Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 6 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !   [ Chapitre 6 ]
Chapitre 6 : L'Illusion comique de Corneille était drôle, pas les illusions d'un Apollon...

Point de vue : SAKURA HARUNO

J'avais agis par instinct, et je ne m'en sentais pas très fière. Ma prestation faisait un peu égoïste puisqu'elle ne laissait pas beaucoup d'ouvertures possibles, mais bon... J'espère qu'il suivra mon conseil au moins. Au dessus de moi, j'entendais le bruit typique des filins de trucages. Heureusement que j'ai fait de la gym étant petite sinon je ne serais pas capable de faire tout ça. Je tentais d'exécuter un maximum de figures pour grappiller le plus de points. Je me doutais que Lee et Tenten n'étaient pas très loin.

Soudain je vis notre ruban et aussitôt Lee se porta à mes côtés. Derrière Tenten déclara :

_ On va corser la chose : scène de combat.

Je sursautais mais gardais mon sang-froid. Lee arriva avec un couteau truqué et m'asséna des coups que j'évitais le mieux possible. Sa technique me faisait m'éloigner du ruban et puis, il arriva. Il sautait de branches en branches comme dans les films de ninjas que nous regardions avant. Il fonça sur moi, me prit par la taille, chipa un couteau que jetait Tenten et termina par prendre le ruban bleu. Il me le donna et je le passais au poignet et puis il s'arrêta. Comme ça debout sur un tronc, moi protégée par son torse et lui pointant le couteau dans la direction de nos « adversaires ».

Je le sentais haleté, il avait du aller vite pour refranchir la distance qui nous séparait. Je... J'avais pris pleine conscience de ma révélation mais ce n'est pas pour autant que je la respectais. Je l'avais, certes, fait quand je m'apprêtais à le gifler mais... La situation me gênait. Sasuke. Je ne le détestais pas mais je ne l'aimais pas non plus, alors ? Il reprit le script.

_ Tu n'avais pas le droit de l'attaquer même pour la posséder. Etant celui qui l'aime, je suis le seul à pouvoir la blesser. J'ai gagné.
_ Coupez ! Cria Gaï

Alors que nous redescendions, je repensais à sa phrase. Avait-il dit ça dans le feu de l'action ou il l'avait mûrement réfléchi ? Sasuke m'aime ? Et c'est pour ça qu'il est partit ? Non, impossible ! Je dois me faire un film !

Au sol, ils nous applaudirent tous et c'est alors que je me rendis compte, qu'il me tenait toujours contre lui. Je me mis à rougir et chuchotais timidement :

_ Sasuke... Tu peux me lâcher maintenant.

Il sembla ne s'en rendre compte que maintenant. Sa main se desserra et je m'éloignais un peu de lui. Une certaine gêne régnait entre nous, je n'allais pas jusqu'à rougir mais...

_ Tu n'aurais pas pris un peu de poids ? Me demanda-t-il.
Pardon ! Il n'a pas dit ça quand même ?!
_ Quoi ?! Hurlais-je.
_ Bah... t'es un peu lourde pour une fille...
Il se gratta l'arrière de la tête comme... Comme un débile ! J'avais une furieuse envie de le frapper. N'importe quoi aurait fait l'affaire.
_ Espèce de ...
_ Ola ! Sasuke, mec : t'es suicidaire ou quoi ? Nous coupa un garçon.
_ Tu sais pas qu'elle est hyper violente et garçon manqué en plus ! Renchérit un autre.

J'eus brusquement mal, là au milieu de ma poitrine. C'était comme quand j'étais petite : les réflexions qui font mal, les réflexions qui ont le don de me faire croire que je ne suis pas à ma place ici. Si quelqu'un avait put prendre la parole, n'importe qui... même Sasuke, j'aurais été heureuse. Si quelqu'un avait put rompre ce silence meurtrier... Je baissais la tête honteusement, ne voyant plus rien alentour. Je ne devais pas pleurer ! Pourtant mes yeux me piquaient, je ne devais pas...

Une main se posa sur mon épaule. Timidement, je relevais la tête. Le cercle qui s'était formé autour de nous, s'était dissous pour regarder les autres évalués. Sasuke, Naruto et Hinata n'étaient pas là eux non plus : c'était Gaara. Il me sourit gentiment mais je ne pus répondre. Petit à petit, il retira sa main, la laissant glisser le long de mon bras et la fixant. Ce contact me fit du bien, un peu de chaleur humaine.

_ Ne les écoutes pas. Me déclara-t-il. Ils sont bêtes et puis moi je ne suis pas d'accord avec eux. On s'est bien amusé quand même en jouant Chimène et Rodrigue ?
J'opinais du chef doucement.
_ Tu veux aller boire un peu, après les acrobaties que tu nous as faites...
De nouveau je fis oui de la tête, c'était comme si les mots m'étaient inconnus, oubliés.
_ Aller viens.

Sa main qu'il avait glissée le long de mon bras saisit mon poignet et me tira gentiment avec lui. Il ne me lâcha pas durant tout le trajet et ne prononça pas un mot non plus. Ce n'était pas désagréable, ce silence... Face à la fontaine, il me laissa enfin seule. Je m'abreuvais doucement tandis que lui, était accoudé sur un poteau non loin de là. Lorsque je m'arrêtais, il me fixait. Cette fois-ci je me mis vraiment à rougir.

_ Qu'est... qu'est ce qu'il y a ? Balbutiais-je.
_ Oh rien, je me disais juste que je n'étais pas d'accord avec l'Uchiha non plus.
_ Bien sûr que tu ne dois pas être d'accord avec lui ! M'emportais-je. Ce n'est pas vrai que j'ai pris du poids, la dernière fois qu'il m'a porté j'avais quatre ans !
_ Je sais, que ce n'est pas vrai.
Sa réplique me coupa l'herbe sous le pied. Même si elle était logique, je ne m'attendais pas à ce qu'il la rétorque aussi nonchalamment.
_ Tu...
_ Tu es drôle, tu le sais ça ? M'avoua-t-il. Je ne comprends pas pourquoi personne ne voit ce côté-là de toi.
Il se dégagea enfin de son poteau et avança un peu vers moi. Ses mots, ses phrases, ses actions, tout ce qu'il faisait me poussait à me confier. Mes larmes si longtemps retenues, coulèrent lentement et sûrement.
_ Non, je ne suis pas drôle. Je suis tragiquement drôle. Dis-je.

Soudain...

Point de vue : SASUKE UCHIHA.

Les évaluations n'étaient pas encore terminées, mais je m'en fichais. De toute façon Gaï ne remarquerait pas mon absence. La vérité c'est que je voulais aller la voir. Pas m'excuser, hein ? Juste la voir. A tous les coups, elle aurait déversé sa haine sur moi et tout le monde aurait été content. Moi parce que je ne me serais pas aplati et elle parce qu'elle penserait que je l'avais fait. Génial, non ?! Seulement rien ne se passa comme mon plan le prévoyait. Quelqu'un d'autre était avec elle et en aucun cas, je n'aurais crut que se pourrait être lui. Gaara.

Je m'avançais sans un bruit, je ne voulais pas percevoir la conversation mais la déranger, nuance. Et là encore, autre chose m'en empêcha. Avec les reflets du soleil de midi, je vis quelque chose scintiller sur les joues de Sakura et dans la foulée... Dans la foulée Gaara la prenait dans ses bras. Ses cheveux volèrent un peu, je voyais ses yeux s'écarquiller de surprise et puis se refermer pour pleurer en silence.

La scène me paralysa. Je ne savais pas pourquoi ? Il n'y aurait du y avoir aucunes raisons techniquement mais... Je n'arrivais pas à bouger ni à détourner mon regard. J'éprouvais... j'éprouvais de la colère, de la haine, de la tristesse même !

_ Tragiquement drôle ? L'entendis-je murmurer. Je ne pense pas que tu sois tragiquement drôle, personne ne l'est. Sois tu es drôle, sois tu es tragique. Pas les deux.
Il souriait, comment pouvait-il sourire en disant des... conneries pareilles ! Ce n'est pas avec ça qu'il va la réconforter, Sakura ne...
_ Merci.
Quoi ! Elle... Il... Eux...

J'étais perdu, à la dérive. Tout se mélangeait dans ma tête. Sentiments, révélations, souvenirs, tout. TOUT ! En silence, je me laissais tomber à genoux et arrachais les touffes d'herbes. Elle était triste à cause de moi. Encore une fois, Sakura pleurait à cause de moi. Je ne suis plus là pour la réconforter, je ne suis plus là pour elle depuis... Depuis quand ? Depuis que je suis partit. AH ! C'est rageant, moi qui commençais à recoller les morceaux, moi qui pensais... Qui pensais quoi ? Repartir de zéro ? Des illusions, je m'étais fait des illusions ! Jamais, ô grand jamais nous n'aurions put tout recommencer.

Peut être étais-ce ça qui me troublait. Peut être étais–ce le fait de comprendre que je n'avais plus ma place auprès d'elle ou que mes taquineries ridicules ne la ferraient plus rire et bouder en même temps. Je l'ai... perdue ? A vrai dire, je ne pense ne jamais l'avoir eue.

_ Des illusions... Murmurais-je tout haut.

Accablé par trop de poids, je me laissais tomber encore plus et m'allongeais dans l'herbe, les yeux fermés. Ne pas penser, tout oublier. Dans ma tête, le vide se fit : j'étais calme, en paix. Tout à coup, j'entendis des pas précipités dans ma direction. Une voix murmurait, murmurait mon prénom. Cette voix... NON !

_ Sasuke ! Sasuke réponds-moi ! Elle me secoua. Sasuke, oh ! Arrêtes c'est pas drôle, on ne joue pas là !
Je ne voulais pas ouvrir les yeux, je ne voulais pas mais je devais. Alors je le fis. Battant des paupières, je croisais ses émeraudes et derrière elles des topazes : Sakura et Gaara.
_ Sasuke... Tu vas bien ? Qu'est ce qu'il y a ? Tu as mal ?
_ Non, non je n'ai rien Sakura.
Rien que prononcer son prénom me déchirait la poitrine. Je me relevais et elle s'écarta de moi.
_ Je t'emmène à l'infirmerie, c'est plus sûr.
_ Pas la peine. Déclarais-je.
_ Sakura, viens... Il ne veut pas... Commença Gaara.
_ Ah non ! Je vais l'emmener à l'infirmerie, toi Gaara tu retournes en cours et si Gaï te poses des questions, tu réponds. Un point c'est tout !
_ Je... Contesta-t-il.
_ Gaara ! Cria-t-elle.
_ Ok, ce que tu peux être lunatique comme fille... Marmonna-t-il en souriant.
_ Alors je suis tragiquement lunatique. Rétorqua-t-elle.
_ Soit l'un, soit l'autre.

Je n'avais rien mais alors strictement rien compris ! Qu'est ce qui cloche chez eux ? Et puis j'ai mon mot à dire, non ? Lorsque Gaara se fut éloigné de quelques pas, l'expression de Sakura changea du tout au tout. D'un petit sourire taquin, ses lèvres devinrent une ligne pincée et rongée par le remord et la tristesse. Elle prit ma main avec hésitation et sans vraiment la toucher. Comme si un simple contact pouvait la brûler. En tout cas, s'était tout comme. Nous marchâmes lentement, en silence. Seuls nos pas résonnaient sur le béton. Arrivés dans la grande cour vide, elle s'arrêta et se retourna pour me faire face mais sans me regarder.

Ma crise de tout à l'heure me faisait voir tous ces détails mais je pense que j'aurais été mieux aveugle. Je savais que rien ne pourrait racheter mes erreurs et pourtant je continuais d'y croire. C'est pourquoi ces légères taquineries de début d'années s'étaient transformées en... larmes.

_ Sasuke tu...
_ Excuse-moi ! La coupais-je en m'avançant d'un pas. Excuse-moi pour tout à l'heure, si je t'ai blessée, encore (j'insistais), je ne le voulais pas c'est...
_ Sorti tout seul ? comme tout à l'heure. Je commence à avoir l'habitude, tu sais ?
Son sourire sonnait faux.
_ Pourquoi ne peut-on pas recommencer comme au début de l'année, quand on se taquinait ?
Elle releva enfin la tête, le regard plein de nostalgie.
_ Au début de l'année, je croyais te haïr.
_ Tu croyais...
_ « Va je ne te hais point. », « Je ne puis. ».
De nouveau elle récita ces phrases avec le même ton mais pas les mêmes expressions, la dernière fois elle avait cherché mon regard, aujourd'hui, elle le fuyait. Brusquement elle releva la tête.
_ Et toi ? Cette phrase que tu as dite tout à l'heure ?
J'étais tellement perdu, que rien n'était plus dans ma tête sinon les répliques de Chimène.
_ Quelle phrase ?

Je ne sais pas ce qui se produisit. A peine eus-je finis de parler qu'elle partit en courant comme si le diable était à ses trousses. Je criais son nom mais elle ne me répondit pas. Puis, la sonnerie retentie et la cour commença à se remplir. Je perdis définitivement sa trace. Je restais encore un bout de temps, au milieu de tous les élèves. J'en oubliais même de déjeuner.

C'est Naruto qui vint me chercher avec son fameux sourire qui fit repartir mon c½ur vers des moments de joie. Moi qui le trouvais idiot, au bout du compte il était : mon ami. Nous retrouvâmes Hinata, elle n'était pas si touchée par le lapin que lui avait posé son coéquipier et s'était sympathique de voir que certaines personnes sont capables de toujours être positives. Pas comme moi... ni elle. Tous les trois, nous nous dirigeâmes vers la serre pour les cours avec Orochimaru. Malgré moi, j'espérais y retrouver Sakura et pouvoir tout oublier de notre précédent entretien.

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# Posté le samedi 23 mai 2009 14:24

Modifié le lundi 12 octobre 2009 13:57

Nouvelle fiction : Et... Action ! [ Chapitre 7 ]

Nouvelle fiction : Et... Action !  [ Chapitre 7 ]
Chapitre 7 : Tête de mule, tête de linotte, tête de turque... au choix, mais surtout pas tête d'enterrement !

Point de vue : SAKURA HARUNO.


Décidemment, cette journée était sous le signe de la malchance ! Pourquoi est-ce que je me rattachais à mes illusions ? Croire que j'arriverais à compenser cette haine qui n'en était pas une en un dédain total, n'importe quoi ! Heureusement que Gaara était là. J'étais à peine entrée dans la serre chaude, qu'il sauta sur moi. Il souriait comme tout à l'heure et je rougissais en repensant à CE moment. Il m'avait prise dans ses bras, il m'avait consolée : comme dans les films romantiques !

_ Alors tu as choisis ? Me demanda-t-il.
_ Quoi ?
_ Drôle, tragique ou lunatique ?

Je me mis à rire et bafouillais un « je ne sais pas » avant de rejoindre le centre de la salle. Derrière nous arrivèrent Naruto, Hinata et Sasuke. J'osais à peine jeter un coup d'½il en arrière, de peur de croiser ses yeux sombres.

Orochimaru était là, au centre. Il parlait avec son cheveu sur la langue, comme d'habitude et ne cessait de faire des métaphores avec ces fichus serpents. Puis il nous expliqua enfin le sujet de l'évaluation :

_ Voissi donc le grand sour. Se vais évaluer vos capassités à souer avec des sanimaux danzereux comme...
_ Les serpents. Soupira la classe.
_ Vous ne croyez pas ssi bien dire.

Même si, à la base, ses répliques nous faisaient rire, l'hilarité n'était pas là aujourd'hui. Avec un sourire à la Dracula, il se décala vers une cage aux vitres opaques, l'ouvrit et glissa sa main dedans. Au moment même où je l'entendis murmurer des mots du genre « n'aie pas peur ma toute belle. », je sus que cette après-midi serait pire que l'enfer. Lentement il extirpa de la cage, un énorme boa aux yeux verts et au corps luisant d'écailles. L'assemblée autour de lui se recula de trois pas mais Orochimaru resta au centre.

_ Bien ! Qui veut commensser ?
Personne ne se porta volontaire évidemment. Alors il chercha sa proie dans le groupe et puis finalement son regard se porta au loin, juste derrière moi. D'un côté j'étais rassurée, mais de l'autre...
_ Hinata Hyuga. Affirma-t-il.

Je me retournais aussitôt pour soutenir mon amie. Elle ferma les yeux de peur et pour se donner du courage serra son poing. Elle avança silencieuse et droite, comme un condamné alors que d'autres murmuraient des « ouf » de soulagement. Cette attitude me répugnait.

Hinata rejoignit notre professeur au centre et se plaça face à nous. Doucement Orochimaru souleva le corps du reptile et le déposa sur les épaules de mon amie. Elle frémissait. Moi je serrais les poings. Je ne devais pas intervenir, surtout pas, sinon Hinata serait pénalisée. Moi aussi mais ça c'est le cadet de mes soucis.

_ Allez mademoizelle. N'ayez pas peur, toussez-le, caressez-le. Plus vous le manipulerez, plus vous zaurez de points.
L'offre était alléchante pas de doute mais...
_ Ô mon Dieu.

Tout le monde s'intéressa de plus près à Hinata. Le serpent avec sa langue vibrante, venez d'enrouler son long corps le long de ses jambes, comme s'il avait capturé une proie. Sa tête montait, gravissait les centimètres qui la séparaient du cou de la Hyuga. Je regardais Orochimaru : il ne faisait rien, il souriait. Je tournais ma tête vers Sasuke et Naruto et la scène me surpris. Naruto avait la tête baissée et les yeux fermés refusant de voir le spectacle et surtout retenu par la main de Sasuke qui se faisait pressante sur son épaule.

Il dut voir que je les observais et croisa mon regard. Son expression, ses pupilles me disaient un truc du genre : « ne fais pas ça, tais-toi. » Compte là-dessus mon pote ! Un coup d'½il rapide vers Gaara : il ne pourra rien faire. Je sais genre fille stupide je bats les records mais toute mon âme me disait que je devais agir, alors j'agissais.

_ STOP ! Hurlais-je.
Tout le monde se retourna vers moi et j'entendis le soupir lassé de Sasuke dans mon dos.
_ Arrêtez ça, tout de suite. Je crois qu'elle a réussit l'évaluation non ?
Orochimaru me dévisagea, aïe ! Bonjour le carnet à la fin du mois.
_ Mademoizelle Haruno voudrait contesster ?
Il continua de me regarder avec ses yeux de... lézard et je déglutissais bruyamment.
_ Bien, ss'est à votre tour.

Enfin, il se décida à ôter cette bête des jambes de Hinata qui tomba à genoux une fois la langue partit de son cou. Le professeur m'ordonna d'avancer et j'obéissais. Il mis le serpent sur mes épaules mais le boa ne réagit pas comme la dernière fois. Au lieu de descendre et de s'enrouler autour de mes jambes, il me chatouilla l'oreille et fit des cercles autour de mon cou.

J'essayais de ne pas penser, de fermer mes sens pour oublier qu'une peau froide et gluante se baladait sur moi. Je contrôlais ma respiration pour souffler légèrement et rarement. Brusquement l'animal émit un petit couinement et je sursautais. J'ouvrais alors les yeux. Sur le devant du groupe, je retrouvais Gaara, Naruto accroupit auprès de Hinata encore à genoux et Sasuke. Sa bouche s'entrouvrit et ses lèvres formèrent des mots. « Courage » Me disait-il. C'est certain, il m'en faudrait beaucoup de courage pour terminer l'année avec toi dans la même classe !

_ Il faut bouzer mademoizelle Haruno. Clama Orochimaru

Bouger ! Il en a de bonnes, c'est plus facile à dire qu'à faire ! Je tentais tout de même l'aventure mais à peine eus-je bougé les épaules et la nuque que la tête du boa se leva à ma hauteur. Avec ses deux yeux il me fixait et j'en faisais de même, sa langue sortait de sa bouche par intermittents irréguliers. Il émettait un sifflement désagréable et strident. Puis, il commença à ouvrir la bouche, je voyais ses deux longs crocs luisants et ivoire. Je ne dois pas avoir peur, je ne dois pas avoir peur !

« La mort qui a sucé le miel de ton haleine n'a pas encore eu de pouvoir sur ta beauté : elle ne t'a pas conquise »

Je récitais Roméo pour tenter de me calmer mais en vain. L'effroi petit à petit me gagnait. Plus que quelque temps et se serait fini. Plus que quelque temps...

Point de vue : SASUKE UCHIHA.

A ma droite et devant moi, Gaara et Naruto écumaient de rage. De tous les professeurs de notre classe c'est bien celui-ci qui suscitait le plus la critique. Lorsque Naruto bougeait trop, mon pied allait le toucher dans le bas du dos pour lui intimer de ne rien faire. Lorsque c'était Gaara, ma main pressait son épaule. Moi aussi j'étais en colère. Il allait beaucoup trop loin pour une première évaluation. Des serpents ! la prochaine fois se serait quoi ? Des tarentules !

Sakura avait peur, je le savais. Quand la terreur la prenait elle récitait du Roméo et Juliette, même si peu de gens l'avait entendue, moi j'avais perçut son appel au secours. Mais qu'est ce que je pouvais faire ? D'abord cette idiote n'aurait pas du intervenir, toujours si compatissante ! Maintenant comment je faisais ? Si je tentais de protester, elle aurait zéro. J'en rage !

D'un coup, tout le monde retint son souffle, le serpent ouvrit sa gueule et se rapprocha du cou de Sakura. Quelque chose, quelqu'un : n'importe quoi ! Il allait mordre quand...

Une poigne ferme saisit la gorge de l'animal. Il se déroula aussitôt et le professeur le remit dans sa caisse opaque. Le boa n'était pas encore complètement partit que Sakura tombait au sol, évanouie. Gaara se porta aussitôt à ses côtés. Orochimaru, lui, retourna devant l'assemblée et déclara :

_ Bien, se... se n'aurait pas du commensser par ssa. No Sabaku, Uchiha : accompagnez la à l'infirmerie. Hyuga relevez-vous. Les zévaluations continuent. Hinata et Sakura n'auront pas de traitement de faveur. Vous allez manipulez avec un sshat.

Personne ne rétorqua rien et Gaara et moi nous empressâmes de prendre Sakura et de partir vers l'infirmerie. La prenant sous les aisselles, je la hissais sur le dos de Gaara et l'accompagnais. Nous marchâmes doucement et en silence, sa tête reposait sur l'épaule de Gaara. J'étais un peu jaloux mais je m'en voulais d'avoir de tels sentiments alors qu'elle n'était pas bien.

_ Quelle idiote ! Murmurais-je.
_ Ta gueule ! me cracha-t-il. Comment peux-tu dire ça ?! T'es vraiment immoral ! Tu la rabaisses à chaque fois !
_ EH ! Tu te prends pour qui là ? Ne me juges pas, tu ne me connais pas. Et, surtout tu ne la connais pas elle !
_ Détrompes toi. Moi je la connais, toi : tu la connaissais.

Et là, je me serais crut à Hiroshima. Gaara dardait ses yeux sombres sur moi, je détournais légèrement les yeux pour voir son visage endormi. Elle avait des cernes marqués et ce n'était pas dut à la fatigue de l'école, non. Se devait être dut à autre chose. Ses cheveux étaient plus courts aussi. Elle avait une cicatrice sur l'arcade sourcilière et un petit grain de beauté juste en haut du front. Tous ces détails, tous sans exception je ne les avais pas remarqués. Pourquoi ? Pour la simple et bonne raison que je le voyais comme mon amie de cinq ans. Suis-je aveugle ?

Nous étions toujours en train de marcher. Bientôt nous arriverions devant l'infirmerie. Je m'arrêtais brusquement et Gaara m'imita.

_ C'est bon tu as réfléchis à ce que je t'ai dit ?
Oui, j'y avais pensé mais je ne voulais pas en parler : au contraire, je voulais changer.
_ Que t'a-t-elle dit ?
Il me regarda, interdit.
_ Que t'a-t-elle dit tout à l'heure ? Ce... choix drôle ou tragique, pourquoi lui as-tu dit ça ?
_ Elle m'a dit... Il soupira, elle m'a dit qu'elle pensait être tragiquement drôle.
_ Merci.
Sans un mot de plus je m'en allais.
_ Sasuke ?
Je m'arrêtais, le c½ur en proie à un raz de marée et je dis la première chose qui me vint à l'esprit.
_ Dis à l'infirmière de lui donner de l'aspirine : elle a de la fièvre.

Je ne vis pas ce qu'il fit ensuite mais je doutais qu'il portât sa main à son front pour vérifier mes dires. Je savais que j'avais raison et m'en allais définitivement. Mes pas résonnèrent sur le carrelage, rythmant mes pensées. Sakura...

Durant les jours qui suivirent et jusqu'aux vacances, je répétais sans cesse les mêmes choses dans ma tête : je ne la connais pas, je ne peux pas repartir de zéro, suis-je encore quelque chose pour elle ? On nous annonça les résultats des évaluations à la fin de la semaine. A ma grande surprise Hinata était en tête de classe et ce, malgré son zéro en cascade. Naruto était quatrième et moi second. Quant à Sakura, elle était hors classement. Enfin personne ne connaissait ses notes puisque s'était le directeur lui-même qui les lui avait dites. Pour quelle raison ? Le mystère reste entier.

Ce matin, les élèves allaient partir pour deux mois de vacances, mais pas elle, ni moi. Naruto avait commencé à faire ses valises et moi je regardais par la fenêtre les arbres d'été qui offraient un peu d'ombres sous leurs branches vertes. Mon ami, ruminait tout seul dans son coin, il pestait contre sa valise qui refusait de se fermer parce qu'il mettait tout en vrac. Contre mon gré, je l'aidais...

Nous parvînmes à la fermer au bout de dix minutes. Naruto était tout content, avec son sourire habituel il s'affala sur MON lit et rit, seul.

_ Je vais te manquer pas vrai ?
_ Non.
_ Si, un petit peu...
_ Non, mais tu me prends pour qui : ta femme ?! Je ne vais pas te voir pendant deux mois et tu me parles comme si tu allais à la potence !
_ Hinata aussi va me manquer... beaucoup.
Je rêve, en plus il ne m'écoute pas ! Agacé, je saisissais un oreiller et le lui lançais en pleine face.
_ Hey ! Ronchonna-t-il.
_ Prends ça comme un cadeau d'adieu.
_ Je le savais ! Je savais que tu m'aimais bien. Allez viens là Sasgay' !

Hilare, il m'attira à lui et me frotta le haut du crâne avec ses jointures. Je faisais semblant de me débattre parce qu'au fond, ce moment de franche camaraderie, me faisait du bien. Nous rigolâmes jusqu'à dix heures environ, heures à laquelle ils devaient partir. Dans la grande cour, aussi bien ceux qui partaient que ceux qui restaient, étaient réunis. La directrice et son équipe se tenaient sur leur fameux balcon et elle entonna un des ses discours barbants et effrayants dont elle avait le secret.

_ Bien, il est temps de se dire au revoir pour deux mois, néanmoins ne croyaient pas qu'à la reprise les cours seront plus faciles. Au contraire ! Ne vous reposez pas sur vos acquis bandes de paresseux. Ces deux mois sont les seuls qui vous seront donnés pour vous amuser. Sur ceux, bon débarras, blancs becs !

Les vacanciers partirent et nous n'étions qu'une dizaine à rester dans le pensionnat.

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# Posté le dimanche 31 mai 2009 13:02

Modifié le vendredi 28 août 2009 13:23

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 8 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !    [ Chapitre 8 ]
Chapitre 8 : C'est pas beau d'être jaloux, surtout pour un Apollon : ça abime son joli visage.

Point de vue : SAKURA HARUNO

J'avais eu un peu mal au c½ur en sachant que Naruto, Hinata et Gaara partaient pour les vacances. Mais après deux ou trois jours, s'était partit. Hinata m'appelait de temps en temps et le reste de la journée je vadrouillais entre la bibliothèque, ma chambre, la cour et la ville. Mais aujourd'hui j'avais eu envie d'essayer le sauna. Il y avait en effet une sorte de salle de thalasso et je n'y étais jamais allée, pourquoi ne pas tenter le coup aujourd'hui ?

J'allais dans les vestiaires et me changeais en maillot de bain avant de me diriger vers le sauna. Seulement lorsque j'y entrais je trouvais quelque chose à laquelle je ne m'attendais pas du tout. Il y avait une jeune fille, allongée, les yeux fermés avec de longs et beaux cheveux blonds tombant en cascade sur le banc de bois. Je m'approchais sans la réveiller et c'est alors que je remarquais que sa position n'était pas « normale » : on aurait plutôt dit qu'elle était dans les vappes.

Je réagissais aussitôt, m'abaissant à sa hauteur, je la bougeais pour la réveiller mais elle ne fit rien. Alors je la tirais dehors par les bras. La porte claqua en se refermant et couvrit la première gifle que je lui donnais pour qu'elle revienne à elle mais rien. Puis la porte du sas s'ouvrit et un jeune garçon en bermuda rentra tout souriant :

_ Ino, tu ne crois pas que... Ino !
Il se jeta à côté de moi et la secoua par les épaules.
_ Qu'est ce... qu'est ce qui c'est passé ?!
_ Reste à côté d'elle et secoue la de temps en temps pour voir si elle revient, je vais chercher Shizune.

Je me levais précipitamment et courait le plus vite possible vers l'infirmerie. Shizune était là, assise à son bureau en train de classer des dossiers. En entendant la porte s'ouvrir en vrac, elle se retourna apeurée vers moi.

_ Sakura mais qu'est ce que...
_ Shizune-san, vite il y a une fille inconsciente dans le sas du sauna.
_ Quoi ?!
_ Ino... Haletais-je.
_ Encore !

L'infirmière se leva en quatrième vitesse et courut en me laissant seule dans l'infirmerie. Etant donné qu'il n'y avait personne dans les couloirs, je me baladais. Mais je ne l'aurai pas fait si j'avais su que je tomberais sur lui. Il était adossé à une colonne et lisait un livre, je tentais de m'esquiver mais apparemment, il m'avait vue.

_ Tu adores te balader en petite tenue, je me trompe ? Dit-il en levant la tête. Très joli le maillot !
_ Qu'est ce que tu me veux Sasuke ? Soupirais-je.
_ Moi ? Mais rien, c'est toi qui venais vers moi et...
_ Laisse tomber. Le coupais-je, lasse.
_ Attends !
Il m'attrapa par le poignet et me força à me retourner bien que je n'en ai pas envie.
_ À vrai dire, j'avais l'intention de te parler. En fait... Comment dire ? La boîte d'Itachi m'a appelée, ils auraient un rôle pour moi : dans un clip et... enfin, ils cherchent un rôle féminin et je me demandais si ça te dirait de le faire avec moi ?

Bah mon cochon ! Désolée... mais si je m'attendais à ça ?! Il serait presque venu me manger dans la main ! Mais, je ne le crois pas. Il m'offre un tournage dans un clip mais c'est... GENIAL ! Avec ça, je pourrais peut être me faire remarquer et faire mes premiers pas dans le showbiz ou encore... Une minute ! Il y a anguille sous roche, pourquoi me proposerait-il quelque chose d'aussi énorme sans rien en retour ? C'est pas net.

_ Tu attends quoi en échange ?
Il me dévisagea comme si je venais d'une autre planète. Je soupirais.
_ Ne me dis pas que tu me proposes ça sur un plateau d'argent sans contre partie ?
_ Bah...
_ Non, sans rire ?!

Il acquiesça docilement de la tête et j'en tombais des nues. Ô mon dieu ! Un sourire étira mes lèvres, un vrai et c'était la première fois que je lui en offrais un. Une sorte de petit cadeau dira-t-on. Mais à y réfléchir, Sasuke avait changé depuis la semaine d'évaluation. Après le test chez Orochimaru, je m'étais réveillée à l'infirmerie. Il n'y avait personne, juste deux petits mots enfin un et demi. Sur le premier était inscrit : « Drôle, tragique ou lunatique ? » avec un petit smiley et sur le second un simple S majuscule. Un bourrasque de vent souffla et me rappela le fait que j'étais en maillot de bain. Je frissonnais légèrement.

_ Tu devrais rentrer si tu ne veux pas tomber malade pour le clip. M'intima Sasuke.
_ Hum, oui : je vais aller prendre un sauna.
_ Je t'accompagne si tu veux ?
Je ne prenais même la peine de répondre et partais.
_ Ce qui veut dire oui ? Poursuivit-il.
_ Va te faire cuire un ½uf, Sasuke !

Je me retournais et lui tirais la langue. Il sourit et gloussa même. Involontairement je me mis à rougir. Notre relation, si on peut appeler ça ainsi, prenait un autre tournant. J'en étais consciente mais lui ? Désormais nous pouvions nous parler sans disputes à proprement parler mais je gardais ce profond sentiment de traîtrise et de nostalgie. Il était comme ancré à mon c½ur. Le bateau ne quitterait peut être jamais le port...

Avec toujours ce même sourire, sur les lèvres je retournais au sauna. Shizune, Ino et le garçon n'étaient plus là. Je ne savais pas ce qu'il s'était passé, mais je comptais bien le demander. A y réfléchir la colocataire d'Hinata ne se nommait-elle pas Ino ? Si je me souviens bien elle était dans la branche Danseur. Enfin ! Je verrais bien ça au déjeuner. En attendant, il fallait que je décompresse. Dans la chaleur étouffante je fermais les yeux, petit à petit je me relaxais mais pas longtemps. Son visage m'apparut, je sursautais. Il y avait longtemps que je ne l'avais pas vu : ce grand frère de c½ur. Itachi...

Point de vue : SASUKE UCHIHA

Elle avait dit oui ! Elle avait dit oui ! Bon sang ! C'est vrai que je m'étais jeté à l'eau, me persuadant qu'elle m'enverrait balader mais tout le contraire, nous avions même rit. Enfin s'était encore de la taquinerie, mais pour moi ça signifiait que j'avais progressé d'un énorme pas en avant. Dans ces conditions la perspective de ne jamais pouvoir repartir à zéro, s'effaçait. Je n'allais pas jusqu'à voler sur mon petit nuage mais j'étais si heureux qu'un sourire s'affichait constamment sur mes lèvres. Je me rendis au théâtre pour terminer mon livre : Cyrano de Bergerac. C'est une ½uvre plutôt intéressante et le personnage est tellement haut en couleur qu'il me rappelle Naruto.

Ce dernier était partit en ville avec son père Jyralia, qui voulait absolument passer des vacances entre « hommes ». Dans leur cas ça ressemblait à des vacances entre un pervers et un idiot, enfin... La princesse des Hyuga, elle, avait pris des vacances dans sa villa en bord de mer. Neji son cousin l'accompagnait. Je l'avais rencontré peu de temps après le bal de la rentrée pour m'être rendu compte que c'était le cavalier de Tenten. Quant à Gaara, il était retourné à Suna, simple rumeur. A vrai dire je ne lui parlais plus trop depuis l'incident du cours d'Orochimaru.

Par rapport à Sakura... je me pose des questions. J'ignore pourquoi elle n'est pas partie, moi, c'est parce qu'Itachi n'est pas à la maison. Et puis je n'avais pas envie de passer deux mois dans une énorme villa avec pour seule compagnie un chat noir nommé Sharingan et une boniche maladroite.

Alors que je lisais la réplique far de Cyrano, mon portable se mit à sonner. Je soupirais avant de décrocher :

_ Allo.
_ Oh ! Pourquoi ce ton si las mon petit frère adoré ? Clama Itachi.
_ Parce que je redoutais que se sois toi.
_ Aïe ! Tu es cruel !
Je levais les yeux au ciel.
_ Je sais. Qu'est ce que tu me veux ?
_ Juste te donner les infos pour le clip et te demander si tu as trouvé le rôle féminin.
_ Oui, je l'ai trouvée.
_ Alors, alors ? Qui c'est ? Elle est belle au moins ? Elle a quel âge ? Je la connais ? Les cheveux ?
_ Je peux raccrocher si tu veux...
Je faisais un peu de chantage, certes, mais ça n'a jamais fait de mal.
_ Non ! Cria-t-il à m'en vriller les tympans. Dac', alors je passe vous prendre vendredi matin vers neuf heures et demie.
_ Je la mets au courant.
_ J'ai été gentil, non ? Je mérite bien de savoir son nom. Allez soit sympa Sasuke-chou !

Ne pouvant pas en supporter d'avantage, je lui raccrochais au nez et me rendais vers la cantine. A la manière de Naruto, mon estomac venait de me rappeler que j'avais faim. Sur place, il y avait une table occupée par tout le monde : un groupe de la branche Chanteur avec leur ami de la branche Dessinateur, une fille blonde avec un étrange garçon et Sakura. Me dirigeant vers le comptoir, je retrouvais Juugo et Suigetsu, deux colocataires que j'avais croisé en allant faire un basket. Ils m'avaient rejoints dans ma partie et nous avions alors sympathisés. Juugo était grand et imposant, un peu comme Chôji mais en un peu moins enveloppé. Cependant son caractère n'avait rien à voir, il était calme, posé discret, autant dire tout le contraire de Suigetsu qui était un véritable excentrique avec une passion pour les longs katanas. Le premier faisait parti de la branche Dessinateur tandis que le second était un Danseur.

Après nous être servis nous rejoignîmes les autres en pleine conversation mouvementée :

_ Arrêtes Ino ! Shizune-san a dit que tu devais manger. Ordonna l'étrange garçon.
_ C'est bon, Kiba. Je n'ai pas faim je te dis, et puis j'ai juste eu un coup de chaud c'est tout.
_ Un coup de chaud ! Mon ½il, ta bêtise aurait pu te coûter l'examen pour le ballet.
Ino ne répondit rien et continua de fixer sa salade sans oser y toucher comme si c'était une ½uvre d'art.
_ Sakura, aide-moi ! Supplia Kiba.
Je me retournais vers elle, et la vis se lever d'un pas résigné. Elle se dirigea vers la place d'Ino qui ne comprenait rien à toute cette scène. Je parie qu'elle va encore faire un scandale !
_ Ino, soit tu manges, soit je demande à Kiba de t'attacher sur ta chaise et je te colle des cuillérées de beurre dans le bec ! A toi de voir.
_ Tu n'oserais pas... Murmura la blonde.
_ Je vais me gêner tiens ! Kiba.
Son acolyte fit mine de se lever mais Ino répliqua en se jetant sur son plat et en le dévorant.
_ Merci. Souffla Kiba.
_ Ne comptes pas sur moi, pour te sortir du sauna la prochaine fois. Déclara Sakura.

Elle avait l'air... fière d'elle. Comme si en ayant fait ça, elle était devenue une sorte de Wonder Woman. Je n'avais pas compris grand-chose à l'histoire mais j'avais au moins saisi qu'Ino refusait de manger pour maigrir et ainsi obtenir le rôle principal dans le prochain ballet. Que Kiba, son cavalier, était alarmé par cet état et que, en voulant prendre son sauna, Sakura avait trouvé Ino inconsciente et sortie de là avant d'aller chercher l'infirmière. D'où ma rencontre avec elle dans cette petite tenue.

Après ce récit, la conversation changea pour se diriger vers les quatre silencieux du bout de la table. Il s'agissait des jumeaux Sakon et Ukon, de la flûtiste Tayuya et de son presque petit copain, Kimimaro. Ils parlèrent un peu d'eux et de leurs instruments et puis rien de bien important.

A la fin du déjeuner, j'attrapais Sakura et la prenais à part. J'étais content de voir que la bonne humeur qui l'avait envahie tout à l'heure ne s'était pas estompée. Je lui appris pour Itachi et ce fut la mienne qui retomba. Elle avait littéralement rayonnée. Un sourire éclatant l'avait illuminée et elle s'était exclamée :

_ Itachi va venir nous chercher ! O mon dieu, ça fait si longtemps ! Je parie qu'il est toujours pareil à lui-même.
_ C'est certain. Rétorquais-je sur un ton neutre. Toujours aussi cavaleur et crétin.
_ Pourquoi tu dis ça ? T'es énervé ou quoi ? Me demanda-t-elle avec un faux semblant d'inquiétude.
_ C'est rien, laisse tomber. M'exclamais-je. Je te retrouve vendredi devant la grille à l'heure pile.

Je m'en allais un peu précipitamment, mais cette scène m'avait vraiment agacé. J'avais mal, pas physiquement mais dans mon c½ur. Je ne pouvais pas expliquer ce que c'était et puis quand me vint la supposition d'être jaloux, je la chassais de suite. Je ne serais jamais jaloux d'Itachi surtout pour une fille quand bien même il s'agirait de Sakura. Je n'osais même pas imaginer comment elle avait pris mon attitude. Peut être venais-je de tout gâcher ? Je ne l'espérais pas.

Le jour J, je la retrouvais comme prévu devant la grille. Entre temps nous ne nous étions croisés que rarement et sans vraiment se parler. Ce matin-là, elle arriva souriante avec un petit sac et vêtu le plus simplement possible, ce qui lui allait très bien. Au loin, nous entendîmes les échos d'un gros moteur et je commençais à redouter le pire. J'avais raison. Quelques minutes plus tard, Itachi arrivait sur sa Ducati noire et vrombissante. Il arrêta son moteur devant nous et retirant son casque, scanda :

_ Salut les Jeunes ! Alors quoi de beau ?
Pitié ! Tout sauf la moto, c'est sa technique de drague soit disant infaillible. J'aurais peut être du lui dire que c'était Sakura enfin de compte.
_ Itachi ! S'exclama-t-elle.
_ Sakura ? C'est fou ce que tu as changé, un vrai canon !

Ça c'est le pompon ! Je crois que je vais regretter mon choix. Quelle catastrophe !

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# Posté le samedi 06 juin 2009 10:09

Modifié le lundi 12 octobre 2009 10:39

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 9 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !   [ Chapitre 9 ]
Chapitre 9 : Quel est le nom du frère d'Apollon ? Imbécile ! Non mais c'est pas vrai...

Point de vue : SAKURA HARUNO.

Itachi n'a pas changé d'un pouce. Toujours aussi grand et beau, Sasuke lui ressemble plus qu'il ne le veut croire mais c'est si flagrant. Je souriais de toutes mes dents, j'étais tellement contente de le revoir. N'ayant pas de frères ou de s½urs Itachi était devenu mon grand frère adoptif quand j'étais petite. Bien sûr quand il est partit, et Sasuke avec lui, je me suis de nouveau retrouvée fille unique.

_ Sasuke, pourquoi est-ce que tu ne m'a pas dit que c'était Sakura ?
_ Tu ne lui as pas dit ?! M'exclamais-je.
Il soupira.
_ Je ne lui ai pas dit parce que je lui ai raccroché au nez. C'est ta faute. Dit-il à l'encontre de son frère. Si tu ne disais pas que des conneries à longueur de journée...
_ Ouais, ouais... C'est la bonne vieille excuse. Maugréa Itachi en jouant le vexé.

J'étouffais un petit rire qui sembla ne pas leur échapper. Il y a longtemps que je ne les avais pas vu se disputer ces deux-là. Itachi sourit à son tour et Sasuke... rougit ! Non, j'ai dû rêver. Soudain je me rendis compte que nous étions trois mais que nous avions pour seul moyen de transport une moto. Il y a comme qui dirait un problème. Je regardais longuement le véhicule tandis que les frères Uchiha parlaient. Je ne suivais pas trop la discussion mais apparemment ils parlaient de ce « problème » également.

Doucement je tendais ma main vers la carrosserie noire de la Ducati. Elle était encore chaude. Les lignes étaient fines mais robustes, la peinture brillait au soleil et le cadran était immaculé. Un bel engin quand même.

_ Il est hors de question que je prenne le métro ! Cria Sasuke.
_ Dans le même genre, il est hors de question que Sakura prenne le métro seule et que tu sois avec moi sur la moto. Après on va s'imaginer des trucs...
Sasuke passait du rouge à l'écarlate. Il était comme une cocotte minute sur le point d'imploser.
_ Tu es...
_ C'est oui alors ! je t'adore Sasuke chou ! T'es le meilleur.

D'après ce que j'avais vu, Sasuke ne paraissait pas avoir dit oui, mais il est partit quand même en direction de la gare. A peine éloigné de quelques pas, Itachi me tira par le poignet et m'enfila un casque sur le crâne. Puis il enfourcha sa bécane et m'invita à le suivre. C'était la première fois que je faisais de la moto. Je n'étais pas très à l'aise et dès que le moteur vrombit j'entourais la taille d'Itachi. Quand nous roulions dans la ville, à vitesse raisonnable, s'était plutôt plaisant. On perçoit plus le monde alentour que dans une voiture. C'est une autre sorte de voyage et je dois dire qu'elle me plait assez. Tant que c'est en ville...

En effet, à peine Itachi eut-il prit l'autoroute qu'il chauffa le moteur et la Ducati s'emballa. Malgré le casque, je pouvais sentir le vent, mes cheveux fouettaient mon dos et ma respiration causait de la condensation sur la visière. Il se coucha presque dans un virage et je le serrais d'avantage en collant ma tête contre son dos.

Environ une demie heure après, il prit une sortie et nous arrivâmes dans une zone pavillonnaire. Le moteur raisonnait comme la foudre tellement l'endroit était silencieux. S'arrêtant à un feu, Itachi posa un pied au sol et souleva sa visière :

_ Tout va bien derrière ?
Je fis oui de la tête.
_ Tant mieux. Euh... c'est pas que j'aime pas au contraire mais, tu m'étouffes Sakura.
_ Pardon... Bafouillais-je en retirant mes mains aussitôt.

Il rit un peu et nous repartîmes au feu vert. Finalement un barrage se dressa et l'Uchiha n'eut qu'à tendre sa carte pour qu'on le laisse passer. Un peu plus loin, il éteignit le moteur et je pus descendre. Enfin ! Je retirais mon casque et m'ébrouais un peu. Itachi me regardait et j'étais mal à l'aise. Il me sourit et se dirigea vers un lieu d'agitation.

Il y avait un grand camion duquel sortaient et entraient des dizaines de personnes, puis des tables pleines d'écrans, des chaises, des caméras et un peu plus loin, une toile tendue et devant un tapis roulant. Sans hésitation, mon guide nous emmena devant un groupe et tapota sur l'épaule d'une femme. Elle se retourna et cria :

_ Itachi !
Aïe mes oreilles !
_ Shoko. Il lui fit la bise puis se tourna vers moi. Je te présente Haruno Sakura. Sakura voici Conami Shoko : la productrice du clip.
Elle me regarda, elle était petite avec des cheveux bruns mi longs aux bouts hérissés par du gel. Son regard était à la fois très doux et perçant, comme si elle était capable de déceler le moindre détail chez quelqu'un. Brusquement elle sourit et poussa des cris hystériques :
_ Vos cheveux ! HA ! C'est une merveille ! C'est la petite touche qui me manquait !
Par réflexe, je portais ma main à ma queue de cheval et bafouillais.
_ Je... Je peux porter une perruque si ça gêne.
_ Si ça gêne ?! Mais au contraire : ils sont parfaits. PARFAITS.
_ Sasuke a bien choisit on dirait. Déclara Itachi.

Au faites, où est-il celui-là ? Je suis sûr qu'il va faire la tête en arrivant parce qu'il a pris le métro. Et alors il va être insupportable et irritable au possible. Itachi a du souci à se faire, et peut être moi par la même occasion... Shoko retourna près de ses caméras et parla avec des techniciens. A plusieurs reprises elle me montra du doigt. A chaque fois qu'elle le faisait, mon c½ur se serrait.

J'étais angoissée, excitée et tout plein d'autres choses à la fois. Shoko Conami me faisait bonne impression, dans les magasines que j'avais lus, on disait d'elle qu'elle était impitoyable. Elle n'en a pas l'air. Enfin, on ne juge pas un livre à sa couverture...

_ Kagetora ! Beni ! Cria Shoko.
Deux personnes arrivèrent face à moi et à Shoko.
_ Occupez-vous d'elle mais attention ! Pas touche à ses cheveux, laissez-les longs.

Ils firent oui de la tête et me traînèrent dans un autre camion qui devait sûrement servir de coulisses. Nous passâmes devant le barrage de sécurité et je pus entendre un énergumène crier.

Point de vue : SASUKE UCHIHA.

_ Comment ça, je ne peux pas passer ?! Ecoutez il y a un mec qui a du passer en moto noire et en se la pétant grave avec une fille aux cheveux roses bonbon. Je suis avec eux.
_ Désolé, monsieur si vous n'avez pas de passe, je ne peux pas vous laissez passer.
J'ai envie de lui foutre mon poing dans la figure à ce vigil. Mais je ravalais ma rage et préférais hurler.
_ Itachi ramène tes fesses de grand frère à la con et laisse-moi entrer. ITACHI !

Mon énergumène de grand frère daigna enfin se montrer et m'aida à franchir la sécurité. Puis il me guida jusqu'à Shoko, qui excentrique comme jamais, ne cessait de me congratuler pour lui avoir trouvé une perle comme Sakura. Je ne compris pourquoi que lorsque Itachi me mena au maquillage et aux costumes. Apparemment ses cheveux avaient fait fureur...

Dans le camion qui servait de coulisse, il y avait beaucoup de monde : des figurants, des coiffeurs, des stylistes et elle. Sakura se trouvait au milieu de toute cette agitation, calme, entrain de lire son script bien qu'il n'y ait que peu de répliques voire pas du tout. On l'avait légèrement maquillé et essentiellement au niveau des yeux pour faire ressortir le côté triste de ses émeraudes. D'un coup, elle se tourna vers nous et me sourit, j'allais avancer quand Itachi me doubla avec un petit rire et se pencha sur Sakura.

_ Alors, qu'est ce que ça fait d'être traitée comme une princesse ? Lui demanda-t-il.
_ C'est désagréable. Rit-elle. J'ai horreur que l'on me maquille et que l'on m'habille, j'ai l'impression d'être une poupée.
_ Et tu veux être actrice ? S'exclama mon frère.
_ Je sais, ce n'est pas logique. Puis relevant les yeux vers moi : au fait Sasuke, ça a été le trajet ?

Elle n'aurait pas du en parler. Rien que d'y penser j'avais envie de tuer Itachi. Dans le métro, je m'étais retrouvé dans un wagon avec pour compagnie un gros bonhomme avalant hamburger puant sur hamburger gras, un gosse gâté pourri qui pleurait pour rien et une mignonne petite grand-père sourde comme un pot et bavarde comme une pie. Elle me racontait la vie de ses petits-enfants. Pas la sienne, celle de ses petits-enfants ! Non mais je vous jure. Et pour couronner le tout, j'ai faillit me faire voler. Autant dire, prendre le métro c'est toute une aventure.

Je lui répondis un petit oui histoire de ne pas faire que me plaindre et passais entre les mains d'un expert qui me transforma en amoureux transis et désespéré. Une fois prêts, Sakura et moi retrouvâmes Shoko qui était encore entrain de modifier la scène. Il y avait une grande rue bordée de tout son long par des rails qui feraient avancer l'objectif. La toile et le tapis roulant avait été retirés pour je ne sais quelle raison et un grand grillage avait été placé en plein milieu d'un jardin verdoyant. Nous remarquant enfin, la productrice nous rejoignit et nous résuma tout sans respirer :

_ Alors, je vous explique le clip. Vous êtes deux amoureux obligés de se séparer parce que le garçon, Sasuke, déménage. Il va y avoir quelques scènes où on vous voit chacun de votre côté triste et pleurant et puis toi, elle désigna Sakura du doigt, tu sors d'un coup et tu te mets à courir le long de la rue pour retrouver ton grand amour. Je pense que ça durera le temps d'un refrain. Arrivé devant chez ton amant, il y a un grillage, il te voit et te rejoint. Là, vous ferez tout un bidule où l'un se baisse l'autre se lève, vous essayez de vous toucher les mains et de vous regardez. Enfin bref !
Ce fut juste à ce moment qu'elle décida de respirer pour la première fois.
_ Le clip se termine par le départ de Sasuke, puis Sakura tu te diriges vers le panneau « À vendre » et tu y accroches une photo de vous avant de tomber au sol, évanouie. Ok ?
_ A peu près. Répondis-je.
_ Parfait et au fait ! Tout le clip se fait sous la pluie et ça tombe bien parce que la météo a prévu de la pluie.

Shoko rayonnait. Ce n'était pas son premier clip mais elle espérait qu'avec celui-ci sa carrière serait propulsée. Je jetais un coup d'½il à Sakura, elle souriait légèrement : sa timidité ou son angoisse ? je n'aurais su le dire. Moi dans tout ça, je ne savais si je devais désespérer ou sauter de joie. Shoko s'éloigna un peu. Elle retourna avec ses techniciens nous laissant tous les deux en plan dans le silence le plus total.

[ N.d.a : Si vous voulez écouter la musique du clip, c'est ce lien. ]

Quelques minutes plus tard, le travail commençait. Je fus le premier. Un cadreur m'expliqua les différents prises qu'il souhaitait faire et moi je devais juste agir en fonction. Shoko rajouta qu'elle voulait que je sois profondément triste mais que je ne pleure pas. Pas compliqué dans le genre ! Bref ! Je fis de mon mieux : j'envoyais valser des objets dans la pièce et cognais les poings contre les murs. Par moment je m'autorisais quelques rictus de haine ou parfois de nostalgie comme si je repensais aux bons moments du passé. On travailla une bonne heure, entre les différentes prises je jetais un rapide coup d'½il à Sakura. Le plus souvent elle me regardait en silence, assise sur le rebord du trottoir un peu plus loin mais par deux fois je la vis avec mon imbécile de frère et... D'accord, je suis jaloux parce qu'à moi elle m'en veux de l'avoir laissée et pas à lui. On est tous les deux responsables pourtant, non ?

Enfin mes prises furent terminées, on enchaîna avec celles de Sakura. Elle, elle ne devait pas jouer comme moi. Se sont les mots de cette chère Shoko Conami, autrement dit c'est difficile à décrypter. La fille du clip devait avoir un visage fermé, agir calmement et avec beaucoup de pauses signifiant qu'elle pensait. Pendant tout le discours, Sakura avait approuvé de la tête ou alors murmuré des « OK ». Son calme alors que c'était sa première fois m'étonnait.

Un technicien lança la musique et Sakura changea aussitôt de masque. Ses lèvres pulpeuses étaient devenues une mince ligne fermée, ses yeux fixait le lointain comme si elle était aveugle. Elle bougeait lentement en silence, lorsque ses mains se levaient pour saisir un objet, elles le faisaient au ralenti comme si le temps était complètement déréglé. Mais la meilleure prise, je crois, fut la dernière : celle juste avant qu'elle ne sorte dehors pour courir sous la pluie battante. Elle alla se placer selon l'angle de la caméra et se colla au mur. Là, elle ferma les yeux et se laissa glisser lentement le long de la palissade. Elle finit par s'asseoir, dos au mur, elle ramena ses genoux contre elle, les entoura de ses bras et rentra la tête dans ceux-ci. Sur le plateau personne ne bougeait, attendant de voir son expression. Brusquement, sans prévenir la tête de Sakura se releva brutalement. Un petit sourire en coin se dessinait sur sa bouche tandis que de son ½il gauche coulait une unique larme. L'assistance ne respirait plus. Rapide comme l'éclair Sakura se leva et courut pour sortir de l'angle de la caméra.

Pour elle la prise était finit mais Shoko ne donna pas le « coupez » de fin. Le cadreur, regarda son patron inquiet. Je fis de même mais fus incapable de déceler le sentiment de Shoko. Elle portait des lunettes et une casquette, alors... Et puis sans prévenir elle se mit à crier :

_ AH ! AH ! AH !
Trois cris courts mais aigus. Tout le monde se regarda alarmé.
_ C'est... C'est... SPLENDIDE ! MAGNIFIQUE ! DIVIN ! Cette petite à un don !
_ Shoko ? Demanda le cadreur.
_ Oui, oui bien sûr coupe. My God !
Elle sauta de sa chaise et se dirigea vers moi en retirant ses lunettes. Elle n'aurait pas du le faire ses yeux me pétrifièrent. A la place des iris elle avait des étoiles ! Non, non je ne rigole pas : ça fait comme dans les mangas !
_ Sasuke, je t'aime tu sais ! Elle s'accrocha à mon cou et embrassa ma joue pendant au moins vingt secondes. Tu m'as trouvé une perle, une déesse. Et toi, toi !
Là elle se tourna vers Sakura. La pauvre était complètement perdue devant l'excentricité de la productrice.
_ Toi tu es, tu es... Ma merveille !

Sakura sourit gentiment et se tourna vers moi. Là son visage se figea et puis ses yeux pétillèrent et ses lèvres s'allongèrent. Elle est si jolie quand elle sourit !


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# Posté le vendredi 12 juin 2009 12:53

Modifié le mardi 22 septembre 2009 13:05

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 10 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !    [ Chapitre 10 ]
Chapitre 10 : Un Apollon aura beau se perdre dans ses rêves, la réalité le rattrapera sous la forme d'une beauté.

Point de vue : SAKURA HARUNO

Je crois que je vais revenir sur mon jugement, Shoko n'est pas excentrique mais effrayante ! Pour moi qui ne la connais pas, ses crises d'hystéries de fan me font penser à une schizophrène. Pourquoi Sasuke ou Itachi n'ont-ils pas daignés me prévenir que la productrice était... Bon, folle serait un peu exagéré mais pas tant que ça ! Avec ses baisers, elle m'avait littéralement aplatie la joue ! Enfin ! Heureusement les Uchiha eurent la bonne idée de ne pas rire, s'ils avaient osés le faire, je n'aurais plus était maîtresse de mes actions.

Après mes prises, ont pris celles que je devais faire avec Sasuke, c'est-à-dire les souvenirs et la scène de la séparation. Je me sentais un peu moins à l'aise. C'est vrai que les sentiments qui me relient à Sasuke sont plutôt compliqués et difficiles à ignorer dans de pareilles situations. En y réfléchissant, ce clip ressemblait à notre histoire. Une séparation non voulue, un éloignement irrévocable... Sauf que là ils en ont dix-sept et que nous, nous n'en avions que six ! Je me demande si Sasuke l'a remarqué ? Peut être pas si, comme je le pense, cette histoire ne l'a pas touché outre mesure.

Une fois que nous eûmes joués les amoureux transis et tragiques, Shoko Conami décréta la pause de déjeuner et prépara le matériel pour l'averse prévue. Par rapport à cette dernière annonce, j'avais des réticences. Rien ne laissait prévoir dans le ciel que la pluie allait tomber. Le ciel était si bleu et pas un nuage à l'horizon ! Et puis, ne dit-on pas que la météo vise juste une fois sur deux ? J'avais encore le nez en l'air quand un bras passa autour de mes épaules :

_ Eh bas ! Si j'avais su que Shoko tomberait raide dingue de toi, j'aurais fait venir les paparazzis ! Plaisanta Itachi.
_ Tu crois qu'il va pleuvoir comme elle le pense ? Demandais-je la tête toujours en l'air.
Il m'imita et soupira :
_ Il vaudrait mieux pour nous, sinon elle ne va pas nous faire des crises d'hystéries joyeuses mais de folies furieuses et là, ce tournage va devenir un véritable enfer.
_ Tant que ça ?
_ Oh oui ! Shoko est une perfectionniste et quand ses plans sont contrariés... Les seuls qui arrivent à la gérer se sont Kagetora et Beni.
Je lui souriais un peu amusée.
_ Tu as mangé un truc ?
Je fis non de la tête.
_ Alors bouge pas, je vais te chercher un petit sandwich.
_ Merci.

Il s'éloigna en fredonnant la chanson du clip et je décidais d'aller m'asseoir sur le rebord du trottoir que j'occupais pendant les prises de Sasuke. Je les avais toutes très observées : lui aussi est un très bon acteur. Ce qui me surprenait le plus, c'était de voir des expressions de théâtre qu'il était incapable de faire dans la vie courante. Peut être suis-je dans le même cas ?

_ Je peux m'asseoir ?
Tiens ! Quand on parle du loup, on en voit le nez !
_ Ce n'est pas la peine de poser la question. De toute façon, tu te serais assis même si j'avais dit non.
_ C'est pas faux.
Il s'exécuta alors et se rapprocha très près de moi.
_ Alors ? Qu'est ce que tu en penses ?
_ C'est un drôle d'univers, mais je l'adore. Cette effervescence, tous ces gens qui courent dans tous les sens, qui crient, qui font tomber des choses... Les décors gigantesques qu'il faut monter et démonter. C'est comme un immense ballet !
Emportée dans ma description, je ne remarquais pas que Sasuke buvait mes paroles et souriaient à chaque comparaison. Par réflexe je me mis à rougir
_ Quoi, qu'est ce qu'il y a ? Qu'est ce que j'ai dit ?
_ Rien. Gloussa-t-il. J'ai l'impression qu'il y a deux personnes en toi, c'est tout.

Il n'ajouta rien et moi non plus. Sa phrase demeura un mystère complet. Plus tard, Itachi me ramena un sandwich qu'il qualifia de diététique et entreprit de narguer son frère qui ne pouvait s'empêcher de monter sur ses grands chevaux. Tout ceci me change de l'époque où Sasuke adulait son grand frère comme un Superman ou un Spiderman !

Ce ne fut qu'en début d'après-midi que le ciel commença à se couvrir. Il le fit rapidement d'ailleurs au grand plaisir de Shoko. Sasuke et moi passâmes au maquillage une nouvelle fois et on nous jeta dehors une fois le travail effectué.

C'est moi qui devais ouvrir le bal. La productrice avait insisté pour que je commence en courant le long de la rue vers la maison de mon « amant » pour tenter de le retenir. Alors qu'elle m'expliquait la scène je sentis une goutte, puis deux et enfin la pluie tomba dans un petit écho continu et cristallin. Je fus rapidement trempé de la tête au pied et me mit en place. Le parcours que je devais réalisé faisait environ un kilomètre, c'était en réalité le tour du pâté de maison. Un technicien se prépara à lancer la musique, Shoko, un caméraman et un conducteur montèrent dans la voiture qui devrait me suivre et Sasuke et Itachi se placèrent devant les écrans pour me suivre. Autant dire que j'avais un maximum de pression.

[ N.d.a : Si vous voulez la musique du clip, c'est ce lien ]

Un mot et c'est partit. Je n'eux pas besoin de refaire la prise mais une pause s'imposa, on me laissa dix minutes pour récupérer, le temps de bien préparer les décors et ensuite vint le grand moment. Sasuke était d'un côté du grillage, or champ et moi de l'autre. Je coinçais mes doigts dans les barbelés essayant de ne pas me couper. De nouveau on lança la musique et Sasuke s'approcha.

Je ne savais pas comment ça rendait sur écran mais moi j'étais toute chamboulée. L'expression de Sasuke était si belle, je tentais d'égaler son jeu mais j'étais bien loin de son niveau. Lorsqu'il se hissait sur la pointe des pieds, je me baissais pour toujours voir ses yeux et inversement. Une fois je me mis dos au grillage et il approcha ses lèvres de mon cou. Malgré la pluie je perçus son souffle. Puis nos mains se cherchèrent.

Finalement ; il s'en alla, laissant ses doigts le plus longtemps possible sur le grillage. Moi je restais encore quelques instants et me dirigeais ensuite vers le panneau. Avec mes cheveux trempés qui tombaient sur mon visage, je ne voyais pas grand-chose mais je pus quand même accroché la photo et ce fut avec soulagement que je me laissais tomber. Mon visage resta visible et mes cheveux s'enroulèrent autour de mes bras inertes.

_ Coupez !


Point de vue : SASUKE UCHIHA

Je reprenais ma respiration. Pendant quelques secondes il m'avait semblé ne plus laisser l'air entrer dans mes poumons. Mes paupières ne clignaient même plus. J'étais si... hypnotisé. Déjà pendant le clip j'avais du mal à ne pas lui dire tout ce que j'avais sur le c½ur, elle avait l'air si triste. Et le refrain de la chanson ne m'aida pas non plus, j'avais l'impression qu'elle parlait pour moi : « You're my only one ». Oui, Sakura tu es la seule à occuper toutes mes pensées, chaque seconde de ma vie. La pluie continuait de tomber mais je restais dessous, j'étais comme dans une bulle hors du temps. On passait autour de moi, courant dans tous les sens mais moi je ne bougeais pas, je ne regardais qu'elle. Je la voyais se lever gracieusement, se diriger vers la tante... Brusquement elle se tourna vers moi sans une expression. J'eus l'impression qu'on se fixait pendant des jours entiers mais...

Elle détourna les yeux au bout du compte, et fit face à Itachi. Mon idiot de frère tenait un grand parapluie qu'il passa au dessus de sa tête et se mit à sourire jovialement. Comme je lui enviais ce sourire si doux et si chaleureux ! Ils me firent signe de les rejoindre et j'obéis même si je traînais un boulet attaché à ma cheville.

_ Vous avez assuré tous les deux ! S'exclama Itachi. Franchement tout le monde était ahuris sur le plateau. Vous allez faire la une des magasines !
_ Abuse pas Itachi. Maugréais-je.
_ Tu doutes du talent de Sakura ?
_ Mais pas du tout ! Je sentais le rouge me monter aux joues. Jouer dans un clip c'est pas comme jouer au cinéma. Elle va sûrement décrocher d'autres petits rôles je n'en doute pas, mais de là à dire qu'elle va faire la une.
_ De toute façon, il n'y a pas que des bons côtés à faire la une, vous êtes bien placés pour le savoir. Chuchota-t-elle.
Nous en restâmes sans voix. Elle attendit un instant et puis se mit à rougir et plaça ses mains devant sa bouche, honteuse.
_ Pardon, je ne voulais pas dire ça. Je ne sais pas ce qui m'a prit...
_ C'est rien. Déclara Itachi en plaçant sa main sur son front. Tu dois être un peu fatiguée, je vais faire appeler un taxi pour toi et Sasuke, il commence à se faire tard...

J'opinais dans son sens et me rendit dans les vestiaires pour me changer. Sakura fit de même et sur le trajet elle ne cessa de répéter des « je suis désolée » ou des « je suis trop bête ». Rien ne me venait à l'esprit pour l'apaiser alors je ne lui disais rien. Une fois sec, je ressorti et ce fut Shoko qui m'accueillie un énorme sourire peint sur le visage. Je cois même qu'elle a battu Gaï à ce niveau enfin !

_ Où as-tu trouvé cette fille, Sasuke ? Me demanda-t-elle.
_ On est dans la même école. Répondis-je. Pourquoi ?
_ Comment te dire... Elle a vraiment très bien joué, mais... comment s'en sort-elle dans des comédies ?
Je restais interdit. Shoko devint beaucoup plus sérieuse tout d'un coup.
_ Si tu m'assures que Sakura joue très bien de la comédie ou même de l'absurde, je crierais partout qu'elle a du talent mais... Si ce n'est pas le cas : alors je te demanderais de prendre grand soin d'elle.
_ Shoko...
_ Pour être capable de copier le sentiment de profonde trahison comme je l'espérais, elle doit avoir vécut cela et ça a du avoir un grand impact sur sa vie.
_ Je ne le sais que trop bien ! M'emportais-je.
_ Sasuke, je... Je ne t'accuses pas et, même si tu es la cause de ce « traumatisme », je pense que tu es le seul capable de le lui faire oublier. Tu sais, je vous ai observés aujourd'hui et...
_ Sasuke ! Intervint Itachi. Le taxi est là. Où est Sakura ?

Si j'avais eu une batte de base ball, un club de golf ou même un bâton de pèlerin, j'aurais envoyé Itachi tout droit à l'hôpital dans une chambre de soins intensifs. Mais, malheureusement, je n'avais rien de tout ça. Je dus me contenter de serrer les poings et d'attendre Sakura sous la tente de production. Shoko Conami ne revins pas sur ses dires et me laissa mariner. Peu de temps après, quand Sakura montra enfin le bout de son nez, il y eut une scène d'adieu et nous montâmes dans le taxi.

Le chauffeur était un vieux bonhomme de 40 ans à la calvitie précoce mais sa voiture était tout ce qu'il y avait de plus propre. Je lui donnais l'adresse et il fit démarrer le moteur. Soudain, je sentis un poids sur mon épaule, doucement je tournais la tête et souriais tristement. Elle dormait profondément, là, sur mon épaule. Ses lèvres n'étaient pas marquées par la tristesse, ses yeux n'étaient pas cernés : elle semblait en paix. Dans un univers où je n'avais pas ma place puisque je devais représenter tout ce qui la faisait souffrir. Mais d'un côté j'espérais du plus profond de mon c½ur que Shoko avait raison : je voudrais pouvoir soigner la blessure que je lui ai faite. Je voudrais être le seul capable de la comprendre, dans sa joie et dans son malheur. Discrètement je saisis une de ses mains et plaçait ma tête au dessus de la sienne en fermant les yeux comme pour donner l'illusion que je dormais.

Nous arrivâmes vers 22 heures. Je payais le taxi et il me salua non sans me dire que j'avais la chance d'avoir une petite amie si mignonne. Si seulement il savait ! Je n'avais pas réussit à réveiller Sakura et je n'avais pas eu le courage non plus de la tirer de ses songes merveilleux. Alors je la tenais dans mes bras, sa tête appuyée contre mon épaule, un de ses bras enroulés autour de mon cou et ses jambes battant dans le vide. Je me fis réprimander par Ibiki Morino, le surveillant, puis je me dirigeais vers sa chambre.

Cette dernière était ouverte et je n'eus qu'à déposer Sakura sur son futon et à la couvrir d'une couverture. J'allais partir quand elle attrapa mon poignet. Je me retournais surpris. La lune éclairait faiblement son visage le baignant d'une clarté argenté. Ses yeux brillaient plus que les étoiles et me fixaient, moi. Je crus rêver mais le fait d'entendre sa voix dissipa tous mes doutes :

_ Merci pour cette journée Sasuke.
_ Bonne nuit. Disais-je.

« Bonne nuit ! Bonne nuit ! Si douce est la tristesse de nos adieux que je te dirais : bonne nuit ! Jusqu'à ce qu'il soit jour. »

A ces répliques mon c½ur s'emballa, j'eus une envie irrépressible de la prendre dans mes bras et de m'enfuir avec elle mais je ne pouvais pas. Moi qui l'ai tant fait souffrir, moi qui ne la fais que souffrir, moi qu'elle hait je ne peux lui imposer mes sentiments. Je dois les laisser me noyer mais en aucun cas la noyer elle. Je ne serais jamais un Roméo tandis que elle, elle sera toujours une Antigone se sacrifiant pour ceux qu'elle aime. Sa main me lâcha mollement emportée par Morphée et je m'arrachais enfin à elle.

Je ne pus m'endormir paisiblement cette nuit-là. Comme dans un vieil album photo, des souvenirs remontèrent à la surface. Un me marqua plus que les autres : c'était le jour de mon déménagement. J'étais froid, ni triste, ni heureux de partir mais je savais que quelque chose dans mon c½ur s'était brisé. J'étais partit sans lui dire au revoir, mais dans la voiture d'Itachi, sur la plage arrière, je la vis me courir après. Elle criait, pleurait et puis elle finit par tomber. J'aurais voulu qu'Itachi arrête la voiture mais il ne le fit pas. Alors que je continuais de m'éloigner je la vis relever la tête et crier « Je te hais ! Je te déteste ! Sasuke ! ». DRING ! Je me réveillais en sursaut en sueur, la respiration haletante. Pourquoi ? Pourquoi cette scène me revenait-elle si soudainement ? Je n'avais qu'une envie me changer les idées : je me dirigeais vers la salle de bain dans le but de me prendre une douche froide. Il faut que j'oublie !

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# Posté le jeudi 18 juin 2009 14:23

Modifié le lundi 12 octobre 2009 10:40

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 11 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !  [ Chapitre 11 ]
Chapitre 11 : Coup de foudre mais pas sentimental, quoique... Un rival pour Apollon ?

Point de vue : SAKURA HARUNO

En me réveillant ce matin-là, j'eus la désagréable impression d'avoir dit quelque chose que je n'aurais pas du dire. Cette idée me turlupina toute la matinée jusqu'à ce que je vois Tayuya et Kimimaro dans la cour. Etrangement, la vue de ce petit couple heureux et sincère me serra le c½ur et j'eus envie de pleurer. Je n'en cherchais pas la raison tout de suite et préférais les observer. Tayuya était juste devant Kimimaro : droite, les cheveux roux légèrement balayés par le vent et jouant de la flûte. C'était un si joli morceau ! La mélodie m'envoûta et je fermais les yeux pour en percevoir chaque couleur. Même si je ne connaissais pas les notes, elles résonnaient en moi et me procuraient une douce sensation de paix et d'espoir aussi...

Kimimaro quant à lui, était devant un chevalet, une palette de peinture dans la main et se concentrait pour représenter la jeune fille avec le plus de sentiments possibles. A cause de l'ombre que projetait le cerisier, je ne voyais pas l'expression de son visage mais je me doutais que celle-ci était infiniment belle. De peur de le déranger, je m'approchais en silence dans son dos et observais la toile. Quelle merveille ! Tayuya était complètement différente sur le tableau : on aurait dit une fée ou une princesse. Ses lèvres étaient semblables à un bouton de rose et ses joues rosies. Je retenais mon souffle quand la voix grave de Kimimaro m'interpella. J'aimais beaucoup l'écouter, ses mots semblaient si poétiques...

_ Dis-moi, quelle impression te donne ce tableau ?
_ On dirait que Tayuya est une princesse. Enfin elle est la tienne mais...
_ Je l'ai raté... Chuchota-t-il.
_ Hein ?! Mais... Non. Je ne trouve pas, au contraire ! Il est magnifique.
_ J'aurais souhaité qu'on la voit comme une déesse.
_ Ne dis pas de bêtises ! M'emportais-je. Mieux vaut être princesse que déesse. Les déesses n'ont pas de libre-arbitre, leurs actions sont guidées par le commun des mortels. Elles ne peuvent ni aimer, ni haïr. Tandis que les princesses, même dans leurs cages dorées ou leurs donjons scellés, peuvent aimer n'importe qui : que se soit un roturier ou un riche héritier.
Je laissais une pause, attendant que Kimimaro se retourne vers moi mais il continuait de fixer droit devant lui. Je n'aurais su dire s'il s'agissait de la peinture ou du modèle.
_ Tayuya ne peut pas être une déesse, se serait bien trop triste. En revanche si tu fais d'elle ta muse alors peut être que... Peut être que tu pourras la peindre de telle façon que personne ne puisse faire un commentaire sur sa beauté et qu'elle soit tout à toi.
_ Seulement si elle était tout à moi, ne serais ce pas égoïste de ma part, ne serait-elle pas alors une colombe condamnée à se balancer dans sa cage ?
_ Mais l'amour est égoïste. Si on aime quelqu'un, c'est que l'on a choisit de donner son c½ur qu'à cette seule personne. Mais alors que fait-on des autres qui en réclame une part ? L'amour est égoïste et c'est parce que tu penses une telle chose que je sais que tu es amoureux.

Pour la première fois, il se retourna vers moi avec un sourire plein de gratitude. Je lui répondis de la même manière et commençais à m'en aller. A peine eus-je fait quelque pas, que la musique s'arrêta, je lançais un coup d'½il discret derrière moi pour voir Tayuya se précipiter au bras de son petit ami. C'est si mignon ! En y repensant, je m'en voulais de m'être emporter face à ce pauvre dessinateur. C'est vrai que ce n'est pas sa faute mais le fait de voir des gens fermer les yeux et penser aux conséquences alors que l'amour est à leur pied me rend malade ! Après tout, ne dit-on pas que quand on aime, on ne compte pas ?

Je m'éloignais le plus possible du petit couple pour leur laisser de l'intimité et vagabondais tout le reste de le journée dans l'école. Une semaine se passa ainsi, sans grande aventure ni grande nouvelle. Chaque jour je parlais avec des personnes différentes. Une fois j'assistais à une répétition entre Ino et Kiba pour leur prochain ballet : Casse-Noisette. Une autre, j'écoutais un concert improvisé des jumeaux Ukon et Sakon, et puis parfois je le croisais. On parlait un peu, de pas grand-chose et cela m'étonnait. Je ne m'en rendis compte que plus tard mais depuis le jour du tournage de Shoko Conami, il avait (encore) changé. J'avais l'impression que le seul fait de me voir lui causait des troubles monstrueux, comme si j'étais un traumatisme.

Je réfléchissais encore à la question lorsque un bruit assourdissant me fit sursauter et les plombs avec moi. Le tonnerre venait de gronder si fort et l'électricité avait sauté. Tremblante, je me glissais sous mes couvertures rapidement et rabattais l'oreiller sur ma tête pour tenter de couvrir le bruit de la pluie martelant ma vitre. Rien n'avait put prévoir qu'un typhon passerait aujourd'hui ! J'ai tellement... peur. Oui, je l'avoue ! J'ai une peur panique des orages : la foudre, le tonnerre, tout ça c'est pas mon truc. Il y eut un deuxième coup et par réflexe, je me recroquevillais d'avantage. Faites que je m'endorme rapidement, pitié !

Je ne sais pas combien je restais dans cet état à me répéter que ce n'était rien mais je sais que le tonnerre ne s'arrêta pas de gronder. A travers mes draps je voyais les flash des éclairs et peu de temps après un écho. Soudain, j'entendis ma porte grincer. Je me relevais en hâte, ouvrais les yeux et fixais ma porte. Il y avait quelqu'un, là, dans ma chambre. Il me fixait j'en étais sûre, qui était-il ? que voulait-il ? Je n'eus pas le temps de chercher les réponses, un autre coup de tonnerre et je rejetais les couvertures pour sauter dans ses bras. Il ne parut pas étonné. Au contraire c'est comme s'il avait anticipé mon geste. Ses bras se refermèrent sur mes épaules et son menton appuya sur le haut de mon crâne. Un éclair et je serrais sa tunique tellement fort que je crois l'avoir déchirée.

_ Calme-toi, Sakura. Ce n'est rien, je suis là. Calme-toi. Murmura une voix.
_ J'ai...
_ Je sais. Chut ! Calme-toi.
Cette voix... je suis sûre que c'est lui. Et puis qui d'autre se pourrait-il être ? Son menton se dégagea de mon crâne et à la place une main se mit à caresser mes cheveux.
_ Sasuke ? Demandais-je.
_ Oui.
Je le savais ! Mais... AH ! J'ai si peur ! Ce tonnerre qui ne cesse de résonner. Je sentis alors de l'eau sur mes joues. Je pleurais ? ça alors !
_ Tu devrais retourner dans ton lit et essayer de dormir.
_ Non, je n'y arriverais pas. J'ai tellement peur ! s'il te plait reste avec moi. Cette nuit... s'il te plait Sasuke...

Je n'avais aucune idée de la raison pour laquelle je disais ça et pourquoi je lui disais ça à lui. Mais... j'avais une horrible envie d'avoir quelqu'un à mes côtés. De sentir une présence réconfortante, une main chaude dans ma main. Et c'était lui qui était là, lui qui me réconfortait et me faisait pleurer à la fois. Quelle... ironie ! Peut être qu'en définitive, les personnes qui vous font souffrir sont celles qui vous comprennent le mieux.

Lentement, il me poussa vers mon futon et m'obligea à me rendormir. Il rabattit les couvertures sur moi et s'adossa au mur juste à côté sans me lâcher la main. Il avait compris. Je m'allongeais de son côté et mettais ma deuxième main sur la sienne. Avant de sombrer je lui murmurais :

_ Merci Sasuke. Merci pour tout.

Point de vue : SASUKE UCHIHA

Et voilà les rôles sont inversés. Et dire qu'à une époque c'est moi qui lui avais dit ça et je l'avais fait pleurer et cette nuit c'était elle qui me le disait et déchirait mon c½ur. Mais tout comme moi peut être ne pensait-elle pas à mal ? En entendant le premier coup de tonnerre, j'avais immédiatement penser à elle. Je sais que depuis toute petite, elle en a une peur panique. Enfin, dans ces temps-là, ses parents venaient la rassurer mais aujourd'hui qu'elle est toute seule qui le ferait ? Qui savait pour sa phobie ? Et alors les mots de Shoko me revinrent en mémoire et je sus que si je voulais réparer mes erreurs, effacer ce traumatisme, je devais commencer aujourd'hui. Je devais tenter quelque chose.

Voilà pourquoi je lui avais rendu visite et j'avais eu raison. Je ne savais pas que mon c½ur pouvait autant tambouriner dans ma poitrine à la simple vue de son visage effrayé et de ses larmes brillantes à cause des éclairs. Je ne m'attendais pas non plus à ce qu'elle saute dans mes bras mais lorsqu'elle le fit, je réagissais comme si cela avait été toujours ainsi. Comme si je savais la rassurer et lui dire les mots qu'il faut.

Et puis maintenant, me voilà dans sa chambre pour la deuxième fois, me voilà avec elle entrain de me remémorer le passé et de voir mon c½ur se morceler d'avantage. Un frisson me parcourut la colonne vertébrale et dans la foulée, les mains de Sakura exercèrent une pression sur la mienne.

_ Tu as froid ? Me demanda-t-elle.
_ Non, ce n'est rien. Rendors-toi.
Mais elle ne semblait pas vouloir m'écouter. Entre deux éclairs, elle se leva de son futon et s'installa à côté de moi. Elle passa sa couverture qu'elle avait emmenée autour de nos épaules et se colla à moi.
_ Il ne faudrait pas que tu tombes malade maintenant, pas vrai ?
_ Hum. Approuvais-je en me demandant si elle allait vraiment mieux. Et toi... ça va ?
_ Je...
Elle laissa un silence et finit par ne pas répondre. Je ne lui en demandais pas plus.
_ Pourquoi est ce que tu es si... triste ces temps-ci ? Murmura-t-elle.
_ Je ne suis pas triste. Répondis-je de but en blanc.
_ Ah...

La foudre retentie de nouveau et mit fin à notre conversation. Sakura colla son visage contre mon bras et se mit à tirer sur ma chemise. En prenant garde de ne pas trop faire bouger le drap instable sur nos épaules, j'attrapais sa petite main et la serrais entre mes doigts. Elle soupira mais ne releva pas la tête pour autant. La soirée se passa ainsi et au matin, lorsqu'elle se réveilla, je retournais dans ma chambre ni vu ni connu.

Comme l'avait annoncé le typhon de la veille, aujourd'hui fut une journée pluvieuse. Des trombes d'eau se déversaient ça et là et nous empêcher de sortir tous autant que nous étions. L'activité principale devint alors la télévision dans la salle commune au rez-de-chaussée. Lorsque j'y descendais, tout le monde était déjà là, massé sur les canapés. Tayuya assise devant Kimimaro qui l'entourait de ses bras, Ino la tête penchée sur Kiba, les jumeaux Ukon et Sakon assis en tailleur par terre et Sakura sur un petit fauteuil entourée de Suigetsu à sa droite et Juugo à sa gauche. La télévision était réglée sur je ne sais quelle chaîne et actuellement c'est la pub qui faisait tout le programme.

_ Il ne manquait plus que toi, Sasuke ! S'exclama Suigetsu. Tu viens t'asseoir à côté de nous.
Il glissa le long de l'accoudoir pour s'asseoir sur le carrelage, appuyée contre les jambes de Sakura qui rigola de son geste et moi je prenais sa place.
_ Qu'est ce que vous regardez ? Demandais-je.
_ Les clips. Me répondit Kiba. Il n'y a que ça d'intéressant.
Surpris, je tournais la tête vers Sakura et elle afficha le même air que moi. Attendaient-ils de voir notre clip ?
_ Eh ! Mais ce ne serait pas Hinata ? Lâcha Ino en se redressant.
_ Hein !

Tout le monde porta alors un regard attentif devant l'écran. Il y avait un pub qui faisait la promotion d'un nouveau parfum. Le spot mettait en scène un jeune couple endormi dans un lit, et puis la jeune fille se levait vêtue d'une simple chemise et de ses sous vêtements. Avec une douce musique elle se dirigea vers le balcon de la terrasse et s'y accouda. Brusquement elle tourna sa tête et tout le monde retint son souffle. Mais oui ! C'était bien elle. Elle esquissa un sourire séducteur et la voix OFF déclara : « Et si la tentation n'était plus un pêché ? Fruit défendu, le nouveau parfum de Hitoshi Ichimura. »

_ Oh la bombe ! S'exclama Sakon.
_ Tu l'as dit bouffi ! Qu'est ce qu'elle est sexy ! Rajouta Ukon.
Les jumeaux pervers venaient encore de frapper !
_ C'est Hinata ? Waouh ! S'enthousiasma Ino.
A côté de moi, je sentis Sakura bouger et je la vis sortir son téléphone tout en riant doucement.
_ Tu comptes l'appeler ? Demandais-je.
_ Bien sûr, je ne vais pas la laisser passer à la télé sans la congratuler au point de la rendre rouge comme une pivoine.
_ Attends un peu alors...
_ Bah pourquoi ? Elle me regarda à la fois amusée et étonnée.
_ Parce qu'à tous les coups, un abruti blond que l'on connaît très bien et entrain d'exploser son forfait pour parler à sa douce princesse.
_ Tu veux parler de Naruto ?
_ Qui veux-tu que ça soit d'autre ?
Elle sourit et nous nous contemplâmes quelques minutes sans trop penser. Puis, Ino s'écria une deuxième fois et les autres la suivirent cette fois. Une musique que je ne connaissais que trop bien résonna dans tout le salon.
_ Dites-moi que je rêve... Chuchota Suigetsu.
Il se retourna vers nous, ahuri.

Sakura était devenu toute rouge et moi je l'aurais été si je n'avais pas tenté de cacher mon trouble. Les regards étaient à la fois rivés sur nous et sur la télévision. Peut de temps après, un commentateur annonçait : « Et voilà, voici le nouveau clip produit par Shoko Conami et il semblerait que celui-ci reste dans les annales. En effet on se demande qui peuvent bien être cet Apollon ténébreux et cette beauté à la chevelure rose ? Qui que vous soyez, Conami a du décrocher la palme grâce à vous ! »

Je trouve qu'ils ont toujours tendance à en faire trop ces commentateurs. Tayuya coupa le son avec la télécommande et l'attention se reporta vers nous. Comme à son habitude c'est Suigetsu qui mit le tout au clair.

_ Eh bien, on dirait que j'ai un rival.
_ Hein ? Murmurais-je.
_ Fais gaffe à tes fesses, Sasuke ! C'est moi qui gagnerait le c½ur de Sakura.
_ Mais qu'est ce que tu racontes Suigetsu ? S'exclama Ino, larguée, comme nous tous.
_ OK, aujourd'hui je l'avoue, Sakura est ma nouvelle proie.

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# Posté le dimanche 21 juin 2009 06:22

Modifié le jeudi 23 juillet 2009 11:41

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 12 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !   [ Chapitre 12 ]
Chapitre 12 : Ce que nous appelons une rose embaumerait autant sous un autre nom. Ainsi, quand Apollon ne s'appellerait plus Apollon....

Point de vue : SAKURA HARUNO

Je riais jaune, aurait-il perdu la tête ?! Pauvre Suigetsu il a du se prendre un coup. Sinon pourquoi annoncerait-il ça comme ça, sans raison apparente et juste après avoir vu ce clip ? Décidément je ne comprendrais jamais les garçons.

_ QUOI ! Hurla Ino.
Je la regardais et en même temps je plaignis le pauvre Kiba qui, d'ici se soir, n'aura certainement plus de tympans.
_ Sakura... Veux-tu sortir avec moi ? Déclara Suigetsu
_ Mais...
_ Arrête ton char, Suigetsu ! Lâcha une voix froide. Tes conneries ça va bien cinq minutes mais là c'est soûlant.
_ T'es jaloux, Uchiha ?
_ Non. Agacé plutôt.

La situation était totalement entrain de dégénérer et je ne savais pas pourquoi. Je ne savais même pas si tout ça n'était qu'une mascarade ou la triste réalité. Sasuke se leva de l'accoudoir et Suigetsu fit de même pour lui faire face et soutenir son regard. Non ! Là ils allaient trop loin. A mon tour je me levais et me glissais entre les deux, face à Sasuke.

_ C'est bon, arrêtes : il plaisante. Ordonnais-je.
Il me regarda et se calma peu de temps après mais de telle façon que je puisse être la seule à le voir.
_ Non, je ne plaisante pas ! Une poigne forte m'agrippa par les épaules et me retourna vers elle. Si tu savais comme tu me plais Sakura. Depuis la rentrée, je crois que je suis amoureux de toi et...
_ C'est bon maintenant ! Cria Sasuke qui entraîna, dans la foulée, la venue des garçons pour éventuellement les séparer
_ Ferme-là toi ! Tu n'es pas amoureux d'elle que je sache, et tu n'as même pas l'air de tenir à elle.
La réplique de Suigetsu me blessa, sans que je sache pourquoi et je détournais mon regard.
_ Tu es toujours entrain de la rabaisser et de te moquer d'elle. Tout le monde sait ça ici, alors ne me fais pas croire que tu t'inquiètes pour elle et que...
_ STOP ! Hurlais-je à bout. Qui es-tu pour le juger ?! Et toi, je me tournais vers Sasuke, qui es-tu pour te mêler de mes affaires ?! Hein ? Il n'y en pas un pour rattraper l'autre.
_ Sakura... je... tenta Suigetsu, mais j'en avais vraiment assez.
_ Non. Que les chose soient bien claires : je ne suis amoureuse de personne. Ni de toi, ni de Sasuke.
_ Mais je n'ai jamais dit que...
_ Je n'ai pas finit ! Je refuse que sous prétexte que l'un d'entre vous ait des sentiments pour moi, qu'il injurie l'autre ou le blesse. Je ne suis et ne serais à personne ! C'est bien clair ?
Suigetsu opina du chef mais Sasuke ne réagit pas.
_ Je suis désolée, Suigetsu... Terminais-je. Mais je... je ne crois pas que tomber amoureux de moi soit la meilleure chose que tu es jamais faites.

Puis je m'en allais. A peine sortie du salon, je me mis à courir vers la bibliothèque et me perdis dans les rayons de pièces tragiques. Emotionnellement à bout, je m'asseyais par terre et fermais les yeux. J'aurais presque pus m'endormir si mon téléphone ne s'était pas mis à vibrer. Lasse, je le décrochais :

_ Allo ?
_ Depuis quand t'es une superstar ?! S'exclama une voix.
_ Naruto ?
_ En chair et en os, ou plutôt en voix et en grésillement. Il rit. Je tenais à te féliciter pour le clip.
_ Merci. Tu as déjà appelé Sasuke ?
_ Non, tu es la première. Avoua-t-il.
_ Et Hinata ?
_ Elle m'a chargée de te passer le bonjour et de te féliciter. Je l'ai eu tout à l'heure. Elle regrette de ne pas pouvoir t'appeler mais elle avait un truc familial alors...
_ Je comprends. Petit à petit ma bonne humeur revenait. Et sinon, tes vacances ?
_ Très chouette, si on n'oublie le fait que je doive surveiller mon père vingt-quatre sur vingt-quatre pour éviter qu'il ne poursuive des jeunes filles dans la rue.
J'étouffais un rire.
_ Content de t'entendre rire...
_ Merci...
Nous laissâmes quelques minutes de silence puis...
_ Bon c'est pas tout ça mais il faut que j'appelle l'autre narcissique sinon son ego va en prendre un coup. Je te laisse. Bye !

La communication se coupa et je refermais mon téléphone dans un grand soupir qui en disait long. Ensuite, je passais le reste de ma journée entre les étagères à lire les pièces que je ne connaissais pas encore et à rechercher sur Internet des photos des différentes théâtralisations. Je m'occupais ainsi l'esprit et ce fut juste avant de me coucher que je recommençais à penser à Suigetsu et Sasuke.

Les deux m'avaient surpris. Qui est ce qui avait pris à Suigetsu de me déclarer sa flamme, comme ça devant tout le monde ? Et qu'est ce qui avait pris à Sasuke pour qu'il s'énerve à ce point et pour pas grand-chose en plus ? Les garçons sont vraiment difficiles à cerner. Mais peut être qu'eux aussi pensent ça de nous... Pour la troisième fois je me retournais dans mes couvertures et fermais les yeux. Cette fois c'est un souvenir qui vint me troubler : devant Itachi aussi, Sasuke avait perdu ses moyens. Enfin, pas vraiment, mais il avait eu tendance à réagir au quart de tour aux insinuations de son frère alors que quand c'était Naruto, il était aussi imperméable qu'un androïde. Et puis, petits c'était pareil ! Quand des garçons s'approchaient trop de moi, soit pour m'embêter, soit pour jouer avec moi, il se ramenait tout de suite et m'emmenait loin d'eux. A l'époque je n'y faisais pas attention mais maintenant...

Je ne pense pas qu'il soit jaloux. Quoique... Non ! Peut être est-il égoïste ? Peut être croit-il que le seul garçon avec lequel j'ai le droit de bien m'entendre soit lui ? Se ne serait pas étonnant de sa part, même si on ne peut pas appeler nos liens une « bonne entente ». Enfin !

Je parvins à trouver le sommeil tard, mais ce ne fut pas le cas pour toutes les autres nuits des deux mois qui passèrent. Je m'occupais comme je pouvais et l'incident qui s'était produit ne fut plus mentionné. Et puis, la veille de la rentrée arriva et je sautais de mon lit de bonne heure, impatiente de retrouver Hinata, pour entendre le récit de ses vacances.

Point de vue : SASUKE UCHIHA

Pour la première fois depuis trois ans, je décidais de traîner au lit. A midi et demi, j'étais toujours sous ma couette, dans une sorte de sommeil hypnose ou que sais-je ! D'une, demain les cours reprendraient, de deux : je vais devoir revoir mes plans pour fuir des fans et trois, Naruto revenait ! Déjà que au téléphone il est collant et c'est difficile de le voir nous lâcher la grappe mais en grandeur nature...J'arrive déjà à entendre sa voix au loin. C'est bon, il a réussit à me rendre fou ! Mais... Mais non, il est bel et bien là en train de crier je ne sais quoi de la cour.

J'étais décidé à en être sûr alors je me levais et me dirigeais vers ma fenêtre pour l'ouvrir en grand. J'entendis alors des hurlements hystériques parce que j'étais torse nu et un idiot qui criait des idioties (c'est logique).

_ Oh, Sasuke-rapunzel ! Ma belle Sasuke-rapunzel, descend tes longs cheveux d'ébènes que je puisse te rejoindre et gravir ton imprenable tour d'ivoire. Ma belle Sasuke-rapunzel, je me languis de tes doux baisers, de la chaleur de ton corps contre le mien...

Mais je rêve ! C'est abruti est encore plus idiot que quand il est partit et puis, c'est quoi ce monologue ?! Je jetais un coup d'½il dans la chambre pour voir une chaussure. Ça fera l'affaire. Je la prenais et me redirigeais vers la fenêtre. On vise, on arme et feu ! En plein dans le mille et cinquante point pour le plus fort des Uchiha, et le plus beau...

Je me mis à rire en voyant Naruto étendu par terre, l'empreinte de ma chaussure sur le visage. Je ne sais pas s'il grommela ou pas mais en tout cas, il sembla reprendre ses esprits et ne récita plus de monologue absurde et débile. Mais où est-ce qu'il va chercher tout ça ? Finalement, ma conscience me provoqua des remords et je descendis le retrouver dans la cour.

Je passais par les couloirs, puis débouchais sur l'allée de colonnes où je pus apercevoir d'autres arrivants et elle. Je me demandais d'ailleurs ce qu'elle faisait là ? D'après ce que je savais Hinata et Karin n'arrivaient que ce soir... Soudain, je vis un garçon se relever et elle, elle bafouillait des excuses et rougissait à vue d'½il. Curieux, je m'approchais et percevais quelques bribes de la conversation :

_ Je suis vraiment désolée, je... Est-ce que ça va au moins ? Je ne t'avais pas vu et...
_ Ne t'inquiètes pas. La coupa-t-il. Ce n'est pas grave, je ne me suis pas fait mal et toi non plus, c'est le principal.
Ah ! La réplique du dragueur en profondeur ! Sakura rougit encore plus, mais qu'est ce qu'elle lui trouve à ce... beau parleur !
_ Encore une fois, je suis désolée.
Elle s'inclina respectueusement et ses cheveux suivirent son mouvement et cachèrent son visage.
_ Arrêtes, ce n'est rien je t'ai dis. Attends.
Il se mit à fouiller dans son sac à dos et en sortie une feuille de papier. Puis, avec des gestes rapides et précis, il confectionna un origami en forme de rose et la glissa devant le visage de Sakura, toujours inclinée.
_ Prends ça.
_ Mais... Bégaya-t-elle.
_ Elle n'est pas empoisonnée. Il rit. C'est juste pour te faire comprendre que je ne t'en veux pas. Et puis, c'est toujours plus agréable de se faire bousculer par une très belle jeune fille que par un garçon boutonneux.
A mon grand étonnement, Sakura ria doucement de sa remarque et saisit la rose en papier tandis que le mystérieux inconnu s'éloignait.
_ Au fait, je ne t'ai pas demandé ton nom ?
_ Saï. Mais moi je sais qui tu es, Sakura.

J'étais... cloué. De un, Sakura fondait pour un beau parleur. De deux il lui avait offert une fleur et fait la cour. Oui, faire la cour parce que vu sa façon de parler c'était pas de la drague, et de trois, Suigetsu avait lui aussi assisté à l'échange. Alors que Sakura s'éloignait vers la cour, il vint me rejoindre et s'appuya dos à une colonne avant de me toiser avec dédain. Je soutenais son regard. Depuis « l'incident », nous ne nous étions pas adressé la parole. Soudain il soupira de lassitude et vint s'affaisser contre mon épaule.

_ Bon sang, mec ! A quoi ça sert de te mettre la pression, si t'es pas foutu de faire un effort ?
Je n'ai strictement rien compris.
_ Hein ?
_ T'es pas lucide dans le genre, pas vrai ? Ecoute, si tu continues à te planquer derrière ton mur de cristal, c'est sûr qu'elle va partir avec un autre. Et je ne crois pas que se soit ce que tu souhaites ?
_ Mais de quoi tu parles ? Demandais-je, agacé.
_ Mais de Sakura, crétin ! Putain mais t'as un truc devant les yeux ou quoi ?! Tout le monde sait que tu en pinces pour elle, à part elle peut être mais bon...
_ Je n'en pince pas pour...
_ Oh, eh ! C'est bon ! Me fais pas le coup de l'innocent ! je ne suis pas le seul à m'intéresser à elle. D'après certaines rumeurs, Gaara lui aussi ne serait pas insensible sans oublier ce cher Saï et moi... A ton avis pourquoi est-ce que je lui ai fait une déclaration ?
Je l'écoutais attentivement, je faisais tous les efforts du monde pour me retenir de m'en aller en vitesse et pour l'écouter mais ses mots sonnaient creux. Je ne comprenais ni le contexte ni le but de cette conversation.
_ Sasuke, tu es vraiment... un idiot ! Pire que ce Uzumaki... je t'ai aidé sur ce coup-là mais compte pas sur moi pour la suite. Moi aussi j'aime Sakura et je ferais tout pour avoir une chance mais si je sais qu'elle est infime. Alors bouge tes fesses et prends les devant avant qu'un abruti ne te la prenne.
Il s'en alla, me laissant avec mes incertitudes, puis il revint dans mon dos et forma un pistolet avec ses doigts et l'appliqua sur ma tempe.
_ Et au fait, joues pas au con !

Comme si j'avais besoin de lui pour le savoir. Il partit en rigolant et je poussais un long soupir de lassitude. Mais qu'est ce qu'ils ont tous dans cette école, à parler par énigmes. D'abord il y avait les moments tragiques de Naruto, ensuite Hinata et puis Gaara et voilà que maintenant Suigetsu s'y mettait ! Et après je m'étonne que j'ai mal au crâne.

Résigné, je reprenais le chemin de la cour pour rejoindre Naruto. Cependant je n'arrêtais pas de repenser aux mots de Suigetsu. Tout le monde sait que j'en pince pour elle sauf elle et moi... C'est n'importe quoi ! Et puis qu'il faut que je fasse attention à ce que l'on ne me la pique pas, mais c'est... un peu vrai au fond. En y réfléchissant, c'est vrai que j'ai tendance à m'énerver rapidement quand quelqu'un, en particulier un beau garçon, s'approche trop près de Sakura ou la drague ou la serre contre lui. C'est vrai que je voudrais être le seul à pouvoir être avec elle et la comprendre. Mais cela ne signifie pas pour autant que c'est de l'amour ? de toute façon, je n'ai pas le droit d'être amoureux d'elle, se serait trop... dégoûtant de ma part. Après l'avoir trahie, il faudrait qu'elle m'offre son c½ur ? Non. Je dois seulement m'appliquer à réparer mes erreurs, comme me l'a suggéré Shoko Conami. Rien de plus.

Marchant un peu plus vite, je retrouvais enfin Naruto, toujours allongé en plein milieu de la cour. La marque de la chaussure avait disparue et le soleil illuminait ses joues et faisait briller ses cheveux comme les blés. En entendant mes pas, il se releva et me fit un grand sourire. J'en esquissais un à mon tour et l'aidait à se relever tandis qu'il me parlait de ses vacances. En fait, il m'avait manqué cet idiot. Beaucoup même.

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# Posté le dimanche 19 juillet 2009 07:10

Modifié le dimanche 23 août 2009 14:48

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 13 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !  [ Chapitre 13 ]
Chapitre 13 : Rivalité et vérité ne font pas bon ménage dans une tête déjà bien remplie. Encore des complications...

Point de vue : SAKURA HARUNO

Je ne m'étais toujours pas remise de ma « confrontation » avec Saï. A vrai dire j'avais la tête ailleurs aussi ne le vis-je pas arrivé et le percutais. Mais il avait été si... poli, gentil et drôle aussi. Et sa rose en papier était si belle ! Serait-il de la branche Dessinateur ? Il faudra que je demande à Juugo ou à Kimimaro. Pour l'instant j'allais voir Ino en salle de répétitions.

Cette dernière m'avait demandé de venir la juger une dernière fois avant les épreuves de sélection de la rentrée et comme à mon habitude, je n'avais pas su dire non. J'allais rentrer dans le bâtiment quand quelqu'un m'appela. La voix m'était si familière que je me retournais en souriant pour voir Gaara accourir vers moi. Lui aussi était tout souriant, bien qu'un peu essoufflé à cause du sprint qu'il venait de faire pour aller à ma rencontre. Je le laissais reprendre son souffle un petit moment.

_ Alors Sakura ? Comment vas-tu ?
_ C'est plutôt à moi de te demander ça, on dirait que tu es à la limite de l'asphyxie. Je ris.
_ Très drôle. Bouda-t-il. Dois-je en conclure que tu es drôle et non pas tragiquement drôle ?
_ Arrêtes avec ça.
_ A charge de revanche.
Nous nous fixâmes quelques instants en silence avant de partir dans un fou rire sans nom. Puis il fut appelé par une grande fille avec quatre couettes et un garçon avec des marques tribales sur le visage.
_ C'est mon frère et ma s½ur. Viens je vais te les présenter. Il me prit par la main et m'emmena dans leur direction.
_ Attends Gaara. Je suis attendue, je dois...
_ Il y en a pour même pas deux minutes. Annonça-t-il.
Devant sa mine réjouis et rieuse, je cédais.

Il me présenta alors à sa s½ur : Temari. Elle ne ressemblait pas tellement à Gaara mais ils avaient l'air très proches. En plus de cette impression, elle me fit penser à une des grandes féministes du XXe siècle et parlait avec une telle éloquence que je fus presque tenté de rejoindre son équipe de débat. Mais lorsque son frère Kankurô, pris la parole pour me dire de faire attention, je changeais d'avis. J'appris qu'ils venaient de Suna où ils avaient passés leurs vacances en famille. Après avoir un peu papoté, je prenais congé d'eux et courrais vers la salle des répétitions en espérant qu'Ino ne m'en tiendrait pas rigueur.

Elle ne le fit pas et n'eut pas le faire puisque quelqu'un d'autre me remplaça et mieux que je n'aurais pu le faire. J'arrivais dans la salle alors que Kiba et Ino faisaient un porté. Ma présence n'avait pas encore été signalée puisque, face à face, ils se regardèrent amoureusement et finirent par s'embrasser. Et bien, c'est pas trop tôt ! Ils auraient pas pu conclure pendant les vacances. Non, eux préféraient la complication ! Enfin, j'étais heureuse pour eux et discrètement je ressortais alors que leurs lèvres se cherchaient à nouveau.

Tout comme devant Tayuya et Kimimaro, je fus prise d'un étrange malaise et un frisson me parcourut le long de l'échine. N'ayant plus de contrainte, je vagabondais dans l'école jusqu'à ce que Karin arrive en début de soirée. Je la rejoignis dans notre chambre quand, sur le pas de celle-ci, je croisais une personne que j'aurais préféré éviter encore un peu...

_ Suigetsu ?
Il se tourna vers moi et se mit à sourire de toutes ses dents, tandis que Karin passait la tête par l'entrebâillement et nous observait non sans remonter ses lunettes sur le bout du nez.
_ Je ne t'ai pas vu de la journée. Commença-t-il. Je voulais te demander si ça te disait d'aller au cinéma un de ces quatre ?
_ Suigetsu... Tu me demandes ça la veille de la rentrée ? Tu ne crois pas que c'est un peu osé ? Avec tous les devoirs qu'on va avoir, tu ne crois pas que ça va être un peu impossible ?
_ Qui ne tente rien n'a rien ! Et puis, je voulais prendre les devant avant que ce cher Sasuke Uchiha ne le fasse.
A ce nom, les lunettes de Karin se mirent à briller.
_ Arrêtes avec ça. Déclarais-je sur un ton que je voulais plus dur.
_ OK. Comme tu veux...
D'un pas nonchalant, il vint vers moi et passa à ma droite et puis sans que je le vois venir, il m'embrassa sur la joue. Je détournais la tête aussitôt et son sourire s'élargit.
_ Moi au moins, j'aurais eu le courage... Bonne nuit, princesse !

Il m'énerve ! Il m'énerve ! Il m'énerve ! Il est pire que Sasuke ou quoi ?! On dirait que cet Apollon a eu une mauvaise influence sur lui. Je jure de lui en toucher deux mots la prochaine fois que je le croise. Soudain je me rendis compte que Karin était encore là à m'observer et que c'était dessiné sur son visage un sourire mesquin de commère. Je rentrais dans la chambre sans me préoccuper d'elle mais elle ne me laissa pas le loisir de me calmer. Claquant la porte et s'appuyant dessus comme si elle voulait en bloquer l'entrée, elle commença l'interrogatoire :

_ Qui est-ce ?
_ Un ami.
_ Bien plus que ça, apparemment... Son nom ?
_ A quoi ça te sert de le savoir ? Disais-je plus froidement que je ne l'aurais voulu.
_ Il est mignon. Certes il ne vaut pas mon cher et tendre Sasuke mais... En tout cas ça veut dire que j'ai le champ libre avec lui maintenant étant donné que tu es avec...
_ Je ne suis pas avec lui. La coupais-je. Je n'ai pas de petit ami, Karin et pour l'instant je n'en veux pas ! C'est bon tu es rassuré ?
_ Je n'étais pas inquiète. Annonça-t-elle sur un ton de défi.
Une rage immense me submergea. D'ordinaire Karin était très gentille et sympathique, mais dès qu'il s'agissait de garçon elle changeait du tout au tout et alors elle devenait... insupportable.
_ Je dois le prendre comment ? Crachais-je.
_ Comme une méchanceté. Je ne comprends pas pourquoi autant de mecs te courent après.
_ Personne ne me cours après. T'es complètement parano...

Vraiment lasse et n'ayant aucune envie de me disputer d'avantage. Je sortais faire un tour dans les couloirs. Après mûre réflexion je décidais d'aller voir si Hinata était arrivée. Je toquais à la chambre 44 Mais c'est Ino qui m'ouvrit. J'en profitais pour m'excuser de mon absence à sa répétition et apprenais qu'Hinata était dans la chambre de Naruto et Sasuke. Je montais alors les escaliers et me rendait à la chambre 25 : celles des garçons. Mais en y repensant, je pense que je n'aurais pas du. Arrivant à l'angle du couloir, je vis la porte ouverte avec Sasuke et Hinata l'un en face de l'autre. Les deux avaient l'air préoccupée. Hinata avait coupé ses cheveux courts et semblait encore plus jolie, ce qui ne dut pas échapper à Sasuke. C'est alors, qu'en m'approchant j'entendis leur conversation :

_ Sasuke, nous... avons un problème. Déclara–t-elle sur un drôle de ton.
_ Qu'est ce qui se passe Hinata ?
Sasuke avait l'air inquiet et il avait de quoi : Hinata ne parlait pas souvent sur ce ton.
_ Nous sommes fiancés.

Point de vue : SASUKE UCHIHA

Je restais pétrifié. Avais-je mal entendu ou étais-ce un cauchemar ? Fiancés ? Non, ce n'est pas possible. J'aurais été au courant, Itachi aussi bête soit-il aurait eu la décence de me l'apprendre. Ma main se crispa sur le chambranle de la porte et je regardais Hinata. Elle n'avait pourtant pas l'air de plaisanter. Elle soupira et poursuivit :

_ Nos... parents en ont décidés ainsi cet été, peu après que mon spot publicitaire et ton clip soient passés à la télé. Je... suis étonnée qu'Itachi ne t'en ais pas parlé.
_ Pourquoi ne m'as-tu pas appelé ? Demandais-je, énervé.
_ Je pensais qu'Itachi le ferait et... je n'en avais pas le courage.
_ C'est pas vrai ! Je cognais mon poing contre le mur tellement fort qu'une petite fissure se forma. Pourquoi ne t'ais tu pas opposé à tout ça ?! Pourquoi ?!
Je n'arrivais pas à contenir ma colère. Hinata baissa la tête devant moi et commença à sangloter. Confus, je le prenais dans mes bras.
_ Je suis désolée, si tu savais... je ne suis pas aussi téméraire que toi. Je... je ne peux pas m'opposer à mon père...

Tout comme avec Sakura je me mis à lui caresser les cheveux dans le but de la rassurer. D'un coup j'entendis un bruit lourd et je tournais la tête. Mon regard se porta vers quelqu'un pour qui j'aurais voulu que cette déclaration reste un secret. Sakura se tenait là, à genoux sur la moquette, les yeux écarquillés, respirant par saccade, une main sur le mur à côté d'elle. Je ne savais pas quoi dire, ni quoi faire.

Lentement Hinata se dégagea de moi et regarda à son tour Sakura. Une larme perla le long de sa joue et la princesse Hyuga baissa de nouveau la tête pour ne pas voir le visage de Sakura. Elle murmura un « pardon ». Mais je doute que Sakura est put l'entendre. Lorsque je fis un pas vers elle, elle se releva plus vite que jamais et partit en courant. De nouveau je restais paralysé face à cette réaction et je le serrais resté si Hinata ne m'avait pas crié de courir après elle. Mes jambes répondirent et je m'élançais à sa suite.

Je courrais assez vite ce qui me permit de la rattraper. Lorsque je fus assez proche d'elle pour la saisir par le poignet et l'arrêter, nous étions dans l'allée de colonnes qui menaient vers la sortie de l'école. Je ne l'entendais pas respirer, je ne l'entendais pas sangloter. Nous restâmes un instant dans cette position. Elle me tournait le dos et moi je tenais toujours sa main. Je savais qu'elle ne me parlerait pas, alors je fis le premier pas :

_ Sakura... Pourquoi est-ce que tu...
_ Je ne sais pas ! Cria-t-elle en dégageant sa main de ma prise. Je ne sais pas pourquoi je pleure. Je ne devrais pas pleurer. Je ne comprends pas. J'ai... J'ai juste quelque chose au milieu de ma poitrine qui me fait mal et...
_ Sakura je...
_ Ne dis pas mon nom. Chuchota-t-elle en se retournant vers moi, les yeux baignés de larmes.
_ Je ne voulais pas que tu l'apprennes. Poursuivis-je. Même si j'avais été au courant avant, je ne te l'aurais pas dit. Je n'en connais pas la raison, mais jamais je n'aurais voulu que tu saches ça.
Il eut un silence et puis :
_ Qu'est ce qu cloche chez moi, Sasuke ? Pourquoi... Pourquoi est ce que tout va de travers ?
Comme tout à l'heure elle tomba à genoux et enfoui son visage dans ses mains ? J'allais m'accroupir à ses côtés quand une voix explosa.
_ Sakura !
Gaara surgit de nulle part et s'agenouilla à ses côté en entourant ses épaules de son bras droit tandis que de son gauche, il tentait de retirer ses mains pour voir son visage. Comprenant que c'était impossible, il se releva et se tourna vers mois.
_ Toi ! qu'est ce que tu lui as encore fait ?!
Je ne vis rien venir mais je le sentis. Son poing s'abattit sur ma joue et me propulsa par terre. Je m'affalais de tout mon long.
_ Arrêtes Gaara ! Entendis-je hurler Sakura.

L'ombre imposante de Gaara se stoppa et se retourna vers la raison de notre dispute. Sakura se tenait sur ses jambes tremblotantes, les mains serrées contre sa poitrine et les yeux toujours débordant de larmes. Gaara, voulut alors avancer vers elle, mais elle recula de nouveau. Il ne comprit pas et me regarda de nouveau. Je tentais alors de me relever et massais ma joue endolorie.

_ Il n'y est pour rien. Murmura-t-elle. C'est moi, c'est ma faute.
_ Sakura, tu... Tentais-je.
_ Je t'ai dit de ne pas prononcer mon nom !

Puis, elle plaça ses mains devant sa bouche comme lorsqu'on a dit quelque chose qu'on ne voulait pas, elle secoua la tête négativement et finit par s'enfuir en courant. Gaara ne tenta pas de la suivre alors que moi je l'aurais voulu. Lorsqu'il fut certain que personne en nous écoutait, il osa me demander ce qui c'était passé. Je lui mentis, cachant la vérité sur mes fiançailles avec Hinata et sur le fait que Sakura avait tout entendu et que ceci l'avait mis dans un état second.

_ Dis-moi, Uchiha, termina-t-il, pourquoi est-ce qu'elle s'accroche à toi ? Elle t'a fait une promesse ou tu lui fais du chantage ?
_ Comme oses-tu... Je commençais à grincer des dents, une furieuse envie de frapper me prit au corps.
_ Il y a forcément quelque chose sinon pourquoi resterait-elle toujours à tes côtés malgré le fait que tu la fasses tant souffrir ? Décidément je ne comprends pas. Et toi qui prétends la connaître et... Enfin, pourquoi est-ce que tu ne mets pas de la distance entre elle et toi ? ! pourquoi est-ce que tu n'essais pas de changer les choses ?!
_ Ta gueule ! M'énervais-je. Tu parles comme si tu savais tout de elle ou de moi, mais tu ne sais rien No Sabaku ! Tu ne fais que parler ! Tu ne sais rien de ce qui me lie à elle !
_ Pourquoi fait-elle ça ? M'ignora-t-il.
Je m'en allais. J'étais tellement en colère que je risquais de lui casser la figure. Non pas que ça me dérangerais mais après je serais renvoyé. Mais après avoir fait quelques pas, je m'arrêtais et répondais à sa question :
_ Elle fait ça parce que c'est Sakura. Elle est comme ça, elle l'a toujours été.

Je partais pour de bon. De retour dans ma chambre, je retrouvais Naruto et sa bonne humeur, apparemment il n'était pas au courant de tous ces incidents. Tant mieux pour lui, je pense que sinon il serait autant affecté que Sakura. Néanmoins, il me posa des questions sur l'hématome de ma joue. A lui aussi je lui mentis en disant que je m'étais cogné contre un décor du théâtre en y allant ce soir. A première vue il me crut mais je me doutais qu'il nourrissait des soupçons. De toute façon un jour tout se sait, alors un jour il saura que sa princesse est destinée à devenir ma femme.

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# Posté le jeudi 23 juillet 2009 12:03

Modifié le lundi 12 octobre 2009 10:54

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 14 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action !   [ Chapitre 14 ]
Chapitre 14 : Quand le frère d'Apollon ramène les troupes célestes : Akatsuki come back !

Point de vue : SAKURA HARUNO.

Je ne retournais pas à ma chambre cette nuit-là. Du moins jusqu'à quatre heures du matin, heure à laquelle le surveillant Ibiki Morino me trouva endormie sur un des sièges du théâtre. Dans un premier temps je me fis disputer sévèrement mais dans un deuxième il commença à s'inquiéter de me trouver à cette heure dans le théâtre et les joues rouges et bouffies d'avoir pleurer comme une madeleine. Lorsqu'il me ramena dans ma chambre, Karin me sauta dessus et m'enlaça en pleures. Elle chuchotait sans heurt que je l'avais inquiétée et qu'elle regrettait tout ce qu'elle avait put me dire. Je la laissais ainsi quelques instants sans pour autant lui rendre son étreinte. Je ne sais pas pourquoi mais je n'avais pas envie d'éprouver de la compassion, de montrer mes sentiments... Pour autant, ça ne signifiait pas que je ne la pardonnais pas mais... disons que c'est compliqué !

Le lendemain matin, je fus convoquée chez la directrice et je dus expliquer mon geste. Ce ne fut pas facile et je me gardais bien de dire la vérité. Je disais simplement que je m'étais disputé avec ma colocataire et que ne voyant pas le temps passé j'avais fini par m'endormir dans le théâtre. De toute façon Tsunade-sama n'avait pas l'intention de me questionner d'avantage. Je suppose que lors de notre première rencontre elle a dut comprendre que ma personnalité était des plus... mystérieuses. En fait, j'avais été convoqué parce que mes professeurs se posaient des questions par rapport à moi. Pour les cours de théâtre, Kakashi, Kurenaï et Asuma n'avaient sus me donner une note sans discuter avec mes autres professeurs. Gaï avait fait mon éloge alors qu'Orochimaru m'avait descendue pour insolence et vantardise. Je vous le concède le dernier argument n'est pas très valable mais je pense que Tsunade-sama n'y a pas prêté attention. Au bout du compte, j'étais sixième de la classe.

Lorsque je me rendis au théâtre pour mon premier cours de la reprise, je fus surprise de voir que les portes nous étaient fermées et que la classe se massait devant celles-ci. Jouant des pieds et des coudes, je cherchais Naruto pour lui demander ce qui se passait mais, comme je m'y attendais, il était en compagnie de Sasuke et d'Hinata. J'allais quand même à leur rencontre, me gardant bien de les regarder et me concentrais sur Naruto.

_ Eh Sakura ! Je ne t'ai pas vue hier, alors comment ça va ? Ce n'était pas trop apocalypse avec Sasuke ?
_ On dit apocalyptique, imbécile ! Marmonna Sasuke en m'évitant du regard lui aussi.
_ Bof, c'est pareil ! Alors ?
_ Non... Non, Naruto : ce n'est pas le mot que j'emploierais.
Ma phrase fit mouche. A ma droite Hinata s'agita tandis que Sasuke serrait les poings, de frustration sûrement. Le pauvre Naruto au milieu de tout ça, ne comprenait rien. Il ne doit pas être au courant...
_ Que se passe-t-il ? Pourquoi les portes sont-elles fermées ? Demandais-je pour me changer les idées.
_ Il paraît que les professeurs nous ont fait une surprise mais sinon personne n'est au courant.

Soudain, comme par magie, le silence se fit. Les portes s'ouvrirent sur Kakashi qui nous invita à entrer en silence et à nous installer. Puis, la lumière se baissa et les rideaux de la scène, fermés jusqu'à présent, s'ouvrirent sur un décor un peu particulier. En effet, il y avait au centre une table recouverte d'une nappe, sur laquelle étaient alignés trois pots de fleurs côte à côte. Un peu plus loin se trouvait un vieux canapé marron usé par le temps.

A peine le rideau se fut-il levé que des cris hystériques et féminins retentirent dans la salle. Sur les planches, se trouvaient Deidara et Sasori deux stars montantes de la troupe d'artistes Akatsuki. Les deux tournaient autour de la table en sens inverse et par moment ils se heurtaient dans ces cas-là, les deux se retournaient et repartaient dans l'autre sens. Ce petit jeu et cette mise en scène plutôt extravagante durèrent quelques minutes avant que les premières répliques ne fusent. Ce n'étaient que des « si » et des « non » puis après d'autres phrases plus développées et contenant des verbes, d'autres cris retentirent encore plus aigus que la fois précédente. Un autre personnage faisait son entrée et ce n'était autre qu'Itachi !

« Enfin, vous voilà donc d'accord tous les deux. »

Après mûre réflexion, je me souvenais que la pièce qu'ils jouaient était Une Scène à quatre d'Eugène Ionesco. Itachi jouait Martin pendant que Deidara et Sasori étaient respectivement Durand et Dupont. Puis la seule femme de l'Akatsuki, Konan, fit son entrée dans le rôle de la Jolie Dame. Cette dernière était une perle du cinéma, dans cette scène/pièce elle était à la fois un mélange de charme et d'absurde. Le point culminant de l'affaire fut lorsque les dernières répliques résonnèrent. D'abord Konan :

« Fichez-moi tous la paix. »

Les trois garçons les uns après les autres, avec des têtes d'imbéciles :

« Moi ? Moi ? Moi ? »

Puis la Jolie Dame s'avança en haillons, les cheveux dans un horrible état et grâce à des trucages, avec une jambe en moins et sans bras.

« Mesdames, messieurs, je suis parfaitement d'accord avec vous. Ceci est tout à fait idiot. »

Le rideau se baissa et la lumière revint pendant qu'un tonnerre d'applaudissements envahissait les lieux. Un à un les élèves se mirent debout et applaudirent à tout va. Je les imitais. Les quatre acteurs revinrent sur scène et saluèrent tandis que nos senseïs les rejoignaient et réclamaient le silence.

_ Ok, ok : on se calme maintenant ! Merci. S'exclama Asuma.
_ Bon, comme vous vous en êtes tous rendus compte : voici les quatre acteurs de la troupe artistique Akatsuki. Konan, Deidara, Sasori et Itachi Uchiha. Poursuivit Kakashi. Leurs collègues sont avec les autres branches de l'établissement. Ils nous font l'honneur de nous accompagner durant ce second trimestre. Ils nous aideront également pour le festival culturel...
_ Mais ça on en parlera plus tard. Intervint Kurenaï.
_ Tout à fait. De plus ce trimestre ne sera pas ponctué par une évaluation finale. Mais par de petites évaluations avec nos invités et une évaluation finale comme pour le premier trimestre sauf que les groupes d'acteurs ont été changés.
A ces mots il y eut quelques bruits de contestation.
_ Bah oui, sinon se ne serait pas drôle. Grogna Asuma pour les faire taire. Bon, il y a-t-il des questions ?

Une marée de bras se leva pour quémander la parole mais quand les professeurs comprirent que ce n'était que de la curiosité quant aux commérages people, ils changèrent de sujet. Moi dans tout ça, je ne savais que penser : j'étais à la fois contente et triste de voir Itachi et je ne savais comment gérer cette situation.

Point de vue : SASUKE UCHIHA.

J'avais envie de l'étriper vif. Comment pouvait-il se pointer ici comme une fleur sans m'avoir prévenu pour mes fiançailles et sans m'avoir averti avant de son « invitation » dans MON école ?! Saloperie ! C'est pas possible, mon frère doit forcément venir d'une autre planète : même Naruto est plus intelligent et raisonnable que lui ! De toute façon je vais devoir discuter avec lui, mais rien ne m'empêche de le défigurer avant.

Une fois que les groupies se turent, les professeurs poursuivirent en nous parlant du festival culturel de l'école. Cette année le thème était Roméo et Juliette de Shakespeare. Les rôles avaient déjà été distribués et nous seront communiqués dans la semaine. L'Akatsuki participerait également. Les autres branches devraient évoluer en fonction de ce thème elles aussi. Certainement, des tableaux pour les Dessinateurs, des chansons d'amour pour les Chanteurs et pour les Danseurs se serait certainement le ballet du même nom que la pièce de Prokofiev. Le reste de l'heure se passa ainsi : à nous expliquer le déroulement des festivités, l'organisation... Quand la cloche retentie pour signaler la fin des cours, je me précipitais sur scène pour retenir Itachi. Mais ce dernier n'avait pas l'intention de m'attendre (enfin ça se n'est pas étonnant.) Au lieu de ça, il alla à la rencontre de Sakura et l'emmena je ne sais où. Dans le tumulte des élèves je les perdis de vue mais retrouvais rapidement leurs traces en apprenant qu'il logeait dans le quartier des professeurs.

Sans plus de familiarités, je rentrais dans sa chambre sans toquer ni m'annoncer. Itachi se tenait en face de la porte tout sourire de me voir si agité et Sakura était sur la droite, caressant une boule de poile noire et ronronnante. C'est pas vrai ! En plus il a amené Sharingan : les animaux sont interdits ici, il veut vraiment ma mort.

_ Mais c'est mon petit Sasuke-chou que voilà ! Minauda-t-il. Comme je suis content de te voir !
_ Pitié Itachi ! Je claquais la porte. Il faut absolument qu'on parle : ici et maintenant !
_ Oui mais j'ai une invité là...
Il l'a fait exprès, je suis sûr qu'il l'a fait exprès pour me clouer le bec.
_ Ce ... Ce n'est pas grave, Itachi. Intervint Sakura. Je vais vous laisser, je suis contente de t'avoir revu.
Sans m'adresser un seul regard, elle se leva et déposa le chat sur sa chaise avant de sortir la tête baissée.
_ A plus tard ! Clama mon frère tandis que je regardais la porte se fermer. Alors ?
_ Hinata Hyuga
_ Ah, ça...
_ Oui ça ! Explosais-je. Combien de temps encore comptais-tu me le cacher ?! A moins que tu ne veuilles me l'apprendre que le jour du mariage ?! Se serait cocasse, hein ?!
_ Je n'ai pas à me justifier, Sasuke. Itachi commençait à prendre un ton plus dur.
_ Bien sûr que si, cette histoire me concerne plus que toi et Hinata encore d'avantage !
Itachi ne me répondit pas, au lieu de ça il se dirigea vers Sharingan et le pris dans ses bras afin de le mettre sur le carrelage.
_ Qu'est ce qui arrive à Sakura ? Me demanda-t-il. Elle à l'air si...
_ Ce ne sont pas tes oignons. Le coupais-je.
_ Tu lui as encore fait du mal ?
_ Ce n'est pas moi qui la blesse ! Tu es aussi fautif que moi, toi aussi tu es partit !

Pourquoi ? pourquoi est ce que le sujet me tenait tellement à c½ur ? Dès que l'on sous-entendait que j'avais ma part de responsabilités dans ses malheurs, mon c½ur s'emballait. Une irrépressible envie de hurler me prenait la gorge. Je ne suis pas le seul à la faire pleurer... Je ne VEUX pas être le seul à la faire pleurer. Itachi croit tout savoir mais il est naïf, moi-même je ne sais pas tout ce qui se passe entre Sakura et moi. Quand il y a un progrès, quand j'entrevois la possibilité de me racheter, elle s'enfuit aussitôt, comme les nuages poussés par le vent et camouflant le soleil.

_ C'est vrai, je suis aussi fautif que toi. Poursuivit Itachi. Mais moi au moins j'essaie de me racheter. Toi qui es toujours avec elle, toi qui la vois tous les jours, tu es incapable de faire quoique se soit.
_ Tu ne sais....
_ Bien sûr que si je le sais ! Cria-t-il. Je sais que tu es un crétin et un lâche ! Je sais que votre histoire est pleine d'embûches, je sais que vous souffrez tous les deux, toi certainement autant qu'elle, mais alors qu'elle essaie de remonter la pente, toi tu glisses d'avantage à chaque obstacle ! Tu voulais savoir pourquoi je ne voulais pas t'avertir de tes fiançailles ? Pour te laisser du temps, pour VOUS laisser du temps. Les Hyuga ne devaient pas non plus l'annoncer à Hinata mais ils sont si... snobs.
Il s'approcha de moi et plaça sa main sur mon épaule.
_ Sasuke, tu es mon frère, je me dois de te protéger. Et je considère Sakura comme ma petite s½ur également et je voudrais la protéger mais pour vous, je ne peux rien faire.
Je ne comprenais pas où il voulait en venir, je levais les yeux et scrutais son visage pour y entrevoir une profonde tristesse.
_ Si je voulais vous protéger, cela reviendrait à la protéger de toi et toi d'elle.

Il me laissa réfléchir, penser, analyser. Tous les mots de sa phrase résonnèrent en moi et se répercutèrent sur chacun de mes os. Chacun de nous était un danger pour l'autre, voilà ce que j'avais compris mais... pourquoi ? Qu'est ce qui fait que Sakura soit dangereuse pour moi ? Et puis pourquoi voulait-il nous laisser du temps ? Comment est-il au courant de tout ce qui nous arrive ? Mon frère est... un mystère. Non plus un martien mais un mystère. Même pas un homme.

Il retira sa main de mon épaule et partit m'ouvrir la porte alors que la cloche signalait la reprise des cours. Juste avant de m'éloigner il me lança :

_ Sasuke, elle m'a dit qu'elle était au courant. Elle m'a raconté aussi qu'hier soir quelque chose s'était brisé en elle. Réfléchis un peu à ça et grandis. Tu es trop naïf, frérot, votre histoire ne te le permets pas.

Je disparaissais enfin. Et un de plus qui parlait par énigme ! Ils sont entrain de me gaver... D'un autre côté, il m'avait révélé les confessions de Sakura et ce n'était pas pour rien, alors je devrais chercher. Et puis si je n'y arrive pas, je pourrais toujours le torturer et... Zut ! Je ne l'ai même pas étripé pour ne pas m'avoir prévenu de sa visite ! C'est pas grave, ma vengeance ne sera que plus terrible la prochaine fois. Un trimestre entier avec lui et avec ses amis plus loufoques encore : ça ne va pas être une partie de plaisir. J'ai bien l'intention de faire mon stock d'aspirine et peut être de chloroforme pour les bâillonner s'ils parlent trop...

Je rejoignais en courant ma classe sur le terrain de sport. Gaï était entrain d'expliquer le programme du second trimestre en collaboration avec Anko Mitarashi et la branche Danseur. En effet pour ce trimestre la principale activité était les scènes de combat. A cheval, militaire, aquatique, aérienne... Les professeurs avaient pour but, de développer la théâtralisation des danseurs pour leur ballet et nos capacités à jouer et à bouger. Tout un programme me direz-vous, d'autant plus que bientôt serait ajoutée la collaboration d'Orochimaru pour les animaux.

_ Et bien, ça promet ! Soupirais-je.

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# Posté le dimanche 30 août 2009 09:11

Modifié le lundi 12 octobre 2009 10:55

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 15 ]

Nouvelle Fiction : Et... Action ! [ Chapitre 15 ]
Chapitre 15 : Lorsqu'Apollon dit qu'il est lamentable, planquez-vous les foudres vont s'abattre !

Point de vue : SAKURA HARUNO

A vrai dire, je l'avais sentit mal dès le début ce cours. Dès que Gaï avait annoncé la collaboration avec la branche Danseur. Et j'avais eu raison. Pour les scènes de combats, je me retrouvais avec Suigetsu. Et oui ! C'est que j'ai beaucoup de chance, moi. L'avantage c'est que l'histoire des fiançailles entre Sasuke et Hinata m'était sortie de la tête. La chorégraphie d'Anko n'avait rien de très difficile mais elle n'était pas si facile non plus... Encore une fois je bénissais ma mère pour m'avoir forcé à prendre des cours de gym étant petite.

Suigetsu tenta de me donner un coup de poing, et je le parais avec ma main avant de lui retourner le poignet et de le coincer en clef de bras. Là il essaya un balayage mais je relâchais ma prise et sautais pour l'éviter avant de donner un coup de pied circulaire. Mais je perdis l'équilibre et tombais sur les fesses. Comme à chaque fois, depuis le début, Suigetsu gloussa avec un sourire narquois et je lui tirais la langue tout en me massant l'arrière-train. Si je me casse le coccyx, on saura pourquoi !

_ La gravité n'a pas d'impact sur toi ou quoi ? Plaisanta Suigetsu.
_ Très drôle, on reprend !
_ Avec plaisir !
Je retenais une délicieuse image mentale ou je lui cassais les dents. C'était la je ne sais pas combientième de fois qu'il me sortait ce genre de répliques de drague.
_ Sakura ?
Je rouvrais les yeux, incrédule : le ton de sa voix avait brusquement changé et son regard était très sérieux.
_ Il s'est passé quelque chose entre toi et Sasuke ?

Je frémissais. A ma droite Gaara fit exprès de tomber pour entendre ma réponse, c'est vrai que lui aussi savait pour ma crise de la veille. Mais Suigetsu, lui ? Je ne comprenais pas comment il avait fait pour viser juste. Il attendit patiemment que je réponde mais je ne savais pas quoi lui dire. Annoncer les fiançailles de Sasuke était hors de question mais quel mensonge lui conviendrait assez pour que Suigetsu me lâche ?

_ Rien, une petite dispute comme on en a de temps en temps. Mentis-je. Pourquoi ?
_ Depuis le début, il n'ose pas te lancer un regard et même quand je te drague...
Je vis Gaara frémir à côté de moi, non... pas lui ! Suigetsu est vraiment un cancre pas discret des fois.
_ Je suis sûr qu'il s'est passé quelque chose mais tu ne veux pas me le dire, hein ?
_ Stop ! Tout le monde s'arrête et écoute ! Cria Anko Mitarashi.

Ouf ! Sauvée par un professeur, je n'aurais jamais crut ça possible. Heureusement pour moi le cours était terminé et je ne reverrais pas Suigetsu avant deux jours. En sortant des vestiaires, je vis qu'Hinata m'attendait : elle avait le visage encore plus pâle que d'habitude et les yeux cernés. En me voyant, elle se releva du mur contre lequel elle s'était appuyée et se posa face à moi avant de s'incliner respectueusement. Je restais tétanisée. Soudain, je vis de l'eau tomber de son visage et je me sentis coupable. C'est vrai, après tout Hinata n'y était pour rien, Sasuke non plus d'ailleurs mais... Mais lui, j'étais incapable de dire si je pourrais lui parler comme avant.

_ Sakura, je...
_ Oh, Hinata !

Je jetais mon sac parterre et me précipitais vers Hinata pour la prendre dans mes bras et la réconforter. Je m'excusais également : j'avais ma part de responsabilités. On se sépara et nous retournâmes à la cantine, de nouveau sur un chemin plus ou moins joyeux. Là-bas, Naruto nous accueillies avec un grand sourire et bavassa comme d'habitude sur tout et sur rien. Tant mieux, comme ça il ne faisait pas attention à nous. Sasuke, Hinata et moi, nous lancions des regards à la dérobée. Hinata nous souriait pour signifier que tout allait bien, Sasuke répondait par un léger hochement de tête mais moi je fuyais toujours son regard. C'était comme si j'avais peur de fondre à la vue de ses pupilles sombres.

Finalement il me coinça à la sortie du réfectoire. A peine eus-je franchis la porte de sortie, qu'il me prit la main et m'entraîna dans l'allée des colonnes, déserte à cette heure-ci. Il me lâcha en plein milieu et s'éloigna de quelques pas avant de se retourner et de me faire face. Moi j'avais la tête plus basse que mes chaussures. Je ne voulais absolument pas parler de ça ! Mais si je ne le faisais pas maintenant quand en aurais-je l'occasion ? Peut être que si les choses étaient mises au clair maintenant, ne serais-je plus tourmentée par cette nouvelle...

_ Sakura, regarde-moi s'il te plaît. Me demanda-t-il.
A l'entente de mon nom, je frissonnais et relevais légèrement la tête de façon à me focaliser sur ses lèvres.
_ Tu ne me regardes pas là.
_ Je ne peux pas, si tu veux tout savoir. Murmurais-je.
_ Très bien, alors écoute-moi. Dit-il plus doux. Je te supplie de me pardonner, je regrette du plus profond de mon c½ur que tu es appris ça ainsi. Je...
_ Ce n'est pas à toi de t'excuser. Réalisais-je. Se serait plutôt à moi. Je me suis enfuie et je vous ai détesté en ne pensant qu'à ces drôles de sentiments qui me noyaient, je n'ai même pas pensé à vous alors qu'Hinata doit être très triste, encore plus que moi, même... Alors si quelqu'un doit s'excuser sincèrement, c'est moi.

Comme Hinata l'avait fait pour moi, je m'inclinais face à Sasuke. Et c'était la première fois depuis que nous nous connaissions. Ça me faisait bizarre, moi qui à une période le haïssais tellement...Je restais encore inclinée longtemps, attendant qu'il réponde mais c'était un silence qui résonnait. Je relevais alors la tête et il avait disparu.

Une semaine plus tard, je me retrouvais au théâtre avec les premiers cours que dispensaient les acteurs de l'Akatsuki. Les rôles de Roméo et Juliette avaient été distribués et les stars tentaient de nous faire comprendre la dimension de cette pièce. Mais je n'écoutais pas vraiment... Je trouvais que cette distribution avait un air de mauvais coup du destin : je me retrouvais dans la peau de Mercutio, le meilleur ami de Roméo qui était joué par Sasuke. Voici le début de la surprise, la fin c'est que c'est Hinata qui a le rôle de Juliette et Naruto celui de Tybalt. Quelque chose me disait que cette pièce allait être le théâtre d'un tumulte de sentiments pas forcément très gais.

Point de vue : SASUKE UCHIHA

Je vais tuer les Hyuga ! Non plus Itachi mais cette espèce de famille de snobs et de sans c½ur. D'accord ils ont eu leur part d'évènements tragiques et noirs et dans la presse à scandale, mais moi aussi ! De quel droit imposait-il à l'école le fait qu'Hinata et moi devions avoir les premiers rôles ? N'empêche Itachi était idiot dans le coup, je suis sûr que c'est lui qui a poussé les professeurs à travestir Sakura en garçon pour le rôle de Mercutio. C'est la seule fille dans ce cas ! Même Konan joue un rôle féminin : la Nourrice, alors après qu'on ne vienne pas me dire que mon idiot de frère n'y ait pour rien ! C'est décidé, je vais leur arracher la tête.

Quelques semaines plus tard, je ne l'avais toujours pas fait et je n'en n'avais pas l'occasion car les contrôles de la moitié du trimestre venaient de commencer. Chacun des élèves s'étaient vus attribuer plusieurs scènes en binômes qu'ils jouaient soit avec des acteurs de l'Akatsuki, soit avec d'autres élèves. Pour ma part, mes scènes n'avaient rien de très sorcier hormis celle que je jouais avec Hinata et une autre avec Itachi.

J'appréhendais grandement la scène avec Hinata puisque, même si nous avions juré de protéger Naruto de notre secret, un malaise régnait entre nous. Durant les répétitions nous ne communiquions pas et j'avais plus de mal à me calquer sur son jeu que sur celui de Sakura. Quant à ma scène avec Itachi, la raison s'entrevoit à des kilomètres : c'est mon crétin de frère et je ne peux pas le voir en peinture même si sa leçon de moral m'a donné des ailes. C'est d'ailleurs un peu grâce à elle, que j'ai choisit de m'excuser auprès de Sakura et de m'éclipser quand elle s'inclina devant moi. Qu'aurais-je du lui dire ?

Enfin, mon tour arriva. Konan et Deidara étaient déjà sur scène avec des costumes faisant tout à fait XVe siècle. Nous jouions Le Bourgeois Gentilhomme de Molière, Hinata était Lucille, moi Cléonte et Konan et Deidara étaient respectivement Nicole et Covielle. Hinata avait revêtit une magnifique robe rose et blanche, bouffante à souhait mais si serrée au niveau de la taille que la princesse Hyuga paraissait n'être pas plus épaisse qu'une poignée de porte. Malgré moi, je me mis à penser que Sakura pourrait aussi être très jolie dans cet apparat.

Je secouais la tête et me mettait en place. Après le top départ, les répliques fusèrent, aussi bien les nôtres que celles de Konan et Deidara.

« Dites-moi... »

« Non, je ne veux rien dire. »

Hinata se retourna comme pour éviter mon regard, vite je me remettais face à elle pendant que Konan refusait les ardeurs de Deidara.

« De grâce. »

« Non, vous dis-je. »

Cette fois-ci elle partit vers le canapé. Je me jetais à genoux devant elle, déchirant au passage mon costume.

« Je vous en prie. »

« Laissez-moi. »

Elle donna un coup de main dans le vide qui manqua de me claquer la joue et je sentis Hinata se raidir suite à cette presque mauvaise man½uvre.

« Lucile. »

« Non. »

Enfin quelques minutes plus tard, le supplice touchait à sa fin. Ce fut une véritable catastrophe ! Pire que le tsunami ou qu'un ouragan ou même un tremblement de terre ! Comme prédit, je n'avais pas su anticiper ses déplacements et la plupart des spectateurs avaient dus le remarquer. Heureusement vers le milieu de la scène, Deidara et Konan avaient compris le problème et avaient allongé le temps de leurs répliques, mais ça ne suffisait pas... J'avais été lamentable sur ce coup-là.

Mais pas le temps de me lamenter, j'enchaînais avec ma scène avec Itachi, tirée de Tueur sans gages d'Eugène Ionesco. Je n'avais pas répété avec mon frère, non la scène n'en avait pas besoin selon Itachi. Il jouait le Tueur et dans cette scène, il se contentait juste de ricaner. Ce que je n'avais pas prévu c'est que son ricanement me ferait perdre mes moyens.

« C'est lui ! C'est le Tueur ! Alors c'est vous ! »

Itachi ricana et je retenais une grimace. Au début j'avais supporté ce petit rire mais à force il me rendait nerveu. Je ne sais pas, Itachi jouait juste son rôle mais c'était comme si... Comme si ce ricanement avait lien avec moi et Sakura, comme si Itachi se moquait de nous après m'avoir dit qu'il souhaitait nous protéger. Ça m'agaçait !

« Rien que la plaine assombrie, tout autour... Ce n'est pas la peine de me le dire, je m'en aperçois aussi bien que vous. »

Itachi rit de nouveau et la réplique suivante je perdais mes moyens en jouant plus démesurément que je ne l'aurais du. A la fin, je jetais un regard vers Sakura et le petit sourire qu'elle me lança me réconforta dans l'idée que j'avais été lamentable, voire pire ! Etais-ce la fatigue ou le fait que je n'avais toujours pas digéré mes fiançailles ? Ou peut être le fait que mes interlocuteurs soient des personnes pour le moins déstabilisantes en ce moment. En tout cas, je suis sûr que jouer avec Sakura aurait été pire.

Je me changeais et allais me rasseoir tandis que Naruto se préparait. Il joua une première fois avec quelques élèves de la classe, un duo avec Sasori et puis il entama sa scène avec Sakura tirée de Ubu Roi, d'Alfred Jarry. Leurs costumes étaient grotesques et les décors également mais ce n'est pas ça que je fixais intensément, non c'était Sakura. Les paroles de Shoko Conami me revinrent en mémoire : « Si tu m'assures que Sakura joue très bien de la comédie ou même de l'absurde, je crierais partout qu'elle a du talent mais... Si ce n'est pas le cas : alors je te demanderais de prendre grand soin d'elle. »

En effet, le jeu de Sakura dans cette pièce absurde sonnait plus faux que son rôle dans Le Cid. Shoko avait visé juste.

« Ah ! eh bien, il va rencontrer un palmipède maintenant. »

Naruto lança l'ours en peluche sur Sakura qui le prit de plein fouet avant d'enchaîner avec son texte.

« Ah ! Grand dieu ! Quelle horreur ! Ah ! je meurs ! J'étouffe ! il me mord ! il m'avale ! il me digère ! »

« Il est mord ! grotesque. Oh ! mais, au fait, peut être que non ! Ah ! Seigneur ! non, il n'est pas mort, sauvons nous. Pater noster qui es... »

[ N.d.a : Les fautes d'orthographes dans les répliques d'Ubu Roi ne sont pas de mon crut, les phrases étaient ainsi écrites dans le texte d'Alfred Jarry ]

Naruto jouait le couard et Sakura l'écervelée mais ça ne lui allait pas du tout. O que non !

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# Posté le samedi 05 septembre 2009 14:55

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 07:56