tout ça, je me dirigeais vers la cantine avec Naruto pour prendre notre petit déjeuner. Ce matin je n'eus pas besoin d'entendre les gémissements de son estomac car le blond s'était transformé en moulin à paroles :

_ Tu vas inviter quelqu'un pour le bal ? Moi je ne sais pas trop... Peut être Hinata. Elle est vraiment très jolie, et pas excentrique en plus. C'est quoi déjà son nom de famille ?
_ Hyuga... Soupirais-je sans pour autant l'empêcher de continuer.
_ Ah oui, Hyuga... Il parut songeur quelques instants et reprit, et toi Sasuke ?
_ Quoi, moi ?
_ Tu as quelqu'un pour la soirée ?
_ Non.
_ Tu devrais te trouver quelqu'un vite fait parce que sinon, tu n'auras personne.
Sa remarque me fit sourire, lui aussi devait être dans le même cas et pourtant il faisait comme si de rien n'était.
_ T'es vraiment débile, Naruto ! Tu as vu le nombre de filles qui nous suivent depuis tout à l'heure ! Elles veulent toutes une danse avec nous et toi tu t'inquiètes parce que je n'aurais personne !
Il se retourna et remarqua enfin les sangsues qui nous collaient, cependant il ne réagit pas comme je le pensais.
_ Possible, mais elles ne ressemblent peut être pas à celle que tu veux vraiment...

Sa remarque me toucha. Depuis que nous nous connaissions, Naruto n'avait jamais été si sérieux. Son côté bouffon de service n'était peut être qu'un masque... Je ne trouvais rien à répondre et nous poursuivîmes notre chemin en silence. Au réfectoire, nous nous séparâmes : il partit rejoindre Hinata pour l'inviter tandis que moi je tentais de me trouver un coin de solitude.

Mon plan était un échec mais la personne qui vint me déranger était une totale surprise. Alors que j'étais en train de manger tranquillement, elle abattit ses mains à plat sur ma table et s'assit sans que je l'y invite. Dans les première secondes, elle évita mon regard et puis après avoir soufflé un bon coup et remit une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, elle se lança :

_ Tu as une cavalière pour le bal ?
Je la regardais avec un de mes petits sourires comme elle les déteste et répondis :
_ Tout dépend pour qui.
_ Imbécile... Chuchota-t-elle. J'ai un service à rendre à une amie, Karin. Elle voudrait que tu sois son cavalier pour le bal.
_ Tu obéis toujours à ce genre de truc ? Demandais-je pour l'enfoncer un peu plus.
_ Je tiens à te signaler que si je suis dans cette panade c'est à cause de toi ! Je me sens fautive à cause d'hier et je tiens à me faire pardonner... Elle laissa un moment de silence, puis : bon alors c'est oui ou c'est non ?!
_ D'accord. Disais-je avant d'avaler ma cuillérée de céréales. Mais à une condition.
_ Laquelle ?
_ Tu m'accordes une danse, pendant la soirée et c'est moi qui choisis quand.
Sakura me regarda avec des yeux plus ronds et globuleux que ceux d'un poisson rouge. Ses poings se serrèrent mais je ne flanchais pas. Je ne rajoutais rien non plus, tenant trop à la vie pour ça.
_ Puisqu'il le faut...

Puis elle me quitta sans un mot mais son attitude me signifiait qu'elle était assez agacée. Je terminais mon petit déjeuner et me rendais dans la serre où avait lieu notre cours de jeu avec des animaux. Le professeur était plutôt étrange. Un certain Orochimaru, fan des serpents... Bizarre.

Tout le reste de la journée se passa normalement, comme tout le reste de la semaine jusqu'au samedi du bal. Le matin, Tsunade-sama avait fait un petit discours réclamant l'aide de chacun pour décorer, disposer et préparer la soirée. Des groupes avaient décorées la cour pendant que d'autres mettaient en place des tables et que d'autres encore sortaient en ville dans le but de s'acheter une tenue convenable. Naruto avait insisté pour que je l'accompagne et j'avais préféré le faire plutôt que d'aider aux préparatifs et de supporter, jusqu'à la fin de ma vie, les reproches de mon ami.

La ville n'était pas si loin du pensionnat et le trajet nous fit du bien à tout les deux. On changeait de décors et de visages et s'était plutôt agréable, enfin presque... Peu de temps après avoir acheté sa tenue, Naruto avait exiger de faire un détour et nous étions passés près d'une impasse dans laquelle se tenaient Hinata et Sakura mais pas seules. Cette idiote s'était encore mise dans un guêpier pas possible.

La pauvre Hinata était collée contre le mur en briques avec pour seul rempart entre elle et le groupe de mastodontes en matraques : Sakura. Naruto voulut de suite réagir mais je l'en empêchais car un autre groupe avait déjà pris de l'avance. Ils étaient deux, le premier plutôt fluet et le second beaucoup plus imposant.

Ils apostrophèrent non pas les gars mais les filles et passèrent à travers le groupe pour rejoindre les deux victimes sans se soucier des matraques alentours :

_ Mais où est-ce que vous étiez passées ? On vous as chercher partout, non mais franchement : on vous laisse deux minutes en dehors d'un magasin et vous trouvez le moyen de vous perdre.

Celui qui parlait, le plus fluet, se dirigea d'emblée vers Sakura et la prit dans ses bras comme si elle était sa petite amie. Je vis ses joues s'empourprées mais la couleur retomba rapidement alors que l'inconnu collait sa tête contre son oreille. Je supposais qu'il lui chuchotait quelque chose mais de mon poste d'observation je ne pus rien entendre. A ma gauche, Naruto se crispa, le second sauveur venait d'embrasser Hinata sur la joue, jouant au même jeu que son acolyte. Je ne le savais pas si intéressé par cette fille !

_ Sasuke, on devrait faire quelque chose... Me murmura-t-il.
_ Pourquoi ? On serait quatre contre eux mais ça n'arrangerait rien du tout. Ne t'en fais pas, il ne lui arrivera rien à ta Hinata, ces gars on la bonne méthode.

₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ -

# Posté le mercredi 29 avril 2009 14:24

Modifié le vendredi 28 août 2009 05:05

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 4 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !   [ Chapitre 4 ]
Chapitre 4 : Un géant et un génie qui sauvent des princesses ?! On n'est pas dans un conte de fées !

Point de vue : SAKURA HARUNO

Encore une fois, je m'étais mise dans une situation dangereuse. Enfin ça c'est pas nouveau mais le problème s'était que j'y avais entraîné Hinata. Sans l'arrivée de ces gars, je crois qu'on n'aurait pas pu s'en sortir. Ce garçon m'avait pris dans ses bras sans aucune hésitation et m'avait alors demandé de jouer le jeu. Mouais, je devrais pouvoir le faire. Après le petit oui que j'avais murmuré, il se retourna en prenant ma main et commença à avancer :

_ Allez viens, bébé, on rentre !
Bébé ! je veux bien jouer le jeu mais quand même il faut pas aller trop loin...
_ Eh, vous allez où comme ça ?! Nous stoppâmes un gars de la bande.

Nos sauveurs ne prirent pas la peine de répondre et continuèrent à avancer en nous tenant toujours par la main. Je jetais un regard furtif derrière moi et remarquais qu'Hinata était complètement tétanisée. Sans ce géant pour la soutenir, je crois qu'elle se serait évanouie. Bon sang ! mais qu'est ce qui m'a pris de les provoquer ?! Bon, ils l'avaient cherché aussi... De nouveau, le plus baraqué nous barra la route et nous nous arrêtâmes.

_ Allez, tu peux bien nous laisser vos meufs un petit peu. Pour nous amuser et après promis on vous les rend.
La main de l'inconnu me serra d'avantage.
_ S'il y a bien deux choses que je déteste se sont les débiles dans ton genre et ceux qui s'en prennent aux plus faibles qu'eux.
_ Je rêve ou tu viens de me traiter d'imbécile.
_ Non et si t'es pas foutu de le comprendre c'est que tu es encore plus con que je ne le pensais.

Ola ! Il va un peu fort mon super héros là. La bande adverse se mit à grogner comme des chiens enragés et à balancer leur matraque d'une main à l'autre. Celui qui nous avait parlé s'apprêta à abaisser la sienne et je fermais les yeux d'inquiétude. Une, deux, trois secondes mais toujours pas de douleur. Je savais que quelqu'un m'enlaçait mais pas qui. Quand je rouvrais les yeux, la matraque était suspendue au-dessus de moi et du garçon qui me protégeait de ses bras. Hinata était elle aussi collée à moi tandis que le deuxième garçon, retenait l'arme.

_ Espèce de...

Mais il ne put rien achever car déjà le géant lui donnait un violent coup de poing dans le nez ce qui eut pour effet de le casser. Dans le même élan, le premier nous releva et nous ordonna de nous coller contre le mur. Il partit aider son ami et tout deux se mirent à se battre contre les autres. Ils étaient en infériorité numérique et je me serais bien jointe à eux s'ils ne l'avaient pas fait. Comme par magie, Sasuke et Naruto déboulèrent dans la bagarre et les aidèrent. Au bout d'un certain temps, la totalité des voyous furent au sol, le nez en sang ou la mâchoire cassée.

Je me relevais et Hinata avec moi qui, en voyant son cavalier pour la soirée, sauta dans ses bras et se mit à pleurer. Naruto lui murmurait des mots de réconfort et m'adressa un petit sourire compatissant. Face à moi se tenaient les trois autres.

_ Merci. Déclarais-je.
_ Je n'en attendais pas temps mais... Commença Sasuke.
_ Pas à toi, crétin ! A eux.
Tout ce que trouva à répondre cet imbécile fut un sourire ! Je mourrais d'envie de l'étrangler mais je me retenais.
_ Merci beaucoup.
_ Pas de quoi, ça fait toujours plaisir d'aider et de rabaisser des caquets. Répondit le premier.
_ Et tu es ? Intervint Naruto.
_ Shikamaru Nara et voici Chôji Akimichi.
_ Nara comme Nara qui a 200 de Q.I. et qui a préféré entrer dans une école d'art ! S'exclama Hinata.
_ Exact.
A bien y réfléchir, c'est vrai que ce nom me disait quelque chose.
_ Comment pourrait-on vous remercier ? Demandais-je.
_ Je t'aurais bien dit de m'accorder une danse, mais je n'aime pas ça. Avoua-t-il. Et Chôji à déjà une cavalière alors...

Je me mis à sourire et Hinata rit quelques instants. Puis nous nous quittâmes et chacun rentra au pensionnat de son côté. Sur le trajet je n'avais cessé de m'excuser auprès de Hinata pour l'avoir entraînée là-dedans. Elle avait beau me dire que ce n'était pas grave, je n'en demeurais pas moins certaine qu'elle avait eu une peur bleue. En rentrant dans la cour, nous pûmes constater bon nombre de changements. Tout l'endroit était éclairé par des lanternes en papier crépon attachées aux cerisiers. Il y avait de longues tables réparties un peu partout et elles étaient toutes garnies de victuailles plus appétissantes les unes que les autres.

Hinata se dirigea vers sa chambre et moi vers la mienne. On se retrouverait plus tard, à la fête. Karin était déjà en train de se préparer quand je rentrais. Son lit était caché par une montagne de robes et son bureau par des tubes de maquillages. Elle ne cessait de passer de droite à gauche en parlant seule pour se dire ce qu'elle avait fait de ci ou de ça... Je rigolais un peu et puis elle me parla :

_ Si tu savais comme je te suis reconnaissante Sakura ! Moi et Sasuke, danser ensemble ? C'est encore plus beau que dans mes rêves ! Oh et tu sais pour ton histoire de danse, c'est pas grave. Je profiterais qu'il soit avec toi pour aller faire mon solo. Je préfère que se sois toi plutôt qu'une autre fille...
_ Hun, hun... Murmurais-je.
_ Je suis si contente !!
Karin jubilait sur place, un sourire victorieux ne se détachait jamais de ses lèvres.
_ Alors comment tu me trouves ? Me demanda-t-elle en se tournant vers moi.
_ Splendide.

Elle poussa un petit cri de plaisir et se remit un peu de rouge à lèvres. C'est vrai qu'elle était jolie dans sa robe noire. Elle était dos nu et plutôt décolleté mais le côté osé était vite apaisé par la matière de la robe et le fait qu'elle arrivait aux genoux. Franchement Karin était à tomber ! Elle ne serait pas seule. La robe qu'Hinata avait choisit était elle aussi très belle et lui allait comme un gant. Presque cousue sur elle. Karin sortit la première sans m'attendre comme d'habitude et je décidais de me préparer.

Point de vue : SASUKE UCHIHA

Le soleil se couchait petit à petit et la fête n'allait pas tarder à commencer. Sur le balcon, Tsunade et son équipe s'étaient rassemblés pour nous faire un énième discours et nous souhaiter de bien nous amuser. Karin était là, suspendue à mon bras dans une robe attirant le regard vers autre chose que le visage. Un peu plus loin, je voyais Naruto dans son slim et sa chemise blanche. Il faisait vraiment petit ange. Sa main était glissé sur les hanches d'Hinata, parée d'une somptueuse robe turquoise. La Hyuga faisait honneur à sa famille.

Autour de moi je voyais plein de visages familiers mais pas le sien. Sakura n'était toujours pas là, j'avais bien eu envie d'interroger Karin mais après mûre réflexion j'avais jugé que s'était peine perdue. La directrice terminait son blabla quand j'entendis des talons résonner dans le couloir derrière. Discrètement je tournais la tête et c'est là que je la vis. Sublime ! Elle était encore plus belle que Karin et Hinata réunies.

Sakura arrivait en trottinant légèrement. Sa robe était d'une simplicité telle qu'elle la rendait plus jolie que toutes les autres. Elle était rouge, bordeaux avec de fines bretelles et un décolleté rond mais pas plongeant. Ses cheveux étaient attachés en un chignon farfelu qui laissait des mèches tomber dans sa nuque et devant ses oreilles. J'avais comme une vision... Mais celle-ci s'arrêta aussitôt lorsque la musique commença et que Karin m'entraîna pour la première danse.

Sur la piste il y avait déjà bon nombre de couples et au lieu de fixer mon regard sur ma partenaire, je regardais alentour. Nous avions beau tourné, je percevais chaque détail. Il y avait Chôji le gars de tout à l'heure qui était au buffet tandis que son ami Shikamaru somnolait sur un banc en retrait. Puis Hinata et Naruto qui dansait la valse autour de nous, un sourire de bonheur fidèle peint sur le visage. Je voyais aussi Tenten dansant avec un garçon à la peau très pâle et au tatouage significatif sur le front. Lee, lui, il était à côté d'un buffet faisant un concours avec un autre garçon à qui avalerait le plus de petits fours. Enfin je la vis.

Sakura dansait elle aussi avec plusieurs cavaliers, elle passait de main en main et sa robe volait légèrement à chaque fois. Elle souriait comme jamais je ne l'avais vu sourire. Pour la première fois depuis que je l'avais retrouvée, je compris qu'elle avait changé et que mes sentiments pour elle aussi. De meilleure amie, je la voyais plus comme une fascinante fleur que je mourrais d'envie de cueillir.

Plusieurs musiques défilèrent, une dizaine au moins et on continuait de danser. J'avais demandé à Karin plusieurs fois si elle avait envie de boire mais à chaque fois elle répondait par la négative. En plus des compositions que nous proposait l'orchestre, des élèves de la branche Chanteur venaient nous faire des solos. Bientôt ce fut le tour de Karin, elle me laissa non sans oublier de me signifier qu'elle le regrettait et je profitais de cette occasion pour à mon tour danser avec Sakura. En me voyant arriver, son sourire s'effaça et elle s'arrêta de valser en s'excusant au près de son cavalier. Je m'approchais et la saisissais par la taille quand la chanson de ma véritable cavalière commença.

C'était une mélodie, douce et joyeuse qui allait tout à fait dans le cadre du paysage, la voix de Karin était elle aussi très belle mais ce qui m'intéressait le plus c'était Sakura.

_ Tu es... ravissante ce soir. Déclarais-je.
Sa tête qu'elle avait gardé baissée jusque là se redressa d'un coup.
_ Où est donc passé ce garçon manqué plein de boue avec qui je jouais étant enfant ?
_ Il est mort, en même temps que toi tu es parti, Sasuke. Me répondit-elle, froidement.
_ Sakura, si j'avais put faire autrement, je serais...
_ Resté ? Ne me fais pas rire Sasuke, tu n'en avais rien à faire de moi ! Tu ne m'envoyais pas de lettres ni ne m'appelais. Même pas une carte pour Noël ou les anniversaires.
Sa voix partait dans les aigus et semblait agitée de trémolos mais elle ne pleurait pas du moins pas encore. Ses mots me faisaient mal parce qu'ils étaient vrais.
_ Je te demande pardon. Chuchotais-je
Nous continuâmes de tourner mais notre valse prenait des tournures de rituel de la mort et la chanson de Karin devenait de plus en plus triste.
_ Merci pour cette danse. M'annonça-t-elle en tentant de partir.
_ Non attends ! Je la retenais. N'oublie pas que c'est moi qui décides quand on s'arrête et ce n'est pas encore le cas.

Je la ramenais vers moi et la serrait d'avantage, elle ne rechigna pas et se laissa guider. Nous ne nous dîmes plus rien jusqu'à la fin de la chanson. Lorsque Karin cessa de chanter, l'enchantement dans lequel je me trouvais se rompit et je laissais partir Cendrillon. Je lui avais imposé cette danse au début dans le simple but de la taquiner mais alors qu'elle se terminait, je me rendais compte que je souhaitais aussi retrouver un moment d'intimité avec elle.

A peine deux minutes plus tard, Karin revenait à la charge, mais je n'avais plus le c½ur à danser. Poliment, je déclinais son invitation et partis me ravitailler un bon coup au buffet. Il n'y avait pas de bières, ni de vodka mais un peu de punch. Je m'en servais un verre et le bus en une rasade. Puis je regardais de nouveau le paysage. Le soleil s'était complètement effacé pour laisser la Lune illuminer la fête, les lanternes brillaient de plus en plus, des couples continuaient de danser mais la plupart étaient assis sur des bancs à se faire des câlins, laissant les célibataires poireauter au pied des arbres. Shikamaru et Chôji dormaient à moitié au pied du grand chêne, Lee avait cessé son concours pour aller faire un footing nocturne. Hinata et Naruto continuaient toujours de valser comme le plus beau couple de la soirée, mais s'accordaient quelques petites pauses cependant. Ils vinrent vers moi :

_ Alors Sasuke, ta cavalière t'a laissé en plan ? Me demanda Naruto pour rigoler, il ne pouvait pas savoir.
_ Pas vraiment, j'avais besoin de décompresser. Et vous on dirait que vous profitez bien...
Je n'avais pas envie d'être sarcastique ce soir et je voulais parler avec les meilleures intentions du monde.
_ Oui, on s'amuse bien. Me répondit Hinata. Au fait, je t'ai vu, avec Sakura. Il y a un problème ?
Comment avait-elle put voir ça ?! Cette fille n'est pas la princesse des Hyuga pour rien.
_ Non, rien du tout... Marmonnais-je.
_ Elle est où d'ailleurs ?
Naruto fouilla du regard toute la cour mais ne la trouva, moi je savais où elle était. Mais devais-je le dire ? Pourquoi pas, il s'agit de Naruto et Hinata.
_ Elle est dans l'arbre, là-haut.

Je fis un coup de tête pour désigner le dit-arbre et ils suivirent mon regard. Aucun des deux ne fit une remarque, au lieu de ça ils repartirent tourner en cadence. Je m'absorbais, un peu dans ma vision. Sakura n'avait pas perdu ses vieilles habitudes. Petite, quand elle voulait fuir la réalité, elle montait dans n'importe quel arbre la nuit et y restait jusqu'au petit matin. Dans ces moments-là, elle ne voulait même pas que je lui tienne compagnie. Mais le matin, quand elle redescendait, elle venait me voir et déclarais : « J'ai vu les étoiles, Sasuke. J'ai parlé avec elles et tu sais ce qu'elles m'ont dit ? Elles disent qu'un jour je serais une grande actrice et que toi et moi on jouera dans une magnifique pièce. ». Je riais alors et Sakura retrouvait le sourire. Je suppose que demain matin, elle ne viendra pas me voir. Avant de m'en aller, je ne pus m'empêcher de murmurer :

« Antigone, c'est la petite maigre qui est assise là-bas, et qui ne dit rien. Elle regarde droit devant elle. Elle pense. »

_ Elle pense que sans moi, elle serait bien tranquille.

₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ -

# Posté le jeudi 07 mai 2009 10:32

Modifié le vendredi 28 août 2009 09:05

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 5 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !  [ Chapitre 5 ]
Chapitre 5 : Dans La Bruyère, sur une Racine, la Corneille Boisleau de La Fontaine .

Point de vue : SAKURA HARUNO

Ce bal avait été une véritable torture pour moi, rien ne s'était passé comme je l'avais escompté. D'abord parce que Sasuke avait réveillé des souvenirs douloureux (mais peut être étaient-ils aussi douloureux pour lui ?), puis Karin était rentrée tard et en pleures, ne cessant de répéter que Sasuke n'avait pas terminé la soirée avec elle comme convenu. Elle aurait encore voulut une dizaine de danses ! Etant donné que tout ceci s'était passé après notre valse, elle me posa mille et une questions que je tentais de détourner le mieux que je pouvais.

Mais tout ceci était désormais loin derrière moi, nous étions en Juin, bientôt les vacances mais plus proches encore, les examens de fin de trimestre. Le premier à venir était celui de théâtre. Fort heureusement Asuma ne m'avait pas mis dans le groupe de Sasuke, au lieu de ça j'étais avec un certain Gaara No Sabaku et nous avions décidé de jouer Le Cid. Lui, Don Rodrigue et moi Chimène. Hinata m'avait raconté qu'avec Naruto et Sasuke, ils allaient jouer La Cantatrice Chauve, j'attendais de voir ça. Sasuke et le théâtre de l'absurde ça a toujours fait quatre, enfin...

Ce matin, je me réveillais plus tôt comme tout ceux de la classe et me rendais directement en coulisse pour mettre mon costume. Tout le monde était à cran mais avec les blagues de Naruto, la tension retomba. Quand, enfin les professeurs arrivèrent, tout était prêt et ceux qui ne jouaient pas descendirent s'asseoir. Le premier groupe à passer, nous présenta Hernani de Victor Hugo. Puis le deuxième joua En attendant Godot de Samuel Beckett.

Les pièces étaient si longues, que l'évaluation nous prenait toute la journée. Nous fîmes une rapide pause à midi, histoire de ce requinquer et nous retournâmes au théâtre avides de découvrir ce que les autres avaient prévus. Finalement vint le tour de mes amis. Sasuke jouait le Capitaine des pompiers (comme par hasard) et Naruto et Hinata faisaient les époux Martin.

La pièce avait bien avancée et déjà le théâtre était rempli de rires mais ce qui m'étonna le plus, s'était le jeu de Hinata. Je l'avais vu jouer du tragique mais la comédie ou l'absurde lui allait beaucoup mieux !

« Alors, chère madame, je crois qu'il n'y pas de doute, nous nous sommes déjà vus et vous êtes ma propre épouse... Elisabeth, je t'ai retrouvée ! »

Naruto jouait l'excentrique à merveille. Il tendit ses mains pour prendre Hinata dans ses bras, qui répondit :

« Donald, c'est toi, darling ! »

Vraiment, ils étaient merveilleux et ils continuèrent à nous éblouir jusqu'à la fin. Lorsque les applaudissements retentirent, je sus que mon tour était venu. Avec Gaara nous nous dirigeâmes vers la scène, anxieux. Première scène : je me jetais à l'eau et me laissais guider par les vagues de mon c½ur. Les scènes et les actes, défilèrent jusqu'à ce moment. Je savais mon texte, mes didascalies mais j'eus néanmoins un léger trouble. Pour la première fois, je compris le vrai sens des paroles de Chimène. Gaara termina sa tirade sans problème :

« Ton malheureux amant aura bien moins de peine
A mourir par ta main qu'à vivre avec ta haine.
»

Puis je répondis :

« Va, je ne te hais point. »

« Tu le dois. »

Et puis là, révélation ! Mon trouble ne devait pas être voyant alors je le cachais tant bien que mal avec mon jeu. Je détournais la tête de Gaara et cherchais malgré moi le regard de Sasuke. Et les mots s'échappèrent :

« Je ne puis. »

J'entendis des murmures dans l'assemblée et je jetais un rapide coup d'½il vers les professeurs qui affichaient une expression indéchiffrable à mes yeux. Gaara en tout bon acteur poursuivit et j'enchaînais aussi, refoulant mes sentiments au plus profond de mon c½ur. C'est vrai, je ne pouvais détester Sasuke, même avec toute la volonté du monde, je n'aurais put. La preuve j'avais gardé son médaillon et une photo de nous, et sa boîte et bien d'autres choses encore ! Alors pourquoi est ce que j'avais si mal quand je le voyais, n'étais-ce pas de la haine ? Je ne comprenais pas. Je sortais de la scène sur ces derniers mots :

« Je cherche le silence et la nuit pour pleurer. »

C'était en effet ce que j'avais fait le soir du bal, en cherchant à parler avec les étoiles mais sans succès. Pour guérir mon c½ur blessé je le faisais tout le temps mais le seul prénom qui, avant, parvenait à me soigner c'était Sasuke. Aujourd'hui je ne sais, si je suis continuellement malade.

La pièce se termina bien, et je ne me laissais plus abuser par mes pensées. Après avoir rangé coulisses et scène, les professeurs nous parlèrent un peu :

_ Et bien ! Que dire à part que c'est la première fois que nous avons une classe si douée. Toutes les pièces que vous nous avez proposées, toutes sans exceptions sont très difficiles. Commença Kakashi.
_ Tragique, Absurde et Tragi-comédie, nous n'en attendions pas temps pour une première fois. Poursuivit Kurenaï.
_ Vous avez risqué le tout pour le tout et c'est ça se voit dans les notes.
La remarque d'Asuma fit pâlir tout le monde. Kakashi toussa pour lui signifier qu'il avait fait une bourde. Kurenaï tenta de sauver la situation.
_ Ne vous en faites pas. Les notes seront affichées à partir de la fin de la semaine avec toutes les autres. D'ailleurs nous vous souhaitons bonne chance et profitez bien de cette nuit pour vous reposez.

Il y eut quelques applaudissements pour la politesse et puis la classe se dispersa. Il était six heures, la totalité des élèves étaient dans la cour, mais moi je préférais me rendre à la bibliothèque. Besoin de solitude sans doute...

Le soir, je supportais le monologue de Karin sans rien dire : elle me parlait de sa journée, de Sasuke, de son épreuve. J'écoutais d'une oreille distraite et je repensais à ce que je venais de découvrir. Je ne hais pas Sasuke, mais je ne l'aime pas non plus. Alors, qu'est ce que je ressens pour lui ? Je ne comprends pas pourquoi mon c½ur s'affole quand je le vois ou quand il me parle. Ça ne doit pas être de l'amour ! Ça ne peut pas être de l'amour ! Il m'est impossible de l'aimer, mais comment faire ?

Point de vue : SASUKE UCHIHA

Alors que Naruto tombait comme une masse sur son lit et ronflait à en faire trembler les murs, moi je ne pouvais trouver le sommeil. Pas à cause du bruit, non : à cause d'elle. J'étais persuadé qu'à ce moment elle avait voulu me faire passer un message. Elle avait cherché mon regard dans l'assistance et prononcé sa phrase comme si son c½ur se trouvait déchiré. Certes Chimène devait faire passer ce message aussi mais le ton paraissait trop naturel pour être mimé. Non, Sakura avait voulu me dire quelque chose, mais quoi ? « Je ne puis. ». Elle ne peut quoi : me voir en peinture, me parler, continuer ainsi à me supporter jour après jour ? Je ne savais si je devais lui demander ou pas. Et puis si je le faisais que me répondrait-elle ?

Trop de questions dans ma tête qui m'empêchèrent de dormir et c'est pourquoi, ce matin-là, je me réveillais avec des canyons sous les yeux. Naruto le remarqua de suite mais ne me posa pas de questions. De toute façon la réponse était évidente. Mais le problème était qu'aujourd'hui nous étions évalués sur les cascades et vu le professeur, je ne doutais pas que l'épreuve serait... un des douze travaux d'Hercule !

Nous échangeâmes un regard, un seul mais cela nous suffit. En fait le temps avait semblé comme arrêté, pour moi. Elle avait son plateau dans les mains et se rendait à une table, toute seule. Moi j'allais en contre sens mais nos yeux ne se lâchèrent pas tant que l'un de nous était encore visible. Elle n'essaya même pas de me faire un petite sourire, de toute façon son regard la trahissait : elle n'aurait pas put me berner. Je ne souriais pas non plus et me contentais de la regarder. Peut être qu'inconsciemment je tentais de lire en elle...

Toute la classe se retrouva au stade et c'est là que les choses prirent une autre tournure. En fait : elles empirèrent. L'évaluation n'avait rien de compliquée en soit : il fallait juste bouger et faire des figures en l'air pour prouver que l'on savait s'adapter aux câbles de trucages mis en place pour de telles cascades. Le problème était tout autre part : il fallait le faire à DEUX ! Bien évidemment, Gaï avait fait les binômes et devinez quoi ? Et oui, je suis avec Sakura. En plus, le script ne collait pas du tout à notre situation.

Il s'agissait d'un défi entre deux duos (sachant que le deuxième était Tenten et Lee). Le meilleur devait attraper une sorte de ruban à sa couleur et le vainqueur aurait la fille du premier duo. Autrement dit, Sakura et moi devrions livrer un duel contre Tenten et Lee et si je perdais, Sakura serait à Lee, dans le cas contraire je pourrais continuer de « l'aimer ». Autant dire que c'est encore une des ses histoires bateau ! Le ruban était accroché sur un arbre dans une forêt et pour le trouver on devrait grimper, sauter, courir sur les troncs et les branches d'où l'utilisation des câbles qui, par un système que j'ai renoncé à comprendre, nous portaient. Avant de commencer l'examen, Gaï voulu nous préciser quelques petites choses.

_ Bien ! Vous connaissez l'épreuve mais comme je ne suis pas un sadique...
A ces mots, tout le monde redouta le pire.
_ ... je vais vous laissez dix minutes avec votre coéquipier pour mettre au point vos actions et vos répliques. Je ne veux pas deux mêmes interprétations, c'est bien clair ! Aller : chacun dans vos coins et j'appelle le premier duo dans dix minutes.
_ Bonne chance ! Termina Tenten dans un sourire.

Par la suite, elle partit avec Lee mettre au point les câbles. Avec Sakura nous restâmes plantés comme deux piquets au milieu du stade. Aucun de nous ne voulait prononcer un mot. Elle gardait la tête baissée et je ne savais pas quoi faire. Je ne comprenais toujours pas son message et j'étais certain que ce n'était pas à cause du bal qu'elle était dans cet état. Je poussais un long soupir et tentais le tout pour le tout :

_ Alors, qu'est ce qu'on fait ?
Elle releva la tête, comme surprise par le son de ma voix.
_ Je... je ne sais pas...
_ Et bah, on est bien avancé !
Les mots m'avaient échappés, j'étais tellement habitué à réagir ainsi. Je regardais Sakura, elle leva sa main, s'apprêtant à me gifler et puis... Rien. Et ses mots me frappèrent : « Va je ne te hais point Tu le dois Je ne puis. »
_ Sakura, je... Je ne voulais pas dire ça... C'est sorti...
_ Tu n'auras qu'à suivre mon jeu. Me coupa-t-elle. Laisse-moi agir et agit en fonction.
_ Je... d'accord. Concédais-je.

Son regard ne changea pas à ma reddition et je me posais tout un tas de questions. Après quelques minutes, le professeur rappela tout le monde et nous nous présentâmes en compagnie des autres, sur la ligne de départ de la course. Naruto s'était retrouvé avec une fille plutôt grande, blonde et excentrique autant dire son clone féminin et la totale opposée de Hinata. Quant à la princesse des Hyuga, elle avait pour coéquipier un garçon grand et brun dans le genre courant. Il avait l'air quelque peu stressé néanmoins. Plusieurs groupes passèrent, Tenten et Lee faisaient des prouesses avec les câbles : de vrais oiseaux. Ils étaient si doués que personne n'était capable de battre Lee, il portait Tenten sur son dos en plus. Chaque interprétation du couple était différente alors qu'il jouait tout le temps la scène. En revanche les couples notés eux, ne faisaient pas beaucoup de versions. Il y avait bien eu Naruto qui avait joué l'égoïste en perdant et en disant qu'il n'en n'avait rien à faire de sa petite copine mais...

Là s'était le tour de Hinata. Son coéquipier transpirait à grosses comme s'il avait peur. J'avais quelques doutes pour la pauvre princesse. Si jamais il refusait de jouer s'était le zéro pointé pour elle. Gaï attacha les câbles autour de la taille d'Hinata puis vint le tour du garçon. Face au professeur il recula d'un pas, effrayé.

_ Je... Je peux pas, j'ai la trouille !
_ Mais si, tu peux ! Aller viens. Si tu ne veux pas le faire, tu pénalises Hinata. Déclara Gaï.
_ Je... Désolé Hinata, je ne peux pas.

Il s'éloigna, honteux. Le prof soupira et laissa Hinata retourner parmi les spectateurs. Beaucoup tentèrent de la consoler mais ça ne servait à rien : elle n'avait pas l'air si chamboulée que ça. Puis, c'est notre duo qui fut appelé. On nous équipa, les caméras furent mises en place, Tenten et Lee se placèrent à notre gauche et :

_ Action !
_ Je l'aime et tant qu'elle sera à toi, je ne pourrais l'avoir. Déclara Lee d'emblée. Ma s½ur veut bien m'aider alors je te lance un défi. Si je gagne elle est à moi, si c'est toi...
Il me fixa et je soutins son regard.
_ Prêt ? Lança Tenten.
Je me mis en place mais Sakura ne m'imita pas. Elle paraissait pensive et puis d'un coup, elle éclata.
_ Personne ne se battra pour moi ! Je ne suis à personne et seule gardienne de mon c½ur !

Et puis sans le top de Tenten, elle se lança sur les arbres. Tenten et Lee la suivirent rapidement mais moi je restais planté comme un piquet. Elle m'avait demandé d'agir en fonction d'elle et c'est ce que je faisais. Elle a toujours aimé les tragédies, mais moi je préfère les histoires qui se terminent bien.

₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ - ₪ -

# Posté le dimanche 17 mai 2009 10:15

Modifié le lundi 12 octobre 2009 10:25